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Économie Publié le lundi 28 septembre 2015 | Primature

Séminaire de présentation du rapport De la phase II de l’etude pour l’elaboration du plan strategique cote d’ivoire–pays émergent 2020: Mot de Monsieur le directeur de cabinet

© Primature Par DR
Séminaire de présentation du rapport De la phase II de l’etude pour l’elaboration du plan strategique cote d’ivoire–pays émergent 2020
Samedi 26 Septembre 2015 . Abidjan . Séminaire de présentation du rapport De la phase II de l’etude pour l’elaboration du plan strategique cote d’ivoire–pays émergent 2020
• Messieurs les Conseillers du Président de la République ;
• Mesdames et Messieurs les Directeurs de Cabinet ;
• Mesdames et Messieurs les Conseillers spéciaux, Conseillers techniques de la Primature et des Cabinets Ministériels ;

• Mesdames et Messieurs les Représentants des institutions multilatérales et bilatérales de développement ;

• Messieurs les Présidents des Organisations professionnelles du secteur privé ;

• Mesdames et messieurs les Directeurs Généraux ;
• Mesdames et Messieurs les Directeurs ;
• Mesdames et Messieurs les Représentants de la société civile ;
• Mesdames et Messieurs de la presse
• Mesdames et messieurs,

Je voudrais, tout d’abord, vous remercier pour votre présence au présent séminaire qui marque une étape importante dans la réalisation de l’étude pour l’élaboration du Plan stratégique Côte d’Ivoire Pays Émergent en 2020.

Je voudrais également me féliciter du niveau élevé des participants, en ce lieu tout aussi symbolique que magnifique. Votre présence augure de discussions enrichissantes dans la perspective de l’amélioration du projet de rapport final de la phase II élaboré par le Centre de Développement de l’Organisation pour la Coopération et le Développement Economiques (OCDE).

Il convient de rappeler que cette seconde phase est consacrée à l’analyse approfondie des problématiques identifiées dans la première phase afin de formuler des recommandations de politiques publiques, avec une attention particulière sur les actions indispensables pour la transformation structurelle de l’économie

Mesdames et Messieurs,

permettez-moi de rappeler, et cela est très important, que c’est dans le cadre de sa vision de « faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020 », que le Président de la république, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA a demandé au Premier Ministre de doter la Côte d’Ivoire d’un instrument de pilotage stratégique de son développement économique, social, environnemental et culturel.

En conséquence, le Gouvernement et le Centre de Développement de l’OCDE ont signé un accord le 3 septembre 2014, il y a donc une année, pour la réalisation de cette étude dans le cadre de ses Examens Multidimensionnels par Pays.

En ce qui nous concerne, la Côte d’Ivoire a demandé que cette étude nous permette de fixer le cap de l’émergence du pays à l’horizon 2020. Elle a donc pour objectif d’offrir au Gouvernement un cadre de référence pour la réalisation de sa stratégie liée à la vision d’émergence de la Côte d’Ivoire à l’horizon 2020.

Pour y parvenir, la mission confiée à l’OCDE comporte des diligences précises. Il s’agit notamment :

- de réaliser un diagnostic complet de l’économie ivoirienne, assorti d’une identification des obstacles au développement du pays et à l’atteinte d’une croissance soutenue et inclusive sur le long terme ;

- d’identifier clairement les leviers et les moteurs de croissance de la Côte d’Ivoire qui lui permettront d’atteindre et de maintenir sur le long terme des taux de croissance soutenus, nécessaires pour accélérer la progression vers l’émergence.
- de proposer aux autorités des pistes d’actions et des mesures concrètes sur les problématiques identifiées, assorties de stratégies sélectives qui offrent au Gouvernement un cadre de référence pour la réalisation de sa stratégie liée à la vision d’émergence de la Côte d’Ivoire à l’horizon 2020 ;
- d’identifier les projets d’infrastructures indispensables pour accompagner la transformation structurelle de l’économie ivoirienne, avec leurs impacts potentiels sur la compétitivité de l’économie.

Au total, je voudrais rappeler que l’étude vise à identifier les forces et les faiblesses de l’économie ivoirienne, les secteurs les plus porteurs pour soutenir une croissance forte, durable et inclusive d’une part, et de proposer un chronogramme de politiques publiques/mesures précises à mettre en œuvre pour parvenir à construire une nation émergente, d’autre part. En effet, il est largement partagé que seule une croissance économique forte et durable permettra à notre pays d’emprunter de manière irréversible le chemin de l’émergence dès 2020.

Mesdames et Messieurs,

Dans la mesure où nos discussions doivent s’appuyer sur les principales conclusions la première phase de l’étude relative à l’analyse diagnostique du développement de la Côte d’Ivoire, il me parait nécessaire de rappeler les cinq contraintes majeures identifiées par l’OCDE comme constituant des obstacles transversaux susceptibles d’entraver la marche de la Côte d’Ivoire vers l’émergence. Il s’agit de :
i. la faiblesse de la compétitivité du secteur productif de notre pays: la diversification, l’attractivité et l’intégration au sein des chaines de valeurs mondiales de l’économie ivoirienne sont jugées largement en dessous de leur potentiel. De même, la dépendance aux ressources naturelles, et plus particulièrement des productions agricoles, renforce la vulnérabilité de l’économie ivoirienne. L’agriculture continue de représenter une part importante de l’économie (28 % du PIB) et de l’emploi (33 %) ;

ii. la nécessité de renforcer le capital humain et l’accumulation des compétences : l’emploi est dominé par le secteur informel qui représente 90 % des emplois et la précarité. Ainsi, près de la moitié des emplois se situent dans l’agriculture, le commerce de détail et les autres services ;

iii. l’insuffisance des infrastructures et les dotations en terre freinent le développement du pays : a titre d’exemples, le pourcentage de routes revêtues (8 % du réseau routier total) est bien en deçà de de celui des pays comme l’Indonésie (50 %) ou la Malaisie (80 %) ; les infrastructures d’électricité existantes sont insuffisantes ;

iv. des limites encore importantes aux capacités de financement de l’économie: le financement du développement nécessitera un secteur financier beaucoup plus dynamique en raison de la corrélation étroite établie entre le développement du secteur financier et le développement économique global d’un pays.

v. la gouvernance et des capacités de l’Etat qui demeurent des défis majeurs malgré des réformes importantes réalisées en matière de finances publiques, d’amélioration du climat des affaires, des capacités de l’administration publique depuis la fin de la crise.

Sur cette base, les principaux axes de travail pour la seconde phase de l’étude ont été identifiés comme suit :

i. les conditions du passage d’une économie agricole à une économie industrialisée ;

ii. la compétitivité de l’ensemble des chaines de valeur de l’économie ivoirienne ;

iii. le développement du capital humain, l’éducation, la formation et la santé ;

iv. l’innovation technologique, la recherche et développement ;
v. la gouvernance ;
vi. le financement du développement, surtout des infrastructures (routes, ports, aéroports, énergie, télécommunication et technologies de l’information), des petites et moyennes entreprises et de l’entreprenariat national ;

vii. le bien-être des populations ;
viii. l’environnement et le développement durable ;
ix. le développement des secteurs énergétique et minier ;
x. le développement des technologies de l’information et de la communication afin de tirer largement profit de l’effet du rattrapage numérique ;

xi. le développement régional en mettant l’accent sur les potentialités de chaque région ;

xii. les infrastructures structurantes indispensables pour accompagner l’émergence de la Côte d’Ivoire.
xiii. Il nous revient en conséquence de nous assurer que le rapport préliminaire qui nous est soumis prend en compte ces orientations.






Mesdames et Messieurs,

Dans e cadre de la présente mission, la troisième phase de l’étude a été amorcée. Cette dernière phase doit aboutir à l’établissement de la feuille de route pour l’atteinte de l’émergence.

Cette ultime phase devra mettre l’accent sur les points suivants :
• l’identification et la priorisation des leviers et moteurs d’une croissance forte, durable et inclusive sur lesquels un accent particulier devra être mis en vue de l’atteinte de l’émergence;

• l’élaboration d’un tableau de bord de critères de performance qui établira les objectifs spécifiques à réaliser dans la marche vers l’émergence ;

• la définition des actions et mesures concrètes de la feuille de route à mettre en œuvre, assorties d’un chronogramme détaillé en vue de répondre aux objectifs spécifiques arrêtés pour l’atteinte de l’émergence en 2020, avec une priorisation des interventions et une analyse intra et intersectorielle. Ces actions et mesures devront couvrir de façon exhaustive les aspects importants de la marche vers l’émergence, notamment :

o le passage d’une économie agricole à une économie industrielle ;
o l’amélioration de la compétitivité de l’ensemble des chaines de valeur de l’économie ivoirienne ;
o le développement du capital humain, l’éducation et la formation ;
o l’innovation technologique et la recherche - développement ;
o la bonne gouvernance ;
o le financement adéquat du développement, surtout des infrastructures (routes, ports, aéroports, énergie, télécommunication et technologies de l’information), des petites et moyennes entreprises et de l’entreprenariat national;
o l’amélioration du bien-être des populations ;
o l’environnement et le développement durable ;
o le développement du secteur minier et des technologies de l’information et de la communication ;
o la réalisation d’infrastructures structurantes indispensables pour accompagner l’émergence.


Mesdames et Messieurs,

Je voudrais, avant de clore mon propos, me féliciter du grand intérêt manifesté par les différentes composantes de la société ivoirienne : le Gouvernement et la haute administration publique, les partenaires au développement (Banque Mondiale, FMI, BAD, PNUD, Agence française de Développement, …) le secteur privé, le monde universitaire et la société civile. En effet, cette initiative bénéficie :

- d’un engagement politique fort manifesté par l’accord formel du Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA sur demande du Premier Ministre qui suit particulièrement l’évolution des travaux réalisés dans le cadre de l’étude. En témoigne la longue audience accordée aux experts de l’OCDE le vendredi dernier à la Primature;

- de l’existence d’une collaboration étroite entre les experts de l’OCDE et la partie ivoirienne ;

- d’une méthodologie renforçant le caractère participatif et inclusif de l’étude afin d’en faciliter l’appropriation à travers l’organisation de nombreuses rencontres bilatérales entre l’équipe d’experts de l’OCDE et la partie ivoirienne (membres du gouvernement, responsables de l’administration publique, secteur privé, universitaires et centres de recherche, organisations de la société civile, etc.). Il s’est même tenu un séminaire de présentation du rapport de la première phase et de l’esquisse de la seconde phase de l’étude en région (Yamoussoukro) à l’intention des membres du corps préfectoral, des élus locaux et des agents de développement local.
Pour tout dire, cette étude est la nôtre, et la conjugaison de nos efforts et réflexions permettra d’atteindre pleinement les résultats attendus par le Gouvernement.


Je vous remercie de votre aimable attention
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