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Le Democrate N° 937 du 11/4/2014

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Région du Gbêkê : Le Canton N’drahanaouan dénonce une imposture
Publié le samedi 12 avril 2014  |  Le Democrate




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Le canton N’drahanouan, qui avant et après la visite mémorable qu’a effectué le président de la république Alassane Ouattatra, dans la région du Gbèkè, connait depuis des soubressauts dans son histoire. En effet, depuis cette date, ce canton, dont le chef-lieu est Amoinkanoukro, ne cesse d’être visité, en nocture comme en diurne par des sachants de l’histoire. Et les populations en sont d’ailleurs fières. Que d’histoires. En effet, fort de sa réputation, certains individus en mal de promotion s’en donne à cœur joie en se proclamant héritiers, donc automatiquement se sentent dans la peau de chef. Mais alors, l’histoire, comme le mensonge, finit par rattraper son maitre. De quoi s’agit-il ? Selon des indiscrétions, un présumé prince, veut se faire intrôniser dans l’un des villages dudit canton appelé Akawa pendant le week-end Pascal. Cette intronisation, pour certains est un événement et pour d’autres une imposture, car le fameux prince, répondant au nom de Brou N’guessan Jean-Paul, au vu de la lignée n’a rien de princier. Ce fils de sujet (c’est-à-dire esclave), ne compte pas pour la lignée. Cette information digne de foi, nous apprend que « chez les Akans en général et les baoulés en particulier, l’on intrônise un prince comme roi, mais jamais un individu est intrônisé pour devenir prince. Peut-être que le village Akawa veut inaugurer une nouvelle ère dans l’histoire des baoulés, voire une voie d’accès à un trône. Sinon pour le commun des mortels, le prince nait d’un roi ou d’une reine, et c’est l’arbre généalogique qui définit les préceptes », signifie-t-elle. Par cette forme de défiance, un souci majeur préoccupe les populations dudit canton. A savoir que Brou N’guessan Jean-Paul n’a pas de qualité ancestrale pour devenir ce qu’il veut être. Elle ajoute « qu’en effet, les populations du canton N’drahanouan doivent avoir en ce moment pour souci, l’installation d’un chef fort et partant un canton qui compte parmi ses pairs. Et toutes les personnes qui suivent les activités dans nos différents cantons, savent qu’ils n’ont plus de successeurs dans la lignée matrilinéaire. Les rois ou chefs qu’ils se donnent sont issus des familles traditionnelles qui dirigent depuis toujours ces cantons », instruit-elle. Pour mémoire et pour dissiper le flou entretenu par Brou N’guessan Jean-Paul, le document en notre possession nous instruit, après avoir remonté dans la généalogie jusqu’à Madame Amenan Kpli dont cet imposteur cite comme la personne qui lui aurait créé sa lignée, le canton N’drahanouan a été gouverné par quartorze souverains, jusqu’à nos jours. Outre Nanan Amon Yoboué, qui a été le dernier chef de canton, le premier fut Mlan Kpangui, ensuite viennent Mlan Kanou 1er, Ebouët Kassou, Ebouët Amenan 1ere ,Mlan Ebouët 1er, Apindrin Mlan, Mlan Ebouët 2ème, Mlan Kanou 2ème, Koffi Moungo, N’gatta Ebouët, Amoin Kanou, Yao Kouamé Zroa et enfin Amon Yobouët. Alors ce cadre, et toutes les populations du canton N’drahanouan se posent des questions pour savoir de « quel souverain Brou N’guessan Jean-Paul tient-il sa royauté ? ». Aussi, selon cette autre information provenant des grands sachants du canton N’drahanouan, est que Madame Akouama, petite fille de Amenan Kpli, a été dotée et mariée par N’guessan Kouassi, fils de Oko N’guessan, pour son fils Kouassi N’dri. De cette relation qui a duré plusieurs années, Dame Akouama n’a connu de maternité. Accusant ainsi les railleries des populations, elle divorce et se remarie plus tard à Koffi Ahondé, un parent du premier époux. « Et chez les baoulés, la succession se transmet selon la ligne matrilinéaire c'est-à-dire, seuls les enfants des sœurs succèdent à leurs oncles. Mais il arrive que cette ligne disparaisse, alors on fait renaître par la dot ou ato-N’vlè, qui consiste pour celui qui dote à donner à la famille de la fille à doter de l’or et divers biens. La fille dotée intègre donc la famille de son époux et fait partie de la descendance . Akouama, alors mariée, dans cette descendance reçoit des biens de natures diverses, composés de terre, d’or et autres cheptel. Elle devient propriétaire des terres de Kogo-ti, Alomabo, Ahossé et N’galiwa ». L’histoire est têtue, dit-on, Brou N’guessan Jean-Paul doit reviser sa copie concernant ses motivations et ambitions. Le canton N’drahanouan est très respecté, car son histoire le démontre. Notre source note aussi que de ce « qui, précède, Brou N’guessan Jean-Paul ne peut pas se promouvoir du titre de prince. Nous sommes confortés dans notre position par le comportement de plusieurs membres de sa famille biologique qui ne se reconnaissent pas dans le comportement de leur fils », résulte-t-il. En conclusion, Brou N’guessan Jean-Paul est-il réellement un imposteur ? Que disent les populations du Canton au vu de cet acte que veut poser de maqnière irréverentieuse l’un des leurs. Nous ne nous contentons pas d’une seule partie, car nous avons tenté de rentrer en contact avec le concerné, malheureusement c’était quasi impossible. Et le débat est ouvert.

Yann Dominique N’guessan
yanacybamene@yahoo.fr

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