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Société Publié le lundi 21 avril 2014 | Le Nouveau Consommateur Hebdo

Dabou /Transfert de la gare des villages à proximité du forage de la SODECI : L’eau de la SODECI est en voie de contamination

Depuis la fin du mois de janvier, la gare des villages de Dabou a été transférée non loin du forage de la SODECI. Un déplacement qui menace la qualité de l’eau fournie aux abonnés de cette ville et suscite colère et inquiétude au sein de la population.

Située à une cinquantaine de kilomètres d’Abidjan, dans la région des grands ponts, la ville de Dabou dispose de deux châteaux pour desservir en eau potable, les soixante-deux mille (62 000) habitants de la localité (cf. recensement de 98). Le premier est situé au quartier « Akloman Yatchi » et le second, au nouveau quartier. Jusqu’en janvier, Dabou comptait deux gares routières : une gare pour les cars et l’autre réservée aux véhicules qui desservent les sept villages du département.



Les raisons du transfert de la gare des villages
Avec le temps, la gare des cars s’est retrouvée sur la voie principale menant à la « côtière ». En vue de construire une gare moderne dotée de toutes les commodités possibles, le nouveau maire élu a décidé de transférer provisoirement la gare des villages sur le site où se trouve le premier château d’eau. Une situation qui provoque le mécontentement et l’angoisse des abonnés de la SODECI. L’activité humaine qui s’est développée autour de cette nouvelle gare constitue une source de pollution, menaçant la qualité de l’eau fournie dans certains quartiers de la ville.

Le Nouveau Consommateur
sur le terrain
Informé de cet état de fait par un coup de fil, « Le Nouveau Consommateur Hebdo » a effectué le déplacement, le 9 avril, pour constater ce qui s’y passe. Comme rapporté dans notre parution n° 73 du 14 au 20 avril, à la page 12, les gens ne se gênent plus pour uriner sur le château d’eau. Autour du château, le spectacle est saisissant. Des commerçantes adossées au mur mènent en toute quiétude leurs activités. Derrière elles, de l’autre côté du château, l’abondance des urines déversées quotidiennement trempe le sol. Juste à côté, ce sont des ordures qui sont entassées : des bouts de papier, des restes d’aliments mêlés aux herbes humides, des eaux usées qui dégagent une odeur répugnante.

Les inquiétudes d’un riverain
Des agissements qui inquiètent ce pasteur rencontré non loin de la gare. « Voici le château d’eau qui est là. On urine désormais tout autour avec cette gare sans latrines. Les eaux de vaisselle et des restes d’aliments trouvent également refuge là. Je me demande quelle qualité d’eau nous allons consommer si toutefois la nappe phréatique était touchée. », s’interroge-t-il.

La réaction de la section locale de l’UFC-CI
Une préoccupation qui nous a conduits à interroger le président de la section locale de l’Union Fédérale des Consommateurs. Entouré de ses collaborateurs, Oumar Saleye ne s’est pas fait prier pour dénoncer ce transfert de la gare qui reste, à ses yeux, très dangereux pour la santé et la sécurité des habitants du secteur et des abonnés de la SODECI. Conscient des risques encourus, il dit avoir attiré l’attention des autorités par courrier, en vain.

Natacha Koné


Légende : Les traces des urines qui s’infiltrent directement dans le sol
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