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Politique Publié le mardi 5 août 2014 | Partis Politiques

Conférence de presse/ KKB répond aux attaques

© Partis Politiques Par Atapointe
Politique: le député Kouadio Konan Bertin (KKB) face à la presse
Mercredi 16 Juillet 2014. Abidjan. 2 Plateaux. Kouadio Konan Bertin (KKB), député à l`Assemblée nationale et ex secrétaire général de la jeunesse du PDCI RDA s`est prononcé au cours d`une conférence sur les sujets brulants de l`actualité politique.
Nous vous proposons, ci-dessous, l’intégralité des propos liminaires de Kouadio Konan Bertin (KKB), Membre du Bureau Politique du PDCI-RDA , Député à l’Assemblée nationale, Vice-Président du groupe parlementaire PDCI RDA et Conseiller Municipal à la Mairie de Port-bouet, au cours de la conférence de presse tenue ce mardi 05 août 2014.



Mesdames et messieurs,
Amis de la presse nationale et internationale,

C’est bientôt les vacances parlementaires et plus généralement, c’est l’heure d’un repos mérité pour les élèves, les étudiants et pour une grande partie des travailleurs de ce pays.

Tout en souhaitant à tous de belles vacances, je voudrais par votre canal, dire à mes compatriotes combien je pense très fort à leurs enfants, à leurs familles ainsi qu’à eux-mêmes. Pour tous ceux parmi eux, et ils sont hélas les plus nombreux, qui sont aux prises avec la misère, la maladie et toute sorte de difficultés innommables, je voudrais leur dire de rester dignes et de garder espoir car aussi longtemps que dure la nuit, le jour finit toujours par se lever.

Permettez-moi de réserver une mention toute spéciale à nos compatriotes dont les familles ont été récemment endeuillées par les inondations. Je voudrais les assurer de ma compassion dans cette épreuve.

Amis de la presse nationale et internationale,
Le mercredi 16 juillet 2014, dans le cadre d’un point de presse, je me suis permis d’interpeller le gouvernement sur la CEI actuelle et d’adresser une mise au point aux promoteurs au sein du PDCI-RDA d’une prétendue candidature unique RHDP à l’élection présidentielle de 2015. Je l’ai fait en tant qu’élu de la Nation et Membre du Bureau Politique du PDCI-RDA, c’est-à-dire cadre du parti..

C’est le lieu de préciser que contrairement à une idée souvent véhiculée, le député ne représente pas uniquement sa circonscription, mais la Nation tout entière. Il détient donc un "mandat national" : c’est en pensant à l’intérêt de tous les ivoiriens, où qu’ils vivent, qu’il s’exprime et qu’il prend ses décisions. Il est, de ce fait, un acteur à part entière du débat public et de la vie nationale (cf Article 66 de la Constitution ivoirienne). J’étais donc dans mon rôle.

A défaut de convaincre, j’espérais, dans l’intérêt supérieur de notre pays, un débat contradictoire de qualité, idées contre idées, arguments contre arguments sur des problèmes qui, mal gérés hier, ont eu des conséquences tragiques sur nos compatriotes. Des milliers de morts dans les rangs de nos populations et des familles à jamais éplorées suivent, en silence, nos débats et nous supplient pour que les erreurs du passé ne se reproduisent plus jamais.

Au lieu d’une confrontation d’idées que j’appelais pourtant de tous mes vœux, j’ai eu droit à des propos qui ne grandissent pas le débat public et sont même une insulte aux ivoiriens et à tous ceux qui résident dans ce pays et ont été témoins, voire parfois victimes, de la descente aux enfers du pays d’Houphouet-Boigny.

Ceux qui exercent leur droit de réponse tout à fait légitimement sont-ils fondés à donner dans les injures gratuites ? Les insultes professées à mon encontre n’honorent pas la fonction occupée par ceux qui les déversent avec une telle férocité.

