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Deux questions à : Mme Fatou Bensouda, Procureure générale de la CPI (Cour Pénale Internationale)
Publié le samedi 14 juin 2014  |  Diasporas-News
Conférence
© AFP par DR
Conférence de presse de la procureure de la CPI à Abidjan
Vendredi 19 juillet 2013. Abidjan. La procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda et le ministre ivoirien de la jsutice, Coulibaly Gnénéma co-animent une conférence de presse.
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La Procureure générale de la Cour pénale internationale (CPI), Mme Fatou Bensouda, est connue pour sa discrétion absolue. Ses apparitions publiques en dehors de sa juridiction de La Haye sont très rares. Le jeudi 15 mai dernier, elle a créé la surprise en venant au 3ème dîner-gala du Cercle des anciens et des amis de l'Organisation internationale de la Francophonie (CADO) à Paris à l’invitation du SG de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), M. Abdou Diouf. Nous avons réussi à lui arracher quelques mots à sa sortie de table.

Diasporas-News : L’occasion de vous rencontrer à ce dîner-gala est inédite pour nous. On vous sait moins disponible à ce type d’invitation ?
Mme Fatou Bensouda : J’ai tenu à être personnellement présente à ce dîner-gala en tant que Procureur générale de la CPI parce que le président Diouf a toujours soutenu notre institution depuis sa création. Quand il était président en exercice, le Sénégal avait été un des premiers pays africains à ratifier le Statut de Rome. Je me souviens qu’à l’époque, il avait convoqué une conférence diplomatique à Dakar à cet effet. Il était venu à Rome pour être un des témoins privilégiés de la naissance de la Cour. Autre preuve d’engagement pour la CPI, l’année dernière, le président Diouf s’était rendu à La Haye pour soutenir l’Assemblée des Etats parties. A cette occasion, il avait prononcé un très bon discours en exhortant les peuples du monde à respecter la justice, les règles du droit, la paix et la sécurité. Pour moi, c’est un devoir d’être présente à une cérémonie organisée en son honneur.
L’actualité en Afrique est dominée par l’enlèvement des 223 jeunes lycéennes nigérianes par la secte terroriste Boko Haram, un rapt qui a suscité l’indignation de la communauté internationale. La CPI va-t-elle se saisir de cette affaire ?
Je rappelle que le Nigéria a déposé son instrument de ratification du Statut de Rome le 27 septembre 2001. La CPI a donc compétence à l’égard des crimes visés par le Statut de Rome commis sur le territoire du Nigéria ou par des ressortissants de ce pays à compter du 1er juillet 2002.
Le 1er juin 2013, mon Bureau avait reçu, au titre de l’article 15, 65 communications liées à la situation au Nigéria, dont 26 échappaient manifestement à la compétence de la Cour, cinq justifiaient une analyse plus poussée et 28 ont été prises en considération dans le cadre de l’examen préliminaire. L’examen préliminaire de la situation au Nigéria a été rendu public le 18 novembre 2010.
Mon Bureau estime qu’il existe une base raisonnable permettant de croire que des crimes contre l’humanité, à savoir des meurtres et des actes de persécution attribués au groupe Boko Haram, ont été commis au Nigéria. J’ai donc décidé de passer à la phase 3, c’est-à-dire à la recevabilité de l’examen préliminaire de la situation dans ce pays afin d’évaluer si les autorités nationales conduisent de véritables procédures à l’encontre des personnes qui semblent porter la plus large part de responsabilité pour de tels crimes et de déterminer la gravité de ces crimes.

Actuellement, la situation au Nigéria est sous, ce qu’on appelle, « des Examens préliminaires ». La semaine dernière, j’avais fait une déclaration pour condamner les attaques de Boko Haram, et rappelé aux membres de cette organisation terroriste que ce sont des crimes qui seront poursuivis par la CPI. Il est vraiment malheureux de voir des jeunes filles innocentes, kidnappées et emmenées, je ne sais où. Je suis satisfaite de la réaction de la communauté internationale qui a condamné toutes ces violences et exactions commises par cette secte religieuse.

Clément Yao & Landry Rukingamubiri
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