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Société Publié le mardi 24 novembre 2015 | Le Sursaut

Commerce de vivrier : 35 camions interdits de décharger à Abobo

© Le Sursaut
Agriculture ivoirienne - Chargement de banane plantain
Photo: Des commerçants déchargeant un camion de bananes au "marché Gouro" d`Adjamé,à Abidjan
Les jeunes gens, riverains du marché gouro Abobo, quartier Wariors Gagnoa gare, depuis une semaine, empêchent les véhicules de produits vivriers des coopératives des produits vivriers d’Abidjan (Coprava) de débarquer leurs chargements au sein du marché. Hier, ce sont 20 gros camions et 15 bâchées qui ont été refoulés par ces jeunes en colère. « Le marché est devenu un véritable souci pour notre santé. Quand il pleut, l’eau est bloquée par les ordures des commerçantes. Pis, quelquefois, on est obligé de mettre l’iman de la mosquée au dos pour avoir accès au lieu de prière. Nous craignons pour notre santé », accuse Soumahoro Mamadou, président de la jeunesse du quartier Wariors. Toute la matinée d’hier, les jeunes ont empêché les véhicules de vivriers d’avoir accès au marché. « Trop c’est trop. Nous voulons que la promotrice, Mme Sali, déplace son marché à la nouvelle gare comme le demande le maire Toungara. Ce n’est pas normal d’avoir un marché entre les habitations avec ce degré inacceptable d’inondation et d’ordures au quotidien. Aujourd’hui, il y a même un fumoir qui s’est installé à côté du marché. Donc, en plus du problème d’assainissement, c’est un problème de sécurité », accuse Soumahoro. Les véhicules de vivriers ont dû prendre le chemin d’autres marchés d’Abidjan, au grand dam des commerçantes. Qui, depuis, peinent à entrer en possession de leurs marchandises. Les deux parties se sont retrouvées hier devant les agents du district de police d’Abobo. Lesquels leur ont demandé d’aller se concerter pour trouver un terrain d’entente. La présidente de la Coopérative des produits vivriers d’Abidjan (Coprava), Ramata Bamba Ouattara dit Sali Bamba, pour sa part, vit mal cette situation qui perdure depuis des mois. « Au quotidien, ce sont des actes de rackets et d’extorsion de fonds dont les commerçants sont victimes de la part de ces jeunes gens. Pour ce qui est de l’assainissement, une fois les agents de l’Office national de l’assainissement (Onad) sont venus mais ils ont été chassés par Madou Rasta. Nous avons embauché des gens pour curer les caniveaux et nettoyer au quotidien le marché. Malgré cela, ce sont des actes d’agression que vivent les milliers de femmes et hommes commerçants du marché. Nous nous sommes retrouvés à la police pour cela après des menaces de morts », explique Sali. Et de brandir les courriers qu’elle a adressés aux ministres de la Sécurité, de la Défense et autres responsables de la police et de la gendarmerie pour « leur expliquer leur calvaire au sein du marché ». « Nos commerçants ne savent plus où donner de la tête avec ces jeunes gens qui veulent prendre cet espace, selon eux, pour faire un terrain de foot. Alors que nous sommes là à travers une convention de 20 ans signée avec la mairie signée en 2006 », explique la présidente de la Coprava. Cette dernière dit avoir également écrit aux autorités pour dénoncer la présence de fumoir à coté de leur marché. Aux environs de 13 h, au moment où nous quittons les lieux, certains camions de viviers négociaient avec les jeunes pour avoir accès au marché, moyennant quelques billets de banque. Le maire d’Abobo, Adama Toungara, depuis hier, a entrepris dans sa commune une vaste opération de déguerpissement des gares routières et têtes de taxis communaux, aux ronds-points de la voie express, aux alentours de la mairie, de Cie, de l’hôpital général d’Abobo, du lycée moderne d’Abobo, du trésor et le transfèrement de ceux-ci à la nouvelle gare routière (Sogegar).

Abou TRAORE
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