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Société Publié le mardi 9 juin 2015 | Ministères

Lancement officiel des épreuves écrites du BEPC : Madame Kandia Camara souhaite bonne chance aux candidats

© Ministères Par DR
Examen de fin d`année: Kandia Camara à Gagnoa pour lancer les épreuves du BEPC
Le ministre de l’éducation nationale et de l’enseignement technique, Kandia Camara a procédé ce Lundi 8 Juin 2015 à Gagnoa au lancement des épreuves du BEPC session 2015
Le Ministre de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique (MENET), Mme Kandia Camara a procédé ce lundi au lancement officiel des épreuves écrites du BEPC au Lycée Moderne I de Gagnoa. Comme à l’accoutumée, ce fut un moment de communion et de communication intenses avec les enfants. En effet, c’est à 7h40, que le véhicule de commandement du Ministre entre dans l’immense établissement. C’est le calme plat. Le silence des grands jours. On se croirait dans une thébaïde. Que non ! Mais l’accueil est solennel. Tout le corps préfectoral est présent pour rendre les honneurs à l’infatigable maman des élèves de Côte d’Ivoire. Le Directeur Régional de l’Education Nationale et de l’Enseignement Technique (DRENET), naturellement est présent. Des officiers supérieurs de la Gendarmerie, un commissaire de Police et ses éléments ne se contentent pas de frapper l’éternel garde-à-vous. Ils assurent la sécurité des candidats. Sans parler des enseignants, en grand nombre dans la cour. Qui entrain de courir, en quête d’une liste, qui se rassurant si tous les candidats sont en place. L’accueil est sobre. Il est même accéléré. Mme Kandia Camara prend donc la direction du secrétariat de l’établissement. Là, elle s’enquiert du moral des troupes. Ils est au beau fixe. Mais ils cachent mal leur trac face au Ministre. C’est normal, ce n’est pas tous les jours que le grand patron est dans les murs. Mais, il n’y a rien à signaler : tout le monde est en place. Il y a un ou deux surveillants par salle. Et quasiment pas d’absent. Madame et sa suite apprennent ainsi que ce centre compte 383 candidats au BEPC et 338 candidats au test d’orientation en seconde. Cap sur la première salle d’examen. Les enfants sont un tantinet tendus. Cela n’échappe pas au Ministre. Elle essaie alors de détendre l’atmosphère.

-Est-ce que ça va ce matin ? Demande-t-elle. La réaction des enfants est tiède. Elle insiste donc.

-Oui, Madame, ça va bien ! Réagissent-ils en chœur.

Il n’en fallait pas plus pour rassurer la Ministre. Ils applaudissent, elle sourit. Le message semble être passé. Ainsi, elle les invite à rester détendus, à ne pas avoir peur.

-Considérer qu’aujourd’hui, commence-t-elle, est un jour comme les autres. Ne soyez pas angoissés. Soyez plutôt confiants.

Elle poursuit dans la même dynamique. Bientôt, la fibre maternelle prend le dessus. Elle leur souhaite bonne chance. Fais des prières pour eux. On a le sentiment qu’elle parle à ses propres enfants. Cela dit, arrive le temps de la vérification des épreuves. Un candidat est choisi pour ouvrir le paquet et attester qu’ils sont régulièrement scellés. Cette responsabilité échoit à la petite Doukouré Naminata. Comme à l’accoutumée, elle prend la grosse enveloppe en plastique, la tourne et la retourne dans tous les sens. Elle la secoue. Il n’y a rien à faire, le secret est précieusement gardé. Dès lors, elle se saisit d’une paire de ciseaux pour l’ouvrir. Après quoi, elle en retire une autre grosse enveloppe en plastique, plus petite que la précédente. Elle ouvre celle-ci. Mais les épreuves sont hermétiquement enfermées. Elle l’ouvre, puis apparaissent de petits paquets eux-aussi enfermés dans une enveloppe en plastique. Ouf, l’assistante secoue la tête d’étonnement devant l’impressionnant labyrinthe, qui abrite les épreuves. « Quelle protection ! »Me suis-je dit intérieurement. On dirait que les épreuves sont protégées par une tour d’ivoire, des cercles concentriques qui sont autant de remparts infranchissables contre la fraude. La fraude ? Il n’y a pas que les forces de l’ordre pour empêcher les vendeurs d’illusion d’accéder à l’école. Il y a aussi des surveillants sévères. Et la sensibilisation continue. Au secrétariat, devant les salles de classe, partout , que ce soit au Lycée Moderne II, qu’elle a visité plus tard, des affiches placardées au mur avertissent les candidats beaucoup plus qu’elles ne parlent à la conscience des candidats : « la fraude et la corruption tuent l’école. Combattons-les en appelant au 800.800.55 ou au 56 54 36 13… ». Ce message cosigné par l’USAID et le MENET est visible aussi à Divo, deuxième ville visitée par le Ministre. A Divo, la température est plus chaude. Car Madame le Ministre y arrive à la fin de la première épreuve, la composition française. Les enfants sont donc un peu libres. Ils profitent alors pour saluer Maman-Kandia. Dès qu’elle a franchit le portail de l’établissement, ils sortent tous comme un seul enfant, se mettre au balcon pour la saluer. Mais ils ne descendent pas. En raison des consignes strictes mis en place aux examens par le Ministre. Madame le Ministre leur rend, tout sourire, et avec de grands signes de la main la chaleureuse affection, l’indéfectible attachement. Au Collège Secondaire Djiboua, la figure de la mère apparaît plus présente. Ses conseils et ses prières aussi. « Puisque vous déclarez avoir bien travaillé pendant ces neuf mois. Alors je vous fais confiance. Ne soyez donc pas stressés, soyez relax. Considérez ces épreuves comme les derniers devoirs de l’année », leur susurre-t-elle. Et d’ajouter : « En général, là ou je vais pour lancer les examens, tout se passe bien. Et les candidats des salles, que je visite font 100%. J’espère que vous n’allez pas déroger à la règle. » Les enfants s’écrient AMEN ! Et applaudissent à tout rompre. La sirène retentit. C’est l’heure de démarrage de la deuxième épreuve de la journée : l’épreuve de physique et chimie. Comme à l’accoutumée, la figure du professeur apparaît. Et Madame le Ministre distribue elle-même les épreuves, aux 30 candidats de la salle du Lycée Moderne I de Divo (ou elle est arrivé après le CS Djiboua), qui savoure cet honneur par un petit sourire. L’espoir, sans doute d’un lendemain meilleur…L’examen durera jusqu’à vendredi.

Lassina KEITA (SCDA)
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