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Abdourahmane Cissé, le jeune 1er
Publié le mercredi 3 juin 2015  |  Twins
Gestion
© Abidjan.net par Marc Innocent
Gestion budgétaire: le ministre Abdourahmane Cissé préside la cérémonie de lancement de la Cellule d’Information des Opérateurs Economiques (CEFIOPE)
Mardi 12 Mai 2015. Abidjan. Abdourahmane Cissé, ministre auprès du Premier Ministre en charge du budget a présidé la cérémonie de lancement des activités de la Cellule d’Information des Opérateurs Economiques en présence du patronat ivoirien et de nombreux acteurs de l`économie ivoirienne.
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DEVINETTE : Mon premier a 34 ans, mon second a fait de brillantes études supérieures en Europe, mon troisième a travaillé pour une banque d’affaires en Angleterre, mon tout est Ministre en Côte d’Ivoire! Qui suis-je ?
ABDOURAHMANE CISSE : Ministre auprès du Premier Ministre, chargé du Budget, le plus jeune ministre du gouvernement ivoirien dirigé par le Premier Ministre Daniel Kablan Duncan.
Précédemment Conseiller du Président de la République en charge des Finances publiques (2012), puis Directeur de Cabinet du Ministre auprès du Premier Ministre, chargé de l’Économie et des Finances (janvier 2013), le Ministre auprès du Premier Ministre chargé du Budget depuis le 19 novembre 2013, séduit forcément par son engagement au travail.
Il a en charge la préparation et la mise en œuvre de la politique de l’Etat en matière budgétaire et fiscale ainsi que les questions relatives aux douanes et droits indirects.
Rigoureux et méticuleux, ce détenteur d’un master en Sciences économiques et gestion des ressources pétrolières sait de quoi il parle, quand il s’agit de budget, domaine très sensible au niveau de l’administration ivoirienne qui nécessite une bonne dose de lucidité pour réussir.
En effet, le budget étant défini comme l’ensemble des documents, votés par le Parlement, qui prévoient et autorisent les ressources et les charges de l’État pour chaque année, établir le budget de l’Etat est un acte de prévision et d’autorisation annuelles de perception des impôts et de dépense des deniers publics. Cet acte suit des règles précises de présentation et de vote qui permettent de retracer, de manière lisible et sincère, l’intégralité des recettes et des charges de l’État.
C’est pourquoi, il fallait à ce poste un homme engagé, généreux dans l’effort et chez qui clairvoyance rime avec anticipation. Et ce poste va à ABDOURAHMANE CISSE comme un gant.
Maitrisant à souhait les principes budgétaires (le principe d’annualité, le principe d’unité, le principe d’universalité, le principe de spécialité et le principe de sincérité), l’ancien Trader de la banque d’affaires Goldman Sachs International de Londres a du métier à revendre.
Les étapes du budget (la préparation, la notification, la construction et la légalisation) et ses différentes sections (fonctionnement et investissement) n’ayant plus de secret pour lui, le polytechnicien a vite fait de dresser l’état des lieux : Une fraude importante estimée à plus de 400 milliards par an en moyenne pour les seules recettes intérieures et un secteur informel en constante progression qui représente à ce jour plus de 40% du PIB, sans tenir compte de ce que les grandes entreprises chiffrées à 1.4% du total du fichier des impôts à fin juin 2014 supportent plus de 80% des prélèvements obligatoires contre 0.3% de prélèvements attribués aux très petites entreprises, pourtant les plus nombreuses ; le taux global d’investissement, atteignant maintenant 18 % du PIB, qui reste sensiblement en dessous de la moyenne subsaharienne et insuffisant pour maintenir à long terme le taux de croissance actuel du PIB.
Thérapie proposée : une meilleure gouvernance fiscale et une restructuration profonde de notre politique budgétaire pour en faire un véritable instrument de développement au service de notre économie, adossée à l'optimisation du potentiel fiscal, à une meilleure gestion des marchés publics et des projets publics privés (PPP) et une plus grande variété d’opportunités pour le Secteur Privé....:

De plus, le Gouvernement a décidé d’engager la réforme fiscale, large concertation sur le système fiscal ivoirien, en réunissant l’ensemble des institutions à l’effet d’examiner les règles légales, la règlementation, la gouvernance et les pratiques fiscales.
Le but de la manœuvre est de revisiter le système fiscal en y intégrant les attentes du Secteur Privé en vue d’établir un bon climat de confiance avec l’Etat.

Tout ceci permet au pays de prévoir 2754,9 milliards FCFA de recettes fiscales pour l’année 2015, qui traduit un accroissement de 11,1% par rapport aux estimations de 2014.
Du coup, pour 2015, le budget de l’Etat de Côte d’Ivoire s’élève à plus de 5 000 milliards FCFA! Pour la première fois de l’histoire ! Quel pari !

Ce nouveau budget, caractérisé par le dynamisme de l’activité économique et le renforcement des investissements ainsi que la maîtrise de l’inflation et fondé sur un taux de croissance projeté de 10% en 2015 contre 9% en 2014, s’équilibre en ressources et en dépenses à 5014,3 milliards FCFA, soit une hausse de 13,8% par rapport à celui de 2014.

Sacré CISSE !

TWINS pour sa cinquième parution, lui ouvre, de façon légitime d’ailleurs, ses portes ! En lui consacrant sa « Une » ! Histoire de célébrer les prouesses de ce jeune premier !
Bonne lecture et à très bientôt !
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