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Sport Publié le vendredi 16 octobre 2015 | La Tribune Ivoirienne

Interview / Alexis Vagba: « Quand on ne reconnait pas une Fédération, on refuse sa subvention »

© La Tribune Ivoirienne Par Prisca
Crise à l’Africa Sports : le camp Vagba Alexis face à la presse
Mardi 28 mai 2013. Abidjan. Vagba Alexis clame sa légitimité à la tête du conseil d’administration de l’Africa Sports au cours d`une conférence de presse.
Soutien indéfectible du président sortant de la Fif, le boss des Oyés revient sur la situation qui prévaut ainsi que sur la marche du club vert et rouge.

Président, au terme de votre première saison à l’Africa Sports, vous terminez Africains avec en prime une Coupe Nationale. Peut-on dire que toutes vos espérances sont quelque peu comblées ?

Les résultats sont importants pour nous et nous en sommes contents. La quatrième place en championnat est même un bonus pour nous. Mais toutes nos espérances ne sont pas comblées. Car nous aurions, au terme de notre première saison, voulu entamer un tant soit peu la construction du club : avoir au moins un terrain d’entrainement, terminer le siège etc… Mais les palabres ont fait que nous n’avons pas pu avoir de partenaires pour faire aboutir tout cela. Le comité directeur de l’Africa Sport qui cravache dur, avec l’aide de quelques personnes qui sauront se reconnaitre et à qui je tiens à dire merci, nous ont permis d’atteindre tous ces résultats et de terminer en beauté.

Peut-on affirmer que ces résultats ont contribué à ramener quelque peu la paix dans cette famille sportive célèbre pour sa grande agitation ?

En tout cas les résultats ont travaillé pour moi. Personnellement, j’ai travaillé à cela en tendant la main à tout le monde. Personne n’ignore que nous avons des difficultés. Pourtant autant, on n’a jamais signé forfait. Malgré les problèmes, j’ai été porté en triomphe par des joueurs qui étaient contents de jouer à l’Africa Sports. Obligés de nous séparer de certains, c’est pourtant tous les joueurs qu’ils sont chez moi pour me supplier de les laisser continuer l’aventure avec l’Africa. Mais ça va dépendre de l’entraineur. Tout ce que les gens racontent dehors est faux. Tout le monde sait la situation au niveau de la subvention fédérale qui sera versée dans quelques jours et qui nous permettra de tout solder avant le début du championnat. En tout cas, on est très content.

Vous parlez de tranquillité alors qu’il est question d’une autre affaire en justice ?

Je ne souhaite pas faire de commentaires sur une affaire en justice (le verdict devrait tomber lundi 12 octobre dernier). Mais je peux vous dire que Konan Adolphe n’est pas un supporter à jour de ses cotisations et donc il nous ne saurait intenter une action en justice contre le président du club.

Qu’en est-il des rapports à Koné Cheick Oumar qui continue de se proclamer président de l’Africa Sports ?

Je n’ai pas de problème avec la justice sur ce plan. J’ai beaucoup de respect pour Koné Cheick et c’est à lui de se rendre compte des réalités. Je ne veux pas remuer le couteau dans la plaie, mais la justice s’est déclarée incompétente, à tous les niveaux, dans cette affaire. J’ai toujours dit que pour moi, le problème était réglé à partir du moment où la justice saisie par Koné Cheick pour contester la nomination de Me Cheickna Sylla, s’est déclarée incompétente en la matière.

Vous êtes présenté comme l’un des soutiens sûrs au président Augustin Sidy Diallo. Que pensez-vous du bras de fer actuel entre celui-ci et une partie des clubs ?

En tant que président de club, je suis un peu embêté sur la question. J’ai cependant vu une convocation dont l’ordre du jour unique était de discuter de la subvention due aux clubs. Mais le président Sidy Diallo a soldé la totalité des sommes dues à la Ligue 2 et à la Division 3 et a donné une partie aux clubs de Ligue 1. Alors qu’il se racontait déjà que la Rti avait versé à la Fédération ce qu’elle lui devait et que celle-ci avait déjà dépensé cette somme. Mais le jour de la signature de la convention entre la Fif et la Rti, celle-ci a démenti les rumeurs et affirmé que c’est le 15 octobre qu’elle verserait la première tranche de ce qu’elle doit. Avant de verser la totalité fin novembre. Il y a eu ensuite le conseil des ministres qui a donné raison à Sidy Diallo, en décidant de régulariser la situation financière vis-à-vis de la Fif. Donc Sidy Diallo a non seulement soldé une partie des subventions, mais il a promis que le 21 novembre, il organiserait une assemblée générale extraordinaire pour mettre en place la commission électorale dont, semble-t-il, les membres sont salariés. Et qu’on ne pouvait donc pas les maintenir pour une élection qui se tenait à la dernière année. Enfin, qu’on irait aux élections le 21 janvier 2016. Que celui qui veut aller aux élections se présente. On ne peut pas faire des palabres pour cela.

