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Discours du premier ministre a l’occasion de sa visite de l’abattoir de Port-Bouet
Publié le lundi 21 juillet 2014  |  Primature
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Le premier ministre visite l`abattoir de Port-Bouet
Lundi 21 juillet 2014. Abidjan. Le premier ministre, SEM Daniel Kablan Duncan visite l`abattoir de port-bouet
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• Monsieur le Ministre des Ressources Animales et Halieutiques ;

• Messieurs les Ministres ;

• Monsieur le Gouverneur du District d’Abidjan ;

• Monsieur le Préfet d’Abidjan ;

• Madame le Maire de la Commune de Port-Bouët ;

• Monsieur le Directeur de l’Abattoir de Port-Bouët ;

• Monsieur le Directeur général de la société ASSOH FA MOAYE (A.FA.M) ;

• Distingués invités ;

• Mesdames et Messieurs les opérateurs économiques de la filière bétail-viande ;

• Mesdames et Messieurs,


C’est avec un grand plaisir que je visite aujourd’hui, avec vous, les nouvelles installations de l’abattoir de Port-Bouët.

Votre présence à cet évènement conforte la volonté du Gouvernement à œuvrer pour accompagner le secteur privé dans la modernisation du secteur des ressources animales afin qu’il puisse contribuer à l’émergence de la Côte d’Ivoire à l’horizon 2020, comme le souhaite Monsieur le Président de la République Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA.

• Messieurs les Ministres ;
• Chers invités,
• Mesdames et Messieurs ;

Un abattoir dans une ville tient une place prépondérante et stratégique dans l’alimentation des populations. Il a pour mission essentielle de mettre à la disposition des consommateurs de la viande de bonne qualité sanitaire.
L’abattoir actuel de Port-Bouët est le seul qui abat les animaux pour l’ensemble de la population du District d’Abidjan évaluée à plus de 5.000.000 de personnes. Ses capacités sont dépassées et il est surexploité.

C’est donc à juste titre que nous avons inscrit dans notre portefeuille, un projet de construction d’un grand Complexe Abattoir Marché à bétail à Anyama. Ce projet s’inscrit donc dans une vision d’élargissement du marché et de l’espace de distribution afin de stimuler l’offre intérieure.

Il regroupera les activités de commercialisation et d’abattage du bétail de la Ville d’Abidjan et de sa périphérie dans le respect des normes d’hygiène. Le projet s’étendra sur 41 ha de zone d’exploitation et possédera une zone de pâturage de 187 ha, pour une capacité d’abattage de 745 bovins et 425 petits ruminants par jour.


Mais en attendant l’avènement de ce nouveau Complexe, il incombe à la puissance publique de réhabiliter les infrastructures de Port-Bouët afin de permettre la poursuite des activités d’abattage dans des conditions de travail améliorées.

Tel est le sens de ma visite de constatation et de soutien à vos actions.

• Messieurs les Ministres ;
• Chers invités,
• Mesdames et Messieurs

En dépit des efforts entrepris pour accroître l’offre intérieure en production animale, notre pays reste fortement dépendant de l’extérieur pour couvrir nos besoins nationaux. En effet, la production intérieure de la Côte d’Ivoire est évaluée en 2011 à :

- 188.000 (cent quatre-vingt-huit mille) têtes de bovins contre 80.000 (quatre-vingt mille importés) ;
- 856.000 (huit cent cinquante-six mille) têtes de petits ruminants contre 158 (cent cinquante-huit mille) importés ;
- 34,4 millions de têtes de volailles contre 423.000 (quatre cent vingt-trois mille) importés ;
- 219.000 (deux cent dix-neuf mille) têtes de porcins ;

Depuis 2011, la production nationale connaît une progression de 2 à 3 % par an, appelé à s’amplifier avec l’adoption prochaine de la stratégie nationale de relance de la production animale sur laquelle Monsieur le Ministre des Ressources Animales et Halieutiques travaille activement.

La volonté du Gouvernement est donc de doter Abidjan et l’intérieur du pays d’abattoirs modernes, équipés avec les installations idoines et respectueuses des normes d’hygiène. La réhabilitation de l’abattoir de Port-Bouët est un premier pas important pour la réalisation de cette vision.

C’est la raison pour laquelle je voudrais féliciter Monsieur le Gouverneur pour les efforts consentis depuis qu’il est à la tête du District. J’associe, à ces félicitations, tous les opérateurs économiques qui vous accompagnent dans ce projet.

Cela nous encourage dans nos efforts d’associer étroitement le secteur privé ivoirien à tous nos projets de développement, lesquels doivent, chaque fois que cela est possible, s’appuyer sur les compétences nationales.

• Monsieur le Gouverneur du District Autonome d’Abidjan,

En conduisant à terme les travaux de réhabilitation de cet abattoir pour permettre aux activités de se dérouler dans de bonnes conditions d’hygiène et mettre à la disposition des populations de la viande de bonne qualité sanitaire, vous donnez raison au Gouvernement qui a pris la décision de concéder aux collectivités territoriales une partie des attributions dévolues aux ministères, notamment le Ministère des Ressources Animales et Halieutiques.
Vous avez le soutien du Gouvernement pour mener à terme cette entreprise de réhabilitation qui urgeait à cause de la forte croissance de la population du District, des exigences de modernité et d’hygiène qui s’imposent désormais à tout abattoir.

• À Monsieur le Ministre des Ressources Animales et Halieutiques,

Je voudrais dire ceci : vous faites bien de superviser les travaux de ces infrastructures, car cela relève de vos compétences. Du reste, je constate, avec satisfaction, la symbiose qui existe entre vos services et ceux du District dans une synergie d’action pour trouver des solutions adaptées aux préoccupations légitimes des habitants du District d’Abidjan. C’est un modèle de collaboration qu’il faut maintenir et encourager.



• Monsieur le Ministre,

Le Gouvernement attend la présentation prochaine de votre important dossier relatif à la relance du secteur des productions animales et halieutiques.

Pour l’heure, je voudrais féliciter à nouveau, les opérateurs économiques ivoiriens qui se sont engagés dans cette belle aventure de modernisation de l’abattoir de Port-Bouët sous forme de concession de service public (BOT) d’un montant de 5,6 milliards de francs CFA.

C’est sur ces mots que je termine mon bref propos en réitérant mes vifs remerciements et mes chaleureux encouragements à tous les intervenants dans cet important projet.

Je vous remercie de votre aimable attention.
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