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Jonction des affaires « Gbagbo » et « Blé Goudé » par la Cpi: Me Altit n’en veut pas
Publié le mercredi 1 avril 2015  |  L’Inter
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© Autre presse par DR
Maître Emmanuel Altit, avocat de l`ex-président Laurent Gbagbo)
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L’idée n’emballe pas Emmanuel Altit, avocat de Laurent Gbagbo. La Chambre de première instance 1 de la Cour pénale internationale a décidé, le 11 mars, de joindre les affaires « Gbagbo » et « Blé Goudé », et de ne tenir qu’un procès unique pour les deux hommes, suspectés de crimes contre l’humanité en Côte d’Ivoire.

Emmanuel Altit craint, que cette décision des juges ne soit défavorable à son ex-chef d’Etat de client et s’en explique dans un document disponible sur le site de la Cpi. « Parmi les charges confirmées contre Charles Blé Goudé, il lui est reproché d’avoir eu un rôle, sous le mode de responsabilité de la co-action indirecte, à l’occasion des évènements s’étant produits à Yopougon en février 2011. Le fait de viser ce mode de responsabilité conduit à impliquer nécessairement Laurent Gbagbo pour ces évènements, pourtant non confirmés par les Juges, et donc à faire peser une nouvelle charge contre lui. Laurent Gbagbo va devoir se défendre par rapport aux évènements de Yopougon de février 2011, alors que ces évènements ne font pas partie des faits sous-tendant les charges confirmées contre lui », énonce Emmanuel Altit. La « réalité », dans l’entendement de l’avocat français, est que la jonction des charges et la tenue d’un seul procès auront des conséquences, « la première étant qu’en accusant l’un, le Procureur accusera nécessairement l’autre, par simple application automatique de certains modes de responsabilité, pour des charges pourtant non confirmées ».

Les juges de la Chambre de première instance, en joignant les deux affaires « Gbagbo » et « Blé Goudé », étaient certains d’assurer l'efficacité et la rapidité de la procédure. Emmanuel Altit a une lecture tout à fait différente. « La Chambre n’a pas procédé à une comparaison des charges pesant sur les deux accusés, opération qui devait pourtant constituer la base de toute décision sur une éventuelle jonction », explique Me Altit. L’avocat de Laurent Gbagbo a demandé aux juges l’autorisation d’interjeter appel de l’arrêt du 11 mars 2015. En cela, il est rejoint par la défense de Charles Blé Goudé qui a aussi adressé une correspondance à la Chambre de première instance 1 pour pouvoir interjeter appel de la même décision.
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