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Guillaume Soro, président de l’Assemblée nationale : “Les problèmes sérieux sont dans les villages”
Publié le lundi 12 mai 2014  |  Nord-Sud
Cérémonie
© Assemblée Nationale par DR
Cérémonie d’ouverture de la 1ere session ordinaire 2014 de l`Assemblée nationale
Mercredi 30 avril 2014. Abidjan. Cérémonie d’ouverture de la 1ere session ordinaire 2014 de l`Assemblée nationale. Ph: Guillaume Soro, président de l`Assemblée nationale.
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Arrivé, hier, à Morokro, dans l’Agnéby-Tiassa, Guillaume Soro a exprimé la volonté du gouvernement d’œuvrer pour le développement de la région.

«Chères populations de Morokro,
Je voudrais commencer par vous dire merci. Vous dire merci pour l’accueil que vous m’avez réservé ici. Tout à l’heure en venant, le sous-préfet et le préfet m’ont informé que Morokro était une toute nouvelle sous-préfecture depuis 2008, si je ne me trompe. Si j’ai tenu à venir jusqu’ici, c’est parce que je considère que le rôle du député, que le rôle du président de l’Assemblée nationale, n’est pas de rester dans ses bureaux à Abidjan. Le rôle du député, du président de l’Assemblée nationale, c’est de venir dans les campements, dans les villages, pour écouter les populations. Tous ceux qui sont dans les campements, dans les villages, méritent que nous les écoutions.  Nos parents qui vont au champ, sous le soleil de plomb, nos mamans dans les campements, qui vont à l’aube nous chercher de l’eau pour la pitance quotidienne, sont de braves citoyens pour lesquels les plus hautes autorités doivent avoir la plus grande attention. C’est pourquoi je suis venu jusqu’ici et je vais continuer de sillonner les villages, les campements, pour parler aux populations, pour leur montrer que la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui ne se limite pas à Abidjan. Que la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui vient à elles pour parler parce que les vrais problèmes, les problèmes sérieux sont dans les villages. Et si nous ne venons pas pour voir comment vous vivez, et connaître votre cadre de vie, comment pourrions-nous à l’Assemblée nationale voter des lois, qui prennent en charge votre quotidien? C’est pourquoi moi, tout particulièrement, je me sens proche du village, du campement. Parce que je suis né dans un village, je suis fils d’un village. Moi aussi j’ai vécu au village, j’ai bu l’eau du marigot comme certainement c’est le cas dans certains campements encore. Mais aujourd’hui, la responsabilité des autorités, c’est de faire en sorte que la vie au village soit moins pénible. C’est de faire en sorte que votre cadre de vie s’améliore. Le préfet me l’a dit, ici encore, il y a des problèmes d’eau. Si je n’étais pas venu à Morokro, je n’aurais pas su. Mais maintenant, le tout n’est pas de le savoir. Une fois de retour à Abidjan, il faut qu’on puisse apporter une solution au problème d’eau de Morokro. Je suis venu aussi à Morokro, c’est pour cela que je voudrais saluer et remercier la chefferie traditionnelle. Le porte-parole des cadres l’a dit tout à l’heure, vous avez fait de moi, chef de ce village. Vous avez fait de moi, fils de Morokro. Je voulais vous remercier. Je veux vous remercier parce que c’est cette Côte d’Ivoire que j’aime. C’est cette Côte d’Ivoire que j’admire. Et c’est pourquoi votre acte est d’une portée inestimable. Désormais, dans ce village de Morokro, chez les Agni, un jeune petit Sénoufo est aussi chef. Comme ça, vous savez que c’est la Côte d’Ivoire unie que nous devons bâtir. Je ne suis pas étranger à Morokro. Est-ce que ce n’est pas formidable ? Je me sens chez moi à Morokro et je suis fils de Morokro, et je le chanterai et proclamerai quand je serai à Abidjan. De sorte que les problèmes de Morokro deviennent désormais mes problèmes. Je suis content d’être dans ce village. Je suis content aussi d’avoir le soutien de ce village. C’est pourquoi vous, chefs traditionnels, vous chefs religieux, je vais vous confier une mission importante. Je vous demande de prier pour la Côte d’Ivoire. Priez pour la Côte d’Ivoire pour que le chemin pour la paix que nous avons emprunté soit consolidé pour consolider la paix en Côte d’Ivoire. Il faut que chacun d’entre vous travaille pour la paix dans ce pays. Il faut que vous travailliez pour l’union, pour l’unité, c’est important. On ne pourra pas développer la Côte d’Ivoire si on n’a pas ce bien précieux dont parlait, chaque fois, feu le président Houphouet-Boigny: la paix. C’est pourquoi je veux confier cela aux chefs religieux, aux chefs traditionnels. Je sais que si ici, à Morokro, vous vous impliquez, je suis convaincu que la paix sera une réalité non seulement à Morokro, mais en Côte d’Ivoire. Parce que vous les chefs traditionnels, vous avez un rôle de guide, vous avez un rôle d’éclairer nos populations. C’est pourquoi le chef traditionnel ne peut pas avoir de camp. Le chef traditionnel est au-dessus de la mêlée et pour tout le monde. Vous devez travailler à rassembler les filles et fils de Morokro. C’est ce message que je suis venu vous livrer et c’est cette mission que je veux confier aux chefs solennellement, devant les jeunes, les femmes de Morokro. Je m’adresse aussi aux cadres de Morokro ; je vous demande de cultiver l’union, le