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Côte d’Ivoire : le procès de Laurent Gbagbo devant la CPI s’ouvrira le 10 novembre
Publié le jeudi 7 mai 2015  |  AFP
CPI:
© Autre presse par DR
CPI: L`ex-President Laurent Gbagbo lors du procès du 29 octobbre 2013
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La Haye - Le procès de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et de l’ex-chef de milice Charles Blé Goudé, accusés de crimes contre l’humanité lors de la crise postélectorale de 2010-2011, s’ouvrira le 10 novembre à La Haye, a annoncé jeudi

M. Gbagbo, 69 ans, et M. Blé Goudé, 43 ans, qui fut l’un des piliers de son régime et était surnommé "général de la rue", verront ce procès très attendu s’ouvrir quelques semaines seulement après l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire pour laquelle le président sortant Alassane Ouattara part grand favori.

La CPI "a programmé l’ouverture du procès (...) pour le 10 novembre 2015, afin d’entendre les déclarations d’ouverture des parties et participants", a indiqué dans un communiqué le tribunal installé à La Haye.

Les deux hommes sont poursuivis pour leur rôle présumé dans la crise née du refus de Laurent Gbagbo de céder le pouvoir à Alassane Ouattara à l’issue de la présidentielle de 2010. Les violences ont fait plus de 3.000 morts en cinq mois.

Le procureur présentera ses éléments à charge à partir de janvier 2016, à une date qui sera précisée ultérieurement, a indiqué la CPI.

Le procès de M. Gbagbo devait initialement s’ouvrir à la mi-juillet. Mais il avait été reporté après que la CPI eut décidé de joindre les poursuites contre M. Blé Goudé à celles contre l’ancien président, les éléments de preuve étant en grande partie les mêmes.

L’ancien président est accusé d’avoir fomenté une campagne de violences pour tenter, en vain, de conserver le pouvoir.

Charles Blé Goudé est accusé d’avoir "oeuvré étroitement avec Laurent Gbagbo et d’autres membres de son entourage immédiat" pour exécuter un plan commun dont le but était de maintenir l’ex-chef de l’État au pouvoir. Il aurait été à la tête d’hommes ayant tué et violé des centaines de personnes.

Les deux hommes seront jugés pour quatre charges de crimes contre l’humanité: "meurtre, viol, autres actes inhumains ou, à titre subsidiaire, tentative de meurtre, et persécution".

M. Gbagbo dénonce une conspiration fomentée par la France, l’ex-puissance coloniale. Il avait finalement été arrêté en avril 2011, à l’issue de deux semaines de guerre, par les combattants pro-Ouattara appuyés par des forces françaises sous mandat onusien.

Laurent Gbagbo est écroué à la CPI depuis novembre 2011, Charles Blé Goudé depuis mars 2014.

L’ancienne "Première dame" Simone Gbagbo est réclamée par la CPI, mais Abidjan refuse de la lui livrer, expliquant être en mesure de lui offrir une justice équitable. Elle a été condamnée en mars à 20 ans de prison par la justice ivoirienne pour son rôle dans la crise.

Sa condamnation pour "attentat contre l’autorité de l’État", au terme d’un procès vivement critiqué par les défenseurs des droits de l’Homme, n’a fait que relancer les accusations de "justice des vainqueurs".

Aucun membre du camp Ouattara n’a encore été inquiété par la CPI. Aucune personnalité proche du pouvoir actuel n’a jusqu’à présent fait l’objet de poursuites en Côte d’Ivoire.

Le président Ouattara, investi fin avril unique candidat de la coalition au pouvoir, part grand favori de l’élection présidentielle d’octobre, un scrutin jugé crucial pour la stabilité du pays.

Le parti de Laurent Gbagbo, le Front populaire ivoirien (FPI), est en proie à de profondes divisions: un camp, derrière son président Pascal Affi N’Guessan, veut présenter un candidat à la présidentielle. Mais le camp rival refuse un tel scénario et fait de la libération de M. Gbagbo "le coeur de la stratégie de lutte du parti".

Trois cadres de cette ligne dure du FPI ont été interpellés et placés en détention cette semaine, un développement qualifié jeudi de "signal préoccupant" par l’organisation Amnesty International.

jhe/ndy/tmo/fal
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