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L’intelligent d’Abidjan N° 3093 du 24/4/2014

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Musique / Avant la sortie de son 5è album : L’artiste burkinabè Sana Bob confie sa carrière à la Côte d’Ivoire
Publié le jeudi 24 avril 2014  |  L’intelligent d’Abidjan




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L’artiste Sana Bob fait partie de la ‘’long-list’’ des burkinabè devenus célèbres au pays d’origine et considérés de la ‘’Diaspo’’ – ceux qui sont revenus de l’étranger après y avoir longtemps séjourné. Son histoire avec la Côte d’Ivoire remonte aux années 1970. Baptisé à l’époque du ‘’pseudo’’ de Bob Africa [parce que voulant ressembler à Bob Marley] dans le quartier Gobelet d’Abidjan où il commence sa carrière, côtoyant Rose Marie-Guiraud en passant par le village Ki-Yi, l’artiste qui a sorti à Abidjan ses deux premiers albums (Gloire, 1997 et Réconciliation en 2000) ne cache pas sa joie de revenir en Côte d’Ivoire et «y confier sa carrière». Demain, 25 avril, «Notre temps», son cinquième album sort officiellement en Côte d’Ivoire.
Ne pouvant devenir plus Jamaïcain que les Jamaïcains, selon les remarques à ses débuts de Rose Marie-Giuraud qui lui conseillent d’intégrer à sa musique des rythmes de chez lui, Bob Africa devenu Sana Bob fusionne au reggae le Wedbidé, la musique Bissa – des rythmes musicaux du terroir burkinabè et le blues sahélien.
S’il ajoute à sa musique des airs propres aux sahéliens, Sana Bob, engagé socialement, interpelle sur l’exploitation du gisement d’or dans le sahel du Bukina qui ne profite pas aux «fils et filles du sahel». «Sauvez le Sahel», est le titre qu’il a enregistré en «deux nuits étoilées» sur les dunes de sable du sahel. Aussi l’artiste n’oublie-t-il pas de faire un clin d’œil aux orpailleurs, un titre hommage à tous ceux qui refusent le vol, la paresse, le banditisme.
Pour donner une particularité à ce cinquième album, l’artiste a enregistré en live les douze (12) titres qui composent «Notre temps». «Notre temps» qui reste dans une logique musicale propre à l’artiste (reggae fusion), est un album qui interroge sur l’avenir de la société marquée de différents maux. D’où les questions du chômage de la jeunesse (Toum Sambe), la pauvreté (Nongho et Je suis pauvre), la scolarisation des enfants, etc. C’est à une prise de conscience collective qu’invite l’artiste qui dépeint dans ‘’Naasar Naam’’ [Le pouvoir du blanc, en langue mooré], les abus de pouvoirs «de certains supérieurs hiérarchiques, occupant des postes de décision – Président, Directeurs généraux, ministres, chefs de services – qui ferment la porte à leurs proches et à ceux au bas de l’échelle qui n’arrivent pas à se faire entendre».
Muni d’un mégaphone qui ne le quitte pas pour dénoncer et interpeller – ce qui lui vaut le titre de «Crieur public» – Sana Bob qui est selon les médias burkinabè «l’artiste le plus populaire du Burkina Faso», chante sur ce cinquième album ‘’Burkina’’, le pays où réside les hommes intègres. Ce chant «d’honneur», comme une hymne, car valorisant la nation et tous les burkinabè «qui défendent leur intégrité» est, pour le chanteur, une flamme à garder allumée.
N’ayant pas connu la chance d’être scolarisé, Sana Bob de son vrai nom Sana Salif, a intégré depuis trois (3) ans, dans ses activités musicales le concept «Actions Scolarité» à travers lequel il sensibilise les populations des zones rurales, sur la nécessité de scolariser les tout-petits. Après la Côte d’Ivoire, ‘’Notre temps’’ sortira au Burkina Faso et en Belgique.

Koné Saydoo

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