rassemblement. Je suis venu aujourd’hui dans ce village en apôtre de paix. Je suis venu pour divulguer, pour livrer un message de réconciliation. Je demande aux hommes politiques de privilégier la réconciliation et la paix. On n’a pas besoin de tenir un discours guerrier dans un ciel si clair que le ciel de la Côte d’Ivoire, aujourd’hui. Le Président l’a promis : «Nous travaillons au développement de la Côte d’Ivoire». Il faut que tous les politiciens, toutes tendances confondues, nous aident, aident la République, aident l’Etat de Côte d’Ivoire. C’est ce message que je suis venu vous livrer. En ce qui concerne l’Assemblée nationale et les députés, nous allons continuer notre travail qui est de voter des lois. Mais nous allons continuer notre travail dans les villages et dans les campements pour parler aux populations. Parce que très souvent, les populations se sentent abandonnées, seules, perdues dans leurs villages, comme s’il n’y avait pas d’autorités, de gouvernement. On a intérêt à venir partager avec vous la chaleur de la proximité, à partager avec vous les valeurs de la République. Et les valeurs de la République, c’est l’union. Les valeurs de la République, c’est la conscience nationale. Les valeurs de la République, c’est la liberté, la démocratie, la paix. A présent, je veux que la population de Morokro me permette de saluer certains de vos fils ici présents. Je veux saluer le ministre Bandaman Maurice qui est aussi présent, qui est un de vos fils, un brillant cadre. Je salue le député, votre député, il m’a dit tout à l’heure qu’il était mon fils, puisque son père était Nanan Tanou, pour le travail de mobilisation que vous avez accompli, pour le travail que vous avez fait aussi pour sensibiliser vos parents. Je veux aussi saluer tous les invités spéciaux venus ici pour vous soutenir. Je veux parler du ministre Légré Philippe qui est là avec le Monascau. Je pense que le G25 doit être aussi dans la foule. Je salue le Secrétaire national à la gouvernance, Monsieur Méïté Sindou, ici présent. Je n’oublie pas les députés qui sont venus nombreux pour nous soutenir et faire cette tournée avec nous. Ils sont là, tous, du bureau de l’Assemblée nationale: M. Dibahi Dodo, Mme Kayo, Mme Traoré, Diomandé et M. Boniface, tous sont venus, ont fait le déplacement. Je voudrais très sincèrement vous remercier. Je n’oublie pas de saluer le président du Conseil régional qui, depuis hier, est avec moi pour sillonner la région de l’Agnéby-Tiassa. Encore merci. Je voudrais saluer le préfet avec qui nous avons eu de longs échanges, saluer Madame le sous-préfet et je veux que vous l’ovationniez parce que c’est une dame qui travaille dans des conditions difficiles. On m’a dit qu’elle est obligée de loger à Tiassalé et venir ici, à Morokro, sans voiture. Ce sont des conditions difficiles. Hier (samedi, Ndlr), je me suis rendu à Abidjan, j’en ai parlé avec le ministre de l’Intérieur et aussi les chefs religieux et les chefs traditionnels. Peut-être que d’ici la fin de la tournée, ce seront des problèmes résolus. Donc je demande à Morokro, aux populations de prendre courage. Je sais que les moments n’ont pas été faciles pour vous; tout à l’heure votre représentant l’a dit. Mais il faut que vous preniez courage parce que nous avons la chance d’avoir à la tête du pays un Président qui sait ce que c’est que développer un pays. Je dis bien, nous avons la chance d’avoir à la tête de la Côte d’Ivoire un Président qui sait ce que c’est que développer un pays. Ce n’est pas seulement en Côte d’Ivoire, il l’a montré. Il l’a montré partout où il est passé; aussi bien la Bceao qu’au Fonds monétaire international (Fmi). Il nous a confié sa volonté - encore hier nous en parlions - de faire de la Côte d’Ivoire un pays qui compte en Afrique de l’Ouest, de faire de la Côte d’Ivoire un pays qui compte dans le monde. Et la Côte d’Ivoire a la capacité de le faire. Nous avons les moyens de développer notre pays. Nous avons les moyens de transformer nos campements et nos villages, pourvu qu’on y croit. Je suis venu demander à Morokro de s’inscrire dans cette logique, de croire au développement, de croire à la capacité de chaque citoyenne, de chaque citoyen, de chaque fils, de chaque fille de ce pays à transformer la Côte d’Ivoire. Les choses sont déjà visibles. C’est un artiste qui disait qu’à Abidjan, même les aveugles voient ce qui se passe. Je sais que vous avez des problèmes de routes, d’eau. Quand nous serons à Agboville, au chef-lieu, nous aurons l’occasion de faire le point de toutes les réalisations que nous allons faire. Mais en même temps, hier, j’en ai parlé au Président et il m’a promis qu’il viendra dans l’Agnéby-Tiassa. Ce sera l’occasion - il m’a même demandé de dire publiquement qu’il viendra dans l’Agnéby-Tiassa - pour vous de communier avec le chef de l’Etat. Voici le message que je suis venu vous livrer. Merci encore pour l’accueil que vous m’avez réservé. Je repars de ce village convaincu que la Côte d’Ivoire est sur la bonne voie. Je repars de ce village avec le sentiment que la fraternité est une réalité en Côte d’Ivoire. Je repars de Morokro rassuré que la paix est une réalité et que la réconciliation est désormais suivie.

Vive Morokro !
Vive la Côte d’Ivoire !
Je vous remercie»
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