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Économie

Marché automobile/ Véhicules neufs : un marché dynamique malgré une légère récession
Publié le mardi 15 avril 2014  |  Cote d’Ivoire Economie




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Après une reprise à grande vitesse, les ventes de véhicules neufs ont enregistré une baisse au cours de l’année 2013. Mais alors que l’environnement économique du pays s’est stabilisé, tout porte à croire que ce marché va retrouver un rythme conforme à ses ambitions.

En Côte d’Ivoire, le secteur de l’automobile reste l’un des plus sensibles aux pressions économiques et sociales. Juste après la dernière crise qu’a traversée le pays, le marché ivoirien de l’automobile s’est très vite repositionné. L’on est passé de 5 264 véhicules neufs vendus en 2011 à 8 548 véhicules en fin décembre 2012. Ce qui représentait un surplus de 3 284 véhicules en l’espace d’une année. Soit 62,37% de progression, ce que l’on peut qualifier de reprise à grande vitesse. Les raisons étaient bien connues. Il fallait compenser les dégâts en termes de véhicules endommagés, volés et disparus lors de la crise post-électorale. Aujourd’hui, le marché ivoirien de l’automobile affiche une image de stabilité qui cadre avec les réalités macro-économiques.

Une baisse qui traduit un effet de rattrapage
A l’issue de la dernière mission conjointe de la Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale (BM) et de la Banque africaine de développement (BAD) à Abidjan, du 11 au 26 mars dernier, il ressort que la Côte d’Ivoire a atteint un taux de croissance économique de son produit intérieur brut (PIB) de 8,7% en 2013. Et l’inflation s’est limitée à 2,5%. L’année précédente, l’on se souvient encore de la forte croissance observée, de l’ordre de 9,8% en termes réels, et du niveau d’inflation modéré à 1,3%. Ce qui présagerait que l’économie ivoirienne a perdu, un temps soit peu, de sa vitalité. Idem pour le secteur de l’automobile. En effet, les statistiques du Groupement interprofessionnel automobiles, matériels et équipements (Gipame) précisent que 8 159 véhicules neufs ont été vendus au terme de l’année 2013. Soit une baisse de 389 véhicules par rapport à l’année 2012. Est-ce réellement une contre-performance ?
Experts de l’automobile et économistes s’accordent à dire que le marché ivoirien de l’automobile est loin de décliner et que cette baisse ponctuelle ne peut-être interprétée comme un déboire. Entre 2011 et 2012, la montée en puissance des ventes constituait un effet de rattrapage. En 2013, le marché automobile ivoirien est simplement revenu à la normale, tout comme l’économie nationale. Et il semble que l’économie automobile a toutes les raisons d’être optimiste. De nouveaux modèles, des marques, déjà connues ou non, continuent d’embellir le paysage ivoirien. A Abidjan, l’on ne se lasse d’admirer les designs des derniers véhicules, juste quelques mois après leurs apparitions sur la scène internationale. La Côte d’Ivoire n’est donc pas en reste en matière de véhicules neufs. En somme, le secteur affiche toujours son dynamisme malgré différentes pressions.

Des facteurs endogènes et exogènes (inter)
Si la Côte d’Ivoire reste l’une des plaques tournantes en matière de nouveauté, elle n’est pas épargnée par les bouleversements intérieurs et extérieurs. En effet, une certaine corrélation peut s’établir entre les cours du caoutchouc naturel et le marché automobile. Au niveau local, les usiniers et sociétés agricoles continuent de payer la surtaxe de 5% imposée par l’Etat sur leurs chiffres d’affaires pour le caoutchouc granulé. Cela a forcement un impact négatif sur le prix du caoutchouc naturel, qui connaît une chute libre et de nombreuses fluctuations. En 2013, l’on est passé de 585 FCFA en janvier pour atteindre 408 FCFA au mois de septembre, puis 661 FCFA en avril, 443 FCFA en juin et 392 FCFA en août de la même année. Et les professionnels du secteur ne manquent d’exprimer leur désarroi en ce qui concerne la mévente et leurs baisses de chiffres d’affaires. Sur le marché international, le tonnage va grandissant, et cela occasionne une perte de valeur pour cette matière première. Sachant que l’automobile est un gros consommateur de caoutchouc naturel, notamment pour le pneumatique, mais aussi pour les accessoires et autres composantes des véhicules, les bouleversements du monde de l’hévéa ont forcement des influences : les constructeurs automobiles acquièrent ainsi le caoutchouc à des prix plus bas et peuvent produire davantage. Aujourd’hui, le constat est une embellie des ventes de véhicules neufs sur l’échiquier international. «Les ventes mondiales de véhicules ont atteint des niveaux records en février, leur progression s’étant accélérée à 7% sur douze mois grâce à une augmentation de plus de 10% en Asie et à la poursuite de la reprise en Europe de l’Ouest», précise Carlos Gomes, expert de la banque Scotia. Dans son analyse du marché mondial de l’automobile, publiée le 20 mars 2014, il indique que les véhicules chinois ont connu une hausse de 22% sur les douze mois, grâce surtout au bond de 58% des achats de véhicules utilitaires multi-segments (VUM). Une embellie du marché qui transparaît un temps soit peu dans le paysage automobile ivoirien.

