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Cdvr/ après la sortie de presse d’un président d’association/ Des victimes crient leur colère
Publié le mardi 7 octobre 2014  |  Ivoire-Presse
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Des victimes en veulent au président du collectif des victimes (Cvci) qui était jeudi dernier l’Invité d’Afrique Soir de Rfi. Dans laquelle il a tiré un ‘’bilan très négatif’’ des auditions de la Commission Dialogue ,vérité et réconciliation (Cdvr) . Non sans s’attaquer à la qualité de certaines victimes.
C’est le cœur meurtris, le visage grave, les yeux embués de larmes que Demoiselle Djeneba Diaby s’est confiée à nous vendredi à Cocody. « Comment Diaby peut-il raconter ces genres d’énormité sur le bilan des auditions et qualifier les victimes de fictives ?. Si je vis et que j’ai la joie de vivre aujourd’hui tout comme des milliers de victimes, c’est grâce à la Cdvr. Qui nous a donné espoir. A travers les aides , des soins ,la prise en charge et autres sans oublier le réconfort moral. C’est méchant de sa part de raconter ces choses », indique cette victime qui a été violée pendant la crise poste électorale après avoir reçu une balle dans les reins. Toute chose qui la contraint à marcher aujourd’hui à l’aide de béquille. Le président du Collectif des victimes en Côte d’Ivoire, Issiaka Diaby, était l’Invité d’Afrique Soir de la radio Rfi jeudi dernier .Au cours de cette émission, il a tiré un ‘’bilan très négatif des auditions de la Cdvr qui se sont achevées le 29 septembre dernier. "Le bilan, pour nous, est catastrophique. Nous sommes au regret de constater que la CDVR, contrairement à ses fondamentaux, a réussi à accentuer l’état traumatique des victimes, ce qui nous amène à dire, haut et fort, que la CDVR a failli dans sa mission", a-t-il dit. Une sortie médiatique qui a conduit des victimes à sortir de leur silence et se confier à la presse nationale. Le président du Cvci dans cette échange doute également de la qualité de certaines victimes qu’il juge de fictives. « Pour la gouverne du président du Cvci , ce sont les victimes emblématiques qui ont été auditionnées. Qu’il arrête de dire ces genres de chose qui mettent le feu au pays. Nous sommes à bout de souffle. C’est du mépris pour nous qui continuons de souffrir. Je suis réduite aujourd’hui à néant, à cause de cette crise. Et je le dis M. Diaby a même exploité mon image pour se faire de l’argent », accuse Miss Djeneba . Qui a été chassée de la cour familiale par ses parents. « Mais je suis soulagée car grâce à la Cdvr je suis en train de partir vers une porte d’ouverture », poursuit notre interlocutrice qui gardera à jamais cette violence sexuelle « qui a gâché sa vie » même si elle garde un esprit positif car dit-elle « c’est Dieu qui a voulu cela. ».
Ses 5 enfant tués sous ses yeux
Autre victime qui a tenu a dénoncer les propos du président du Cvci sur RFI , l’imam Camara Broulaye, dont ont a tué ses cinq fils sous ses yeux au quartier Mami Faitê de Yopogon. « Qu’on dise que nous sommes de fausses victimes me fait mal au dernier degré. C’est de la méchanceté. La Cdvr est notre seul réconfort en attendant le soutient du gouvernement. On a décidé de pardonner au nom de la réconciliation. Donc il faut éviter ces genres d’affirmation », conseille l’imam qui garde en mémoire les épreuves douloureuses qu’il a traversé . Pour lui et ses proches, les séances d’auditions de la Cdvr ont été une sorte de catharsis. Tout comme le vieux Broulaye, Mme Sandé Amessan Agnes, industrielle du bois qui a vu sa scierie pillée et incendiée, a exprimé son raz-le bol face aux insinuations du président de Cvci. « Nous ne savons pas ce qu’il recherche à travers ces genres de déclaration, mais qu’il ne nous nargue pas. Car nous vivons le martyr au quotidien. Après avoir géré 500 employés , je suis aujourd’hui réduite à néant. Et quand je lis ces genres de chose, c’est écœurant mais on garde le calme car on veut la paix comme la Cdvr nous l’a fait admettre », relève Mme Amessan . Le chef de l’Etat a été saisi de son dossier depuis des mois . Mais elle attend toujours réparation. En attendant c’est grâce à la Cdvr, selon elle que ses problèmes de santé dû au stress ont été résolus. « La Cdvr est aujourd’hui, comme une sorte de parapluie pour nous victimes », relève-t-elle.
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