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Le Nouveau Réveil N° 3590 du 22/1/2014

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Jacqueville : Quand le pont inachevé handicape l’éco-tourisme
Publié le mercredi 22 janvier 2014  |  Le Nouveau Réveil




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Jacqueville. Un nom qui rime agréablement avec la renommée politique de Philippe Grégoire Yacé, cet énigmatique originaire de cette ville, qui fut le véritable numéro deux de la Côte d’Ivoire sous l’ère Houphouët-Boigny. C’est, en priorité, cette image nostalgique qui vous fait flirter avec la ville que vous visitez. Et que la talentueuse artiste, Reine Pélagie, a aussi chanté et réussi à incruster dans la mémoire collective des Ivoiriens. Mais Jacqueville, c’est surtout aussi l’image de rêve, longtemps évoquée, du paradis touristique dont dispose la Côte d’Ivoire le long de son littoral…

Voir Jacqueville et…pleurer

"Voir Venise et mourir", disaient, de cette ville "mythique" d’Italie, les poètes européens des temps anciens, qui ne juraient que par elle, pour évoquer la beauté écologique, absolument inégalée, qui extasiaient les Dante Aliguieri. A contrario, Jacqueville qui s’étend superbement, pourtant, sur une bonne partie du littoral ivoirien, est à pleurer, tant les ressources écologiques et fortement touristiques de la ville sablonneuse ne peuvent offrir tant de spectacles aux touristes. Qui pourraient se laisser emporter l’esprit, rien qu’en visitant, sur des rafiots, les 70 îles que bordent allègrement l’océan Atlantique et la lagune. Et se laisser aussi éblouir, comme le disait poétiquement Victor Hugo, par "le moutonnement sinistre" que font les vagues marines le long des côtes azuréennes.

Premier frein à l’engouement touristique, la traversée du bac

C’est une vraie galère que de traverser la lagune qui mène à Jacqueville car, il faut s’armer d’une patience de chasseur de gibier rare. Un bac, sorte de gigantesque bâtiment métallique flottant, sert de navette aux voyageurs et habitants de la péninsule Aladjan. Sa capacité d’embarquement est suffisamment grande pour porter un certain nombre de véhicules poids lourd. L’attente pour l’embarquement est longue et la traversée de la lagune est lente. « Aucun opérateur économique sérieux n’acceptera de venir investir ici, à cause de ce handicap. On peut facilement passer une ou deux heures d’attente et de traversée. On ne peut pas faire autrement », a déploré un voyageur interrogé sur le quai d’embarquement. « Pourtant, la voie bitumée qui mène à Jacqueville est en très bon état », a lancé un autre voyageur, apparemment habitué au tronçon.

Deuxième handicap, le pont inachevé

Sur l’étendue d’eau, précisément à l’endroit où doit être construit le pont de Jacqueville, on voit des piliers émergents. Mais on voit surtout que les travaux stagnent. On nous apprend que le fameux pont de Jacqueville risque de mettre "un temps fou" pour être construit. Selon des sources proches du dossier, les piliers qui doivent soutenir le gros-œuvre peinent à être posés, parce qu’ils s’effondreraient, chaque fois qu’ils sont construits. Le problème évoqué, à ce niveau, est que la machine outillée à poser les piliers au fond de la lagune ne peut aller jusqu’aux 800 m de profondeur, avec sa capacité à ne poser que 600 m de piliers. De l’avis des mêmes sources, la seule machine qui pourrait satisfaire à ces exigences de construction se trouverait en Chine. Et que le propriétaire refuserait de déporter son arsenal jusqu’à Jacqueville pour un seul marché qu’il jugerait non rentable.
SYLVAIN TAKOUE
Envoyé spécial

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