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Région Publié le jeudi 28 mai 2015 | AIP

En Côte d’Ivoire, 50 % des femmes âgées de 25 à 49 sont mariées avant l’âge légal de 18 ans (MSFFE)

Yamoussoukro - En Côte d’Ivoire, 50% des femmes âgées de 25 à 49 ans sont mariées avant l’âge légal de 18 ans, a révélé, mercredi, à Yamoussoukro (Centre) la secrétaire exécutive de l’observatoire national de l’équité et du genre, Mme Kaba Yaya Fofana lors d’un atelier sur le mariage précoce initié par le ministère de la solidarité, de la famille, de la femme et de l’enfant (MSFFE).

"Selon l’enquête démographique de santé et à indicateurs multiples (EDSCI-III) réalisée en 2012, 57 % sont déjà en union avant 20 ans et 20,7% d’adolescents de 15 à 19 ans sont mariés et vivent en union", a relevé Mme Kaba à l’atelier d’élaboration des messages et des supports de communication pour la campagne de lutte contre les mariages précoces en Cote d’Ivoire en présence du sous-préfet de Yamoussoukro, Yaya Coulibaly.

Elle a précisé que chez les hommes, seulement 6 % sont en union avant l’âge de 18 ans, soulignant que le milieu rural enregistre plus de cas de mariages précoces qu’en milieu urbain. La représentante du ministre Anne Ouloto a également a informé des cas de grossesse de moins de dix ans. Toute chose qui selon elle, a entrainé l’augmentation du taux de mortalité maternelle et infantile, et a accru le taux de contamination au VIH /Sida et de la maladie de fistule obstétricale.

Mme Kaba Yaya a expliqué que les problèmes économiques et les considérations socioculturelles et religieuses sont à l’origine du mariage précoce qui est une violation des droits de la jeune fille parce que cela la prive de son éducation.

Soulignant les nombreuses conséquences liées au phénomène, à savoir la maltraitance, la violence dans les couples, l’abus sexuel et les blessures, la secrétaire exécutive a exhorté les communautés à un changement de comportement "utile" et à rompre avec certaines habitudes, afin de parvenir ensemble à un développement durable.

Initié par le MSFFE avec l’appui technique et financier de l’organisation des Nations unies pour la population (UNFPA), l’atelier réunit une cinquantaine de participants, dont des représentants des ministères techniques, des ONGs de la société civile.

L’objectif, selon les organisateurs, est de concevoir des messages et supports de communication pour la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), notamment les mariages précoces, les mutilations génitales féminines (MGF) et pour la promotion de la scolarisation de la jeune fille en Côte d’Ivoire.

L’atelier permettra d’élaborer un plan accéléré de lutte avec l’implication des leaders communautaires et Ong, d’exploiter les axes stratégiques pour déterminer les publics cibles prioritaires, de dégager les caractéristiques, et proposer un fil conducteur pour la campagne de sensibilisation des leaders communautaires et guides religieux.

Il sera l’occasion pour le MSFFE et ses partenaires de sélectionner et proposer des supports appropriés aux différentes cibles et aux différents messages (spots télé, spots radio, affiches, dépliants ou autres) et de faire des séances de photos et de réaliser des tournages par rapport aux scénarii écrits avec des leaders communautaires et guides religieux connus, et ayant une grande influence sur leur communauté aussi bien sur le plan national que régional.

nam/ask
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