Au demeurant, et je prends à témoin tous mes concitoyens, je ne crois pas avoir tenu de propos injurieux à l’endroit de quiconque, a fortiori du Chef de l’Etat. J’ai tenu un discours politique avec arguments et faits à l’appui, j’ai aussi exprimé des positions politiques claires que je suis prêt à assumer sans faux fuyant.

Que ceux qui sont coutumiers des propos haineux aujourd’hui à mon encontre et qui n’hésiteront pas à réserver le même sort au Président BEDIE dès lors qu’il les contrariera même a minima se rassurent : je n’ai pas le temps de répondre aux ragots. Je fais de la politique, je parle donc aux Ivoiriens et à tous ceux qui vivent dans ce pays, qui l’aiment profondément et qui se désolent de le voir tombé si bas.

Qu’il me soit juste permis de faire la précision suivante, notamment à l’endroit de ceux qui partagent mon combat : d’où vient-il qu’on cherche à me criminaliser en me rendant responsable du massacre de militants du RHDP ? C’est une blague ! A qui veut-on faire croire l’incroyable ? Tous les ivoiriens et tous les observateurs de la vie politique ivoirienne savent que si on recherche les entrepreneurs de violence et les adeptes de la criminalité politique en Côte d’Ivoire, ce n’est certainement pas au PDCI qu’on les trouvera.

En tout état de cause, pour éviter que ceux qui tirent le débat public vers le bas ne trouvent gain de cause, dans un souci pédagogique, je persiste et signe :

La CEI actuelle est une bombe à retardement
La nouvelle Commission électorale indépendante(CEI) n’a absolument rien d’indépendant. Cela est d’autant plus vrai que je ne suis plus le seul à le dire. Chaque jour, le front du refus de cette CEI déséquilibrée, partiale et manifestement au service d’un camp, ne cesse de s’élargir : la société civile semble ne pas trouver, elle aussi, son compte dans la nouvelle architecture produite par le gouvernement. Certains, manifestement à tort, soutiennent que le fait d’avoir fait passer de 31 à 17 le nombre des membres de la nouvelle CEI est une avancée ; comme s’il suffisait de revoir à la baisse le nombre de membres sans toucher au déséquilibre pour que le débat soit clos. Dans le même ordre d’idée, on me rétorque que "les élections ne se gagnent pas à la CEI". Si tel est le cas, pourquoi le pouvoir cherche-t-il à se construire coûte que coûte un avantage aussi net sur les autres acteurs politiques, entretenant ainsi le risque de contestation des résultats à l’avance avec son corollaire de victimes. Manifestement, les deux arguments développés par mes adversaires ne résistent même pas à une analyse a minima.

En outre, interpeller le gouvernement ivoirien sur la CEI n’est quand même pas banal quand on sait que depuis le retour au multipartisme, il n’y a plus jamais eu d’élection présidentielle sans son lot de morts. Sommes-nous condamnés à accompagner la descente aux enfers de notre pays ou pouvons-nous, devons-nous collectivement rappeler aux décideurs l’obligation de poser des actes qui protègent nos compatriotes et tous ceux qui vivent dans ce pays ? C’est cela le sens de ma prise de position.

Mon combat contre la nouvelle CEI n’a rien d’anecdotique, il s’agit même d’une démarche fondatrice. Qui peut affirmer, en regardant droit dans les yeux de nos compatriotes, que les élections n’ont jamais été des épisodes sanglants dans notre pays ? Qui peut aujourd’hui tenir cette position ?

Cependant, entendons-nous bien, ce débat sur l’indépendance de la CEI, aussi important soit-il ne réglera pas à lui tout seul l’ensemble des problèmes – parfois artificiels - qui empêchent la tenue d’élections conformes aux standards internationaux. L’introduction des systèmes d’information comme outil de collecte, de transmission et de proclamation rapide des résultats me paraît digne d’intérêt afin de faire entrer notre système électoral dans une modernité, de toutes les manières, inéluctable. De même que les actes de violence sur le matériel électoral et sur les représentants des candidats rivaux afin de les tenir le plus loin possible des opérations de manipulation des votes fait partie des problèmes sur lesquels je porte des propositions.