Un duo qui domine le marché… et des challengers
Depuis des années, ce sont les mêmes concessionnaires qui dominent le marché de l’automobile en Côte d’Ivoire. Ils ont établi des bases solides pour mieux imposer leurs marques et afficher leur leadership. A la fin de l’année 2013, CFAO Motors s’est retrouvé en tête de liste des ventes avec 2 462 véhicules, occupant ainsi plus de 30% du marché local. Son challenger direct reste Africauto avec 1 972 véhicules au compteur, représentant 24% du potentiel national. Ce sont les deux principaux animateurs du marché intérieur de l’automobile. Par moments, Africauto a pris les devants pour démontrer également sa force de frappe. En début d’année, les deux acteurs étaient à jeu presque égal avec 140 véhicules vendus chez Africauto contre 144 pour CFAO Motors. Un mois après, Africauto a pris une longue d’avance en vendant 174 voitures, supplantant ainsi CFAO Motors avec 163 unités vendues. En avril, le même scénario s’est produit, ainsi qu’en août. Mais, la tendance a été définitivement inversée à compter du mois de septembre, CFAO Motors se positionnant comme leader jusqu’à la fin de l’année. Sur deux années consécutives, CFAO Motors conserve donc la première place en matière de ventes de véhicules neufs en Côte d’Ivoire. En 2012, ce sont 2 705 véhicules que ce concessionnaire a placés occupant 32% du marché ivoirien de l’automobile. Derrière lui, Tractafric Motors (devenu Africauto) avait 2 024 véhicules à son actif, soit 24% du marché.
Hormis ces deux ténors, quatre autres acteurs apportent une contribution, et non des moindres. Il s’agit de Socida, qui a vendu 959 véhicules en une année (12% de parts de marché), ATC Comafrique, avec 899 véhicules (11%), Setaci, 605 véhicules (7%), et Rimco Motors, 496 véhicules (6%). Telle est la nomenclature du marché automobile ivoirien. Par ailleurs, il convient de noter que ces derniers enregistrent également des marges de progression fulgurantes en termes de ventes. En 2012, Rimco n’avait vendu que 298 véhicules tandis que Setaci en était à 401, ATC Comafrique à 498 et Socida à 828 unités. Ces quatre animateurs «de second rang» ont presque doublé leurs potentiels commerciaux. Une réalité qui vient démontrer que le secteur de l’automobile, boosté par la concurrence, est en plein essor dans cet environnement de relance économique. En perspective, les professionnels de l’automobile veulent continuer à afficher leur optimisme pour atteindre leur objectif de 9 000 véhicules vendus en 2015.

Gipame : la faîtière des professionnels de l’automobile
En Côte d’Ivoire, les professionnels de l’automobile sont regroupés au sein du Groupement interprofessionnel automobiles, matériels et équipementiers (Gipame). Une organisation constituée de concessionnaires de marques de véhicules dûment mandatés par un contrat de représentativité, ceux des véhicules industriels, des travaux publics, des mines, du matériel agricole, des engins de manutention et de levage ainsi que les fabricants de carrosserie et d’équipements et les entreprises ou organismes dont l’activité principale est en rapport direct avec les véhicules, les matériels roulants et les équipements. Au sein du regroupement, tous les acteurs sont soumis au strict respect d’une charte d’éthique comme ligne de conduite. Soulignons que le secteur automobile apporte une contribution très remarquable à l’économie ivoirienne. Et le Gipame se présente comme le porte-flambeau des professionnels de l’automobile pour se faire valoir sur le terrain et auprès des pouvoirs publics. Porté par la libre concurrence qui y règne, le secteur de l’automobile reste l’un des plus dynamiques de l’économie ivoirienne, et le Gipame demeure un canal fiable pour consulter les statistiques trimestrielles et annuelles sur les ventes de véhicules neufs en terre ivoirienne.

Assane De Yapy

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