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Agriculture : AFC, l’usine marocaine qui produit un million de tonnes d’engrais par an dédiée à l’Afrique (papier documentaire)
Publié le dimanche 28 fevrier 2016  |  AIP
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Envoyée spéciale, Marie-Ange Kouassi

El Jadida (Maroc) - En marge de la 7ème édition de la conférence « Argus FMB Africa fertilizer 2016 », qui s’est déroulée à Marraketch (Sud du Maroc), le groupe OCP a organisé vendredi à El Jadida (ville côtière située à 96 km de la capitale économique Casablanca), une visite guidée au sein de sa nouvelle usine de production d’engrais, Africa fertilizer complex (AFC), d’une capacité d’un million de tonnes par an, entièrement dédiée à l’Afrique.

Inaugurée en début février 2016, AFC, bâtie sur une surface de 28 hectares, est la première usine de production d’acide phosphorique alimentée par la pulpe de phosphate de la station terminale du Slurry Pipeline reliant les mines de Khouribga(120 km au Sud-est de Casablanca) à la plateforme industrielle de Jorf Lasfar.

Selon le vice président du site de Jorf Lasfar, Brahim Ramdani, l’Afrique dispose de 80% des terres arables mondiales et consomme 10 fois moins d’engrais en comparaison à la moyenne mondiale. Le continent devenant de plus en plus stratégique pour l’avenir de l’agriculture mondiale, le leader mondial sur le marché du phosphate et dérivés, le groupe OCP, a mis en place une stratégie industrielle idoine qui dédie des volumes spécifiques aux besoins de l’agriculture africaine, qui se doit d’être prospère et durable.

Engrais aux multiples fonctions

En plus de disposer d’une ligne de production d’engrais d’une capacité d’un million de tonnes par an, AFC compte une unité de fabrication d’acide phosphorique pouvant produire 450.000 tonnes par an ainsi, qu’une unité d’acide sulfurique, développant une capacité de 1,4 million de tonnes annuellement. Ce complexe est renforcé d’une centrale thermoélectrique de 62 Mégawatt (MW) et de différentes infrastructures de stockage pouvant accueillir 200.000 tonnes d’engrais, soit plus de deux mois d’autonomie.

AFC a nécessité 5,3 milliards de Dirham (soit 318 milliards FCFA) d’investissement et a permis la création de 380 emplois permanents. Totalement intégrée sur la plateforme industrielle Jorf Lasfar, l’usine africaine d’OCP dispose sur place de la totalité de ses matières premières (phosphate, soufre, ammoniac), notamment grâce au Slurry Pipeline, et des différentes utilités (électricité, eaux, vapeur). La plateforme lui assure en plus la manutention et l’export des produits finis.

La réalisation de cette unité s’inscrit pleinement dans une stratégie d’investissement très ambitieuse du groupe OCP, visant à renforcer sa position sur le marché mondial des engrais en faisant évoluer sa capacité de production de 4,5 millions de tonnes/an en 2010, à huit millions de tonnes/an en 2014, pour atteindre 12 millions de tonnes par an à horizon 2017.

Ainsi, trois autres unités intégrées de production d’engrais sont en cours de réalisation au sein de la plateforme industrielle Jorf Lasfar. Elles développeront, également chacune, une capacité d e production d’un million de tonnes par an.

De nouvelles capacités entièrement réservée à l’Afrique

La mise en service d’AFC répond à une logique de développement de la coopération Sud-Sud, dans laquelle le groupe OCP s’inscrit pleinement. En effet, le marché africain connait une sous-consommation d’engrais. C’est pour pouvoir couvrir ses besoins croissants qu’OCP, engagé pour l’avenir agricole du continent, a dédié la totalité de la production de l’AFC à l’Afrique. Cet engagement fait partie d’une vision beaucoup plus large du groupe OCP qui tout en promouvant le développement prospère des agriculteurs en Afrique, compte libérer leur potentiel pour nourrir leurs compatriotes africains et la population mondiale croissante.

OCP, rappelle-t-on, est le premier grand groupe industriel qui construit des usines d’engrais à grande échelle entièrement dédiées au marché africain, avec une capacité flexible permettant de produire divers mélanges d’engrais appropriés aux cultures et aux sols africains.

Innovation et préservation de l’environnement

Le projet « Africa fertilizer complex » a été réalisé en capitalisant sur l’expérience acquise par le groupe