Chers amis de la presse, en vérité, je caressais l’espoir que le gouvernement, tirant les enseignements, tous les enseignements des scrutins précédents et des violences graves qui les ont émaillés, engagerait une concertation la plus large et la plus fondatrice possible afin de dégager un consensus robuste autour de mécanismes institutionnels et un modus operandi garantissant à tous nos compatriotes ainsi qu’à nos partenaires des élections transparentes et apaisées. Je ne me résous pas à nous voir manquer cette occasion de rassurer sur notre capacité à créer des institutions fortes et à déverrouiller durablement nos potentialités.

Le PDCI RDA aura bel et bien un candidat aux élections présidentielles de 2015
Il s’agit d’un point non négociable. Quel militant ou quel sympathisant sérieux du PDCI RDA peut croire un seul instant que le plus vieux parti de ce pays n’a désormais pour seule raison d’être que de se mettre à la remorque du RDR, une formation politique sortie pourtant de ses entrailles. Que faisons-nous des combats de nos illustres devanciers ? Que faisons-nous de notre grande expérience de serviteur de l’Etat ? Que deviendront nos nombreux cadres aujourd’hui laissés pour compte ? Quelle réponse réserverons-nous aux attentes parfois pressantes de nos militants et de nos sympathisants ?

Dès aujourd’hui, je demande aux uns et aux autres de se ressaisir et de se joindre à nous pour qu’ensemble nous nous remettions dans le sens de la marche vers de nouvelles conquêtes pour construire une espérance nouvelle. Nous en avons le capital humain et nous en avons les moyens.

A ce stade, je voudrais rappeler deux faits qui devront balayer le doute, les hésitations et la peur chez certains de nos cadres.

1er fait :
En 2006, Monsieur Allassane OUATTARA indiquait qu’après entretien avec Monsieur BEDIE, évoquer la candidature unique était "une perte de temps". Cette séquence est aujourd’hui encore disponible sur Youtube sous le lien : http://www.youtube.com/watch?v=MaRSbltnUwQ.
Ces propos ont été tenus quasiment au pic des relations entre les quatre membres du défunt RHDP.
Pourquoi s’étrangle-t-on quand j’affirme que le PDCI RDA aura son candidat aux élections présidentielles de 2015 ?

2ème fait
Du vivant d’Houphouët BOIGNY, messieurs OUATTARA, BEDIE et nous tous étions membres du PDCI RDA. A la mort du "Vieux", Monsieur OUATTARA et ses amis sont sortis librement de notre parti commun en promettant par la voix de feu DJENY KOBENAN de réduire le PDCI à l’état de relique au Nord et de vestige au Sud.

20 ans après, le RDR semble avoir réussi son pari. Pire, il ne souhaite pas s’arrêter en si bon chemin : tout indique dorénavant que la prochaine étape, c’est de tuer définitivement le PDCI RDA.

Une preuve ? Lors de sa récente visite en Côte d’Ivoire à l’invitation du chef de l’État, le Président français François HOLLANDE s’adressant au FPI mais aussi à tous les autres partis déclare "...Ce parti (le FPI, ndlr) comme d’autres, s’ils veulent exister, doivent être présents aux élections".

Manifestement, cette remarque s’adresse aussi au PDCI RDA. En dépit de cette évidence, pourquoi s’entête-on à faire de notre grand parti la cinquième roue du carrosse ? Comme pour définitivement l’ensevelir.

Voilà ce qui m’est inacceptable.

Ce combat, que personne ne s’y méprenne ! Je le mène en parfaite symbiose avec le vaillant peuple du PDCI RDA. Nos militants et nos sympathisants ne cessent de me témoigner leur reconnaissance car ils savent que je suis dans le sens de notre histoire commune.

