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Monographie du département d’Adiaké
Publié le jeudi 3 septembre 2015  |  AIP
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Adiaké - Situé dans le Sud-Est de la Côte d'Ivoire, le département d’Adiaké intègre la région du Sud-Comoé et constitue une des étapes de la visite d’Etat qu’effectuera, à la mi-septembre, le président de la République, Alassane Ouattara, dans cette région.

Situation géographique

Le décret 97-16 du 15/01/1997 crée le département d’Adiaké avec pour limites, au Nord, le département d'Aboisso et à l’Ouest, la sous-préfecture de Bonoua. La circonscription ouvre à l’Est sur le Ghana voisin et est bord é au Sud par l’Océan Atlantique.

Ce département compte quatre sous-préfectures, à savoir Adiaké, Assinie-Maffia, Etueboué et Tiapoum et trois communes.

La localité est située à 94 km d’Abidjan. La superficie est d’environ 1088 km2 dont 798,3 km2 pour l’étendue des terres et 289,7 km2 pour celle des eaux.

Peuplement

La démographie de la population selon le RGHP de 2014 a été estimée à 83 547 Habitants dont 51,37% d’hommes et 48,63% de femmes avec une densité de 77 hbts au KM2.

Adiaké une déformation de "Adjêkê", le nom d’un ruisseau qui baigne la localité, est originellement la terre des Ehotilé et des Essouma. Les Ehotilés étaient les premiers, ils ont été rejoints plus tard par l es Essouma qui ont migré vers ces territoires en provenance d’Egypte selon l’histoire.

Les Ehotilé, selon la légende, proviendraient des profondeurs des eaux. La tradition orale enseigne en effet que le patriarche Ehotilé, Gbandji Gniman, aurait émergé des eaux (du coté de ELEMA dans la sous-préfecture d’Etuéboué) entre le 12ème et le 13ème siècle avant Jésus-Christ.

Les Essouma auraient, quant à eux, migré, d’après l’histoire, d’Egypte sous la conduite du prince Aka Sribo. La chute du grand empire d'Egypte les aurait poussés à quitter les environs de la vallée du Nil, où ils étaient localisés, pour arpenter les grandes étendues désertiques et parvenir au Ghana puis sur les terres appelées aujourd’hui Adiak&eacu te; entre le 16ème et le 17ème siècle.

Ces derniers à leur arrivée se sont installés à Assoko en passant par Esso. Ils se sont déplacés par la suite sur un nouveau site entouré d'épines impénétrables pour créer le village Eisini qui par déformation a donné Assinie qui signifie où te caches-tu.

Ce peuple tirait sa puissance économique de l'or et de la production de sel. Ainsi, la cour du roi d'Assoko fut la première porte d'entrée du colonisateur en Côte d'Ivoire.

Les Adouvlais-Sohié ou N'zima ou encore Appolociens (peuple de pêcheurs), après les Essouma, ont migré aussi vers les terres qui forment aujourd’hui Adiaké en provenance de la région d'Adu au Ghana, sous la direction du roi Kroutchi.

Ceux-ci ont fond&eacut e; le village de Tiapoum qui signifie (attraper la fumée) en 1816, après avoir fui le Ghana à la suite d'un conflit entre le roi Kroutchi et un autre roi nommé Bognini.

Aujourd’hui avec ces trois peuples qui ont habité en premier la région vivent également des colons Agni (qui forment 17% de la population selon le RGPH) et Baoulé (qui forment 5% de la population selon le RGPH).

Le département d'Adiaké, de par ses énormes potentialités commerciales et touristiques, a enregistré l'afflux de nombreuses populations venus de la sous-région. Vivent de ce fait dans la localité une forte communauté Ghanéenne ainsi que des communautés venues du Burkina Faso, du Mali du Bénin, du Togo, du Nigéria, du Sénégal…

Economie

La pêche constitue la principa le activité économique du département d’Adiaké. Elle se pratique aussi bien sur le plan d’eau lagunaire Aby, vaste de 42500 ha qu’en mer sur le plateau continental de 2520 km2 au large de la façade maritime d’Assinie-Mafia.

La production de la pêche sur les trois dernières années a connu une hausse évolutive de 30,50% en 2012, puis 113,05% en 2013 et enfin 108,85% en 2014.

Les populations tirent toutefois l’essentiel de leurs ressources de l’agriculture même si relief en général accidenté surtout au niveau des sous-préfectures de Tiapoum, et d'Etuéboué ne favorise pas toujours l’activité agricole à Adiaké, signale-t-on.

La région ne contribue en effet que pour 1,89 % au PIB agricole national.

La sous-préfecture d’Adiaké dispose néanmoins de plantations de palmier à huile, de cocotier, d’hévéas, de l’ananas, de café, et du cacao.

Les deux dernières cultures citées dont l’exploitation était en voie de disparition au cours de la dernière décennie connaissent un regain aujourd’hui avec de jeunes plantations localisées essentiellement dans les villages d’Attiekoi-Toumanguié, de Djiminikoffikro, et d’Aboutou.

Infrastructures

Le département d'Adiaké présente aussi la grande particularité de disposer de nombreux atouts pour la promotion et le développement d’une économie touristique.

Bien que disposant des infrastructures de base, Adiaké n’a pas connu l’essor d’urbanisation qu’il aurait fallu. Le département dispose de trois centres urb ains : les villes d’Adiaké, d’Assinie-Mafia, et d’Etuéboué.

Ces viles disposent chacune au moins d’un hôpital, de plusieurs écoles primaires, d’au moins un établissement secondaire. Ces localité ont accès à l’électricité, dispose d’un système de distribution d’eau potable, et ont accès au réseau de téléphonie fixe et mobile.

(AIP)

zsg/kg/ask
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