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Économie Publié le samedi 8 février 2014 | L’intelligent d’Abidjan

Agriculture ivoirienne / Recevant les vœux de son personnel : Coulibaly Sangafowa expose ses grandes ambitions de la politique agricole

© L’intelligent d’Abidjan Par DR
Cérémonie de lancement du projet "Change" à Korhogo
Vendredi 17 janvier 2014. Korhogo. Cérémonie de lancement du projet "Change" visant à promouvoir l`amélioration de l`état nutritionnel de la mère et des enfants. Une rencontre marquée par la présence des ministre Mamadou Coulibaly Sangafowa (Photo) et Anne Désiré Ouloto (Famille, femme et enfant).
Membres du cabinet ministériel, structures sous tutelle et décentralisées, organisations professionnelles agricoles. Toute la grande famille du milieu agricole était au grand complet vendredi à l’occasion de la double cérémonie de présentation de vœux et de décoration avec le ministre Coulibaly Mamadou Sangafowa. C’était à l’auditorium de la Caistab au Plateau.

Une occasion de plus pour le titulaire de ce département stratégique d’exposer sur sa vision de la politique qu’il mène depuis qu’il en a pris les rênes. Cette politique a pour dénominateur le PNIA (programme national d’investissement agricole). Dans son allocution qui a mis fin à la cérémonie, Coulibaly Sangafowa a levé tout doute quant à la renaissance selon lui, du secteur agricole ivoirien après les années de léthargie. La nouvelle orientation explique-t-il, fait de l’investissement privé l’épine dorsale de la politique agricole. Et ce, après que la Côte d’Ivoire ait expérimenté l’investissement public après les indépendances. Il fait d’abord ce constat : ‘’le secteur agricole a souffert d’un déficit d’investissement de plus de 30 ans… Le président de la République a estimé qu’il faut un retour de l’investissement dans ce secteur. Mais celui-ci doit être porté par le secteur privé’’. Cet investissement privé doit être rendu possible, a-t-il soutenu, par l’amélioration de la gouvernance dans le milieu et par l’entrain de professionnels outillés pour prendre le relais (de l’état). C’est, dit-il, la condition sine qua none de la relance durable de l’agriculture ivoirienne. Il a avancé des chiffres pour illustrer les performances actuelles. En 2013, selon le ministre de l’agriculture, ce sont 540 milliards de nos francs qui ont été mobilisés sur les 2 040 milliards projetés soit un taux de réalisation de 37 %. Ces fonds, justifie-t-il, ont permis de réaliser des projets structurants comme les barrages agricoles et des unités de transformation. Autre conséquence directe, la production vivrière s’est accrue entre 2012 et 2013 de 6 % avec une production actuelle de 13 millions de tonnes en attendant les prochaines statistiques. Dans ce chiffre de la production nationale vivrière, le riz blanchi est passé de 984 mille tonnes en 2012 à 1, 15 million de tonnes en 2013. La cadence devrait se poursuivre à la hausse, soutient-il. En termes de gains, toujours selon M. Sangafowa, ce sont environ 3 mille milliards de FCFA qui ont été captés par les producteurs dont 1 017 pour les planteurs de cacao. Jetant un regard sur l’avenir proche, le ministre peut alors émettre cet espoir : ‘’en 2014, nous attendons les premiers résultats des réformes entreprises. Il nous faut continuer l’investissement. Beaucoup d’opérateurs sont prêts et bientôt ils vont lancer des projets d’investissement. Nous allons mettre l’accent sur la coopération internationale. Nous allons poursuivre les réformes et il y aura une revue des services agricoles en appuyant les structures. Il y a la réforme du foncier rural. Nous invitons les partenaires à nous soutenir’’. Les ambitions sont grandes c’est pourquoi ceux qui participent à la dynamisation du secteur agricole ivoirien ont été décorés dans trois différents ordres : commandeurs, officiers et chevaliers du mérite agricole. Parmi eux, Massandjé Litse du Conseil Café Cacao, N’goan Aka Mathias de l’Ocab, Amoakon Banga administrateur à la Saph. Au nom du personnel, le chef de cabinet, Mireille Baya a exprimé l’engagement pris à œuvrer davantage pour relever tous les défis mais, elle a aussi invité leur patron à se pencher sur la situation administrative et sociale de certains agents qui tirent encore le diable par la queue.

S. Debailly
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