Ceux qui me vouent aux gémonies aujourd’hui devraient prendre la peine de bien se renseigner autour d’eux sur le rôle que j’ai pu modestement jouer du temps de la junte militaire au lendemain du coup d’État de 1999 ; ils doivent aussi s’enquérir de l’initiative forte que nous avons engagée pour rendre possible le RHDP dont ils se découvrent aujourd’hui les nouveaux porte-paroles.

On me dit être le nouveau porte-voix du FPI et des pro-GBAGBO. C’est quand même curieux que ceux qui ont un grand intérêt à la réconciliation en sont encore à regarder ceux avec lesquels elle doit se faire, comme le pandémonium de la vermine. Et cela fait trois ans que ça dure. Où est la cohérence politique dans tout cela ?

Chers amis de la presse nationale et internationale, je suis un homme politique qui se destine à se mettre au service de ses compatriotes et de ceux qui nous font l’honneur de vivre ici avec nous. Pour eux, nous devons à chaque instant donner les gages de notre volonté de les soustraire des sentiers qui mènent au chaos, nous devons les rassurer en posant les actes les plus forts en faveur du rassemblement, du rapprochement des uns des autres.

Je suis un homme politique, non un guerrier ; je suis un serviteur de la paix entre ivoiriens, non un adepte des règlements de compte.

Je veux que les ivoiriens sachent que, loin des insulteurs publics, nos vrais défis communs ont été méticuleusement identifiés. Le PDCI y a travaillé et vous dévoilera le moment venu le projet qu’il porte pour nos compatriotes et pour tous ceux qui vivent dans ce pays. Le PDCI-RDA vous indiquera comment le partager avec vous pour que vous soyez les premiers bénéficiaires des résultats qu’ensemble nous obtiendrons.

Le PDCI-RDA vous connaît et vous le connaissez. Jamais, il ne vous tournera le dos ; jamais il ne vous servira les vieilles lunes ; jamais il ne vous décevra.

Pour peu que vous lui accordiez à nouveau votre confiance, il est prêt à relever les nouveaux défis de la Côte d’Ivoire.

Le PDCI-RDA est disposé à prendre avec vous, chers compatriotes, des engagements forts, novateurs, et imaginatifs afin que :
• Des réformes institutionnelles innovantes et hardies viennent construire notre aspiration légitime à la stabilité et au développement. A cet égard, le verdict est clair et net : le fait que notre apprentissage de la démocratie n’accorde aucune place à l’opposition et muselle tous les contre-pouvoirs est un non sens qui ne correspond à aucune de nos valeurs et à aucun de nos principes,
• Nos efforts communs soient corrélés à une vision définie pour nos 50 prochaines années
• Notre système de formation scolaire et universitaire retrouve du sens, un sens à la mesure de nos ambitions nouvelles
• Notre système de production de biens et de services gagne en intensité, en modernité et en inventivité ; par-dessus tout, nous mettrons un point d’honneur à sortir des logiques de croissance contemplative afin d’établir une corrélation très forte et mesurable entre croissance et développement. Sur ce point, et c’est essentiel, nous n’hésiterons pas à encourager les critiques d’observatoires indépendants, y compris d’observatoires de proximité qui pourront être sur des analyses plus détaillées tout autant que les grandes agences de ranking,
• Nos efforts soient orientés vers la reconquête des territoires perdus de la culture et de la création artistique
• Notre système judiciaire soit repensé de fond en comble pour rassurer nos compatriotes et pour qu’il serve de bras avancé à notre politique d’attractivité
• La lutte contre le chômage de masse et l’emploi soient érigés en grande cause nationale. A ce sujet, aucun effort, aucune initiative et aucune imagination ne seront de trop. Ici, la première rupture portera sur la vérité et la transparence sur le taux réel de chômeurs par rapport à la population active.
• La lutte contre la corruption se fasse sans la moindre faiblesse, mais sur des mesures claires, transparentes et connues de tous.

Chers amis de la presse nationale et internationale, il s’agit là de quelques exemples de points sur lesquels nous reviendrons en détail lors de nos prochains échanges.




Je vous remercie



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