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Société Publié le mardi 17 novembre 2015 |

Déclaration de la commission nationale des droits de l’homme de côte d’ivoire (CNDHCI) relative aux affrontements intercommunautaires de Neko (Lakota), les 9, 10 et 11 novembre 2015

© Par DR
Cérémonie de remise du Rapport d`activités de la Commission Nationale des Droits de l`Homme de Côte d`Ivoire (CNDHCI)
Vendredi 25 septembre 2015.Abidjan . au Palais de la Présidence de la République.Cérémonie de remise du Rapport d`activités de la Commission Nationale des Droits de l`Homme de Côte d`Ivoire (CNDHCI) au Président de la République, S.E.M. Alassane OUATTARA
Le dimanche 08 novembre 2015, une altercation née entre un jeune homme et le chauffeur d’un véhicule de transport, relativement au paiement du transport convenu entre les deux protagonistes, a conduit à la bastonnade et au décès accidentel du second.


Les représailles organisées par les populations allogènes et allochtones ont occasionné des atteintes à l’intégrité physique, des pillages et des destructions de biens.
Le déploiement de la gendarmerie, de la police, des militaires du bataillon Nigérien de l’ONUCI basés à Divo et de la police de l’ONUCI a permis de ramener l’accalmie dans la cité. Aussi, le lendemain, lundi 09 novembre, les autorités administratives et politiques ont-elles mené une action de médiation afin d’apaiser la tension, mais celle-ci n’a pas empêché que la violence reprenne, causant, de 13 heures à 15 heures, la casse et le pillage de plusieurs habitations au quartier Domaboué. Heureusement, l’action conjuguée des militaires de l’ONUCI et des gendarmes restés sur place a permis d’éviter le pire.


Le bilan de ces trois jours de violence (8, 9 et 10 Novembre 2015), fait état d’un décès, 6 blessés graves, 35 maisons incendiées au quartier Domaboué, 85 domiciles et magasins pillés et ou vandalisés, environ 800 personnes sans-abri, des dizaines de compteurs d’eau et d’électricité détruits, des canalisations d’eau démolies, ainsi que de nombreuses motos incendiées ou vandalisées.
Le 9 novembre, un autre affrontement a opposé des jeunes du village de Madian, localité située à 500 mètres de Tonhoulé (un quartier de Mankono), à ceux du sous-quartier Kramogola de Tonhoulé, occasionnant la mort de deux personnes par balle et plusieurs blessés graves.


Déjà le 26 mars 2015, à Dio, village de Biankouma, une autre atteinte au droit à la vie était enregistrée dans les mêmes circonstances.
La Commission Nationale des Droits de l’Homme Côte d’Ivoire (CNDHCI) exprime sa vive préoccupation face à ces affrontements, dont la violence et la récurrence interpellent à plus d’un titre.


Au regard des violations des Droits de l’Homme qu’occasionnent ces évènements, la CNDHCI demande au Gouvernement de prendre les mesures appropriées pour faire toute la lumière, situer les responsabilités et mettre fin à l’impunité en engageant les poursuites judiciaires appropriées contre les auteurs de ces violations. Elle reste très attentive aux suites réservées par les autorités judiciaires à ces atteintes.
La CNDHCI invite, par ailleurs, les populations à éviter de se faire justice et à ne recourir qu’aux moyens légaux de règlement des conflits.
La CNDHCI voudrait rassurer l’opinion nationale et internationale sur sa disponibilité à recevoir les plaintes et dénonciations portant sur les cas de violations des Droits de l’Homme.

Enfin, la CNDHCI lance un appel pressant aux autorités administratives et politiques du Lôh Djiboua, en vue d’intensifier leur action de sensibilisation au vivre ensemble et à la cohésion sociale.

Fait à Abidjan le 12 novembre 2015


LA PRESIDENTE
Paulette BADJO EZOUEHU
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