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Politique Publié le mardi 31 mars 2015 | Le Bélier Intrépide

Débat sur l’éligibilité du chef de l’Etat Angénor Youan Bi (Cojep) interpelle l’Union africaine : ‘‘Ouattara manœuvre pour s’imposer au conseil constitutionnel’’

Dans une correspondance en date du 29 Mars 2015 dont copie nous est parvenue, Angenor Youan Bi, président du congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples, écrit à Robert Mugabé, président en exercice de l’Union africaine pour solliciter une médiation. Le Cojep qui estime « que de sérieuses menaces planent sur le processus électoral », dénonce la forfaiture qui se prépare au regard du débat sur l’éligibilité de Ouattara qui alimente la polémique. « C’est un euphémisme d’affirmer que les élections à venir en Côte d’Ivoire sont prises en otage par un candidat à la candidature, inéligible mais qui manœuvre déjà par le truchement des moyens de l’Etat pour s’imposer vaille que vaille au conseil constitutionnel », s’inquiète le premier responsable du Cojep qui en veut pour preuve l’arrêt de la Cour suprême de 2000 qui a invalidé la candidature du chef de l’Etat ivoirien. Angénor Youan Bi dans sa correspondance au président de l’Union Africaine espère obtenir la médiation de ce dernier sur les questions de garantie de la « stabilité politique, la restauration de l’Etat de droit, le respect des droits de l’Homme et l’organisation d’élections libres, justes et transparentes. » Le Cojep dénonce, par ailleurs, les entraves au processus démocratique depuis la prise du pouvoir par Ouattara. « La mainmise totale suivant une démarche cavalière empreinte de mépris, sur tout le processus électoral, il importe de noter la caporalisation des médias d’Etat, la privation des libertés publiques et l’instrumentalisation de la justice », déplore Agénor Youan Bi qui réclame l’intervention de l’Union Africaine pour éviter que le pire arrive à la Côte d’Ivoire comme les évènements douloureux de la crise postélectorale qui ont fait plus de 3000 morts, selon l’Organisation des Nations Unies. A noter par ailleurs que Ouattara devenu candidat à la présidentielle de façon exceptionnelle, au regard de l’article 48 de la constitution et des accords de Pretoria, invoque « une jurisprudence » pour échapper à la rigueur de l’article 35 de la constitution. Un contentieux qui n’est pas encore vidé, alors qu’il se fait investir par le RDR. Curieux tout de même.
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