A vous entendre, tout va pour le mieux dans le football ivoirien ?

Pour moi, il n’y a aucun problème (il hausse le ton).

Même au niveau de vos textes ?

Je ne suis pas un juriste mais je regarde les textes. Vous ne pouvez pas mettre fin à un mandat de quatre ans en juin 2015, alors que la personne a été élue en septembre 2011. Et puis les textes disposent qu’il a jusqu’au mois de juin suivant la fin de son mandat pour organiser les élections. Mais il ne veut pas aller jusqu’en juin, il propose la date du 21 janvier pour les élections. Alors, où est le problème ?
Mais les textes prévoyaient la mise en place de la fameuse commission électorale dès l’assemblée générale ordinaire de juin 2012 ?

Mais les mêmes textes disent que c’est lui qui met en place la commission électorale. Or il dit qu’il a gardé la même commission. En tout cas, il ne devrait pas avoir problème. A partir du moment où la commission sera mise en place et que les candidats potentiels auront deux mois pour faire acte de candidature.

Qu’en est-il du respect des textes qui donnent une date pour la mise en place de la commission ?

Mais ça ne suffit pas pour l’enlever. Et puis, pourquoi aller en justice et créer ainsi un tohu –bohu alors qu’il est clairement stipulé que tous les clubs affiliés aux associations nationales qui elles-mêmes sont affiliées à la Caf et à la Fifa sont assujetties au respect des mêmes lois qui interdisent d’envoyer une affaire en justice ? Si nous ne respectons cela, nous risquons d’être sanctionnés par la Caf. Est-ce ce que veulent ceux qui sont saisi la justice ? Je suis désolé, mais quand on te convoque à la commission de discipline et que tu t’y refuses ? Si on ne reconnait même pas la Fédération… C’est pourquoi au niveau de l’union, nous avons dit au président Anzouan Kacou qu’avant de prendre position, il faut qu’on se réunisse.

Quelle est aujourd’hui l’ambiance au niveau de l’Union ?

Mais j’ai eu Anzouan hier au téléphone (l’interview a été réalisée le 08 octobre dernier). Nous avons fait le communiqué et il n’était pas très content, mais nous avons mis dans ledit communiqué ce que nous avons décidé à la réunion. Anzouan nous a dit à l’Union qu’il n’avait jamais signé de résolutions et que c’était un projet de résolutions qui devrait être discuté au niveau de chaque structure avant adoption.

Mais nous sommes bien dans une situation de blocage puisqu’il n’y a aucune date précise pour la reprise ?

(Il nous interrompt vivement). Mais non, nous ne sommes pas dans une situation de blocage. Car on m’a dit que je joue la Super Coupe le jour de l’assemblée générale extraordinaire pour la mise en place de la commission électorale. C’est aussi ce jour là que tous les lauréats de la saison seront récompensés… Il ne faut pas être braqué. Quand vous dites que vous voulez la subvention et qu’on vous dit que ce sera tel jour, quand vous dites que vous voulez aller aux élections et qu’on vous dit que ce sera tel jour, où est le problème ? La Fif a bien convoqué tous les clubs pour faire des propositions. Cette rencontre a eu lieu et des propositions ont été faites. Il ne sert donc à rien de dire que c’était seulement deux clubs de Ligue 1 qui étaient là. Tout le monde sait aujourd’hui que certains clubs ne viennent jamais aux réunions. Même celle du Grand Hotel au Plateau, ils étaient absents. Il ne fallait donc pas faire passer une feuille de présence et estimer qu’on était tel nombre et donc le président doit partir. Ça n’a pas de sens. Et puis, quand on ne reconnait pas quelqu’un, on ne lui demande pas d’annuler les suspensions des dirigeants. On doit aussi refuser sa subvention. Mais ce n’est là le souhait de personne. Moi-même, je demande au président Sidy Diallo de voir comment cela est possible, afin que les suspensions en questions soient levées.

Patrice BEKET
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