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Le Patriote N° 4309 du 5/4/2014

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Interview/ Yao Kouadio (Président du M.E. 2020) : “Le RHDP n’a pas de raison de changer de candidat ”
Publié le samedi 5 avril 2014  |  Le Patriote




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Après le G 25 et le Mouvement national de soutien à la candidature unique-RHDP (MONASCAU-RHDP), les maires de Côte d’Ivoire viennent de mettre sur pied, le Mouvement M.E 2020. Dans cet entretien, Yao Kouadio, maire UDPCI de Guitry et coordonnateur du M.E 2020, nous donne les raisons qui a motivé leur mouvement.

Le Patriote : Récemment, vous et d’autres maires, avez mis sur pied le Mouvement des maires pour l’émergence en 2020 (M.E 2020). A l’occasion du lancement de votre mouvement, vous avez invité le RHDP à soutenir une candidature unique, notamment celle de l’actuel président de la République. Pourquoi avez-vous porté votre choix sur lui ?
Yao Kouadio : Nous avons effectivement mis en place le M.E 2020, qui est le mouvement des maires pour l’émergence 2020. Ceci, évidemment dans le but d’abord de soutenir la candidature unique du Président Ouattara au sein de la grande famille du RHDP et par la suite, voir comment au niveau des autres Ivoiriens, des autres structures, faire accepter l’idée d’un tel consensus autour de cet homme.

L.P : Venons-en donc aux raisons du choix porté sur Alassane Ouattara.
Y.P : Nous l’avons fait pour une évidence. Parce que nous sommes d’abord houphouëtistes. Nous avons bataillé dur pour que l’houphouëtisme triomphe et donc que le candidat du RHDP triomphe. Et le candidat qui a triomphé s’appelle Alassane Ouattara. Après un peu plus de deux ans et demi d’exercice du pouvoir, je pense que si nous sommes objectifs, si ce que nous recherchions, c’était la relance de l’économie ivoirienne, si ce que nous recherchions était de remettre la Côte d’Ivoire au centre de la sous-région et évidemment faire revivre la Côte d’Ivoire, cet objectif est en phase d’être atteint. Donnez-moi une seule raison de changer de candidat. Objectivement, il n’y en a pas. Parce que le Président Ouattara fait très, très bien le travail. Le bilan du Président Ouattara est largement positif. Nous savons d’où la Côte d’Ivoire vient. Nous savons dans quel état le chef de l’Etat a récupéré le Côte d’Ivoire, en 2011. Nous ne sommes qu’en 2014 et tous ces chantiers qui sont sortis de terre nous permettent de dire que son bilan est largement positif. Il n’y a donc aucune raison de chercher à avoir un autre candidat au sein du RHDP.

L.P : Avant vous, il y a eu le G25 et le Mouvement national de soutien à la candidature unique-RHDP (MONASCAU-RHDP). Qu’est-ce qui vous fait courir ?
Y.K : Ce qui fait courir les Ivoiriens autour de Ouattara, au risque de me répéter, c’est le travail que l’homme a abattu. La Côte d’Ivoire était à 20 ans en arrière quand Ouattara est arrivé. Souvenez-vous des conditions dans lesquelles il a récupéré l’administration. Tout avait été détruit. Il n’y avait plus de mémoire. En l’espace de quelques années, nous avons vu le travail qui a été fait. La Côte d’Ivoire est de nouveau la locomotive de l’Afrique de l’ouest. En témoigne les deux mandats que ses pairs lui ont confiés. Les hommages qui lui ont été rendus à Yamoussoukro est la parfaite illustration du travail abattu par le Président Ouattara, aussi bien en Côte d’Ivoire que dans la sous-région.

L.P : N’y a-t-il pas de mains occultes derrières tous ces mouvements et qui vous poussent à soutenir Ouattara ?
Y.K : Pas du tout.

L.P : Un ministre de la République serait votre parrain ?
Y.K : Si comme vous le dites, un ministre de la République est notre parrain, cela ne peut que nous réjouir. Non, pour être sérieux, je voudrais dire que nous avons rencontré le ministre Hamed Bakayoko – si c’est à lui que vous faites allusion – lorsque le mouvement a été mis sur pied. Je suis en train de vous dire que c’est un mouvement de maires. Ce n’est pas un club banal de soutien. Les maires que nous sommes, avons pour la plupart fait de la politique avant d’être élu. J’ai fait la campagne de Ouattara dans le département de Guitry. Je n’ai pas attendu qu’il soit président pour croire en lui. Je pense que je suis satisfait d’avoir fait campagne pour lui en 2010. C’est pour cela que je dis qu’il faut qu’on redonne à la Côte d’Ivoire toute sa chance. Pour me résumer, le seul parrain de notre mouvement, c’est le Président Ouattara lui-même, de part les activités qu’il a menées depuis qu’il est à la tête du pays. C’est ce qui nous motive et rien d’autre.

L.P : Votre financement viendrait du Palais. Que répondez-vous ?
Y.K : Si tel était cas, nous n’aurions pas d’énormes difficultés à mener nos actions. Parce que nous avons compté sur nos maires. Chacun devrait mettre la main à la poche. Mais, les fonds des élus locaux n’ont pas encore été mis en place. Donc tous les maires sont en difficultés financières. C’est ce qui justifie l’immobilisme de notre mouvement. Aucun ne peut mettre la main à la poche, parce qu’il n’y a absolument rien. Les mairies vivent dans la poche des maires. Les maires ne sont pas de mendiants. Ce sont des hommes responsables qui ont décidé de mettre un mouvement sur pied. Avant tout, ils comptent sur eux-mêmes. Maintenant, s’i y a un don, un legs, ce sera le bienvenu.

L.P : Sans moyens, comment aller vous « vendre » votre candidat sur le terrain ?
Y.K : Nous avons un programme d’activités. Nous avons la visite aux personnalités que nous avons commencées avec le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité. Après, nous irons voir d’autres personnalités comme Bédié, Mabri, Anaky. Nous allons leur montrer que nous, élus locaux, sommes satisfaits de l’action du président de la République. Nous allons leur dire que toutes les chapelles politiques au sein du RHDP doivent se mettre d’accord sur la candidature unique de Ouattara au sein du RHDP. Il faut que chacun de ces leaders, pèsent de son poids pour la candidature de Ouattara au niveau du RHDP, ne souffrent plus de quelque contestation que ce soit. Chacun doit jouer sa partition pour que très rapidement, on libère les Ivoiriens en déclarant comme l’UDPCI l’a fait, que tous les partis du RHDP se mettent autour du Président Ouattara. Je pense que cela va libérer l’esprit des Ivoiriens et Ouattara en premier. Pour qu’il se consacre à d’autres tâches. Nous ne voulons pas qu’il se consacre à autre chose que le travail qu’il est en train de faire. La campagne pour nous, doit être une fête. Le Président doit être libéré de cette hantise de la campagne. Les Ivoiriens ne doivent pas avoir peur de la période de campagne. Nous savons ce que ces périodes créent en Afrique.

L.P : Parlant de développement, le FPI vient de lancer le boycott du recensement général de la population et de l’habitat. Quel est votre opinion sur la question?
Y.K : Au-delà de l’amusement que cela suscite en moi, je pense que le FPI est dans son rôle. Vous savez, pour moi, ce parti n’aurait jamais du quitter l’opposition. Je suis d’accord qu’il joue ce rôle-là. Parce que leur arrivée imprévue à la tête de l’Etat a créé tant de problèmes à la Côte d’Ivoire et au peuple ivoirien. Pour moi, ce parti ne devrait jamais sortir de l’opposition. Il s’y sent tellement bien. Je suis d’accord avec Affi. Qu’il se promène, qu’il raconte n’importe quoi. Le Président Ouattara et son équipe travaillent. Qu’ils passent leur temps à s’amuser. Cela dit, il y a une limite. Le baoulé dit : « on ne s’amuse pas dans l’amusement ». Cela veut dire que quand on décidé de s’amuser sur la place publique, c’est que cet amusement devient une activité. Celui qui crée un autre amusement en dehors de ça doit être ramené à l’ordre.

L.P : En faisant quoi concrètement ?
K.Y : Affi est un Ivoirien. Toutes les activités qui ont été lancées s’imposent à tous les Ivoiriens. Maintenant si Affi appel au boycott sauvage. Je crois qu’il faut lui appliquer les règles. N’oublions pas qu’il est un prisonnier en sursis. Ce monsieur là ne peut pas se permettre d’empêcher la Côte d’Ivoire de tourner. Quel est cet Ivoirien qui s’oppose au recensement ? Si on ne fait pas le recensement, comment envisager le développement de la Côte d’Ivoire ? Affi ne s’oppose pas au recensement, il s’oppose au développement. Je pense qu’il faut le traiter comme tel. Il doit répondre de ses activités. Même s’il est le président du FPI, il n’est pas au-dessus de la loi.

Réalisée par Thiery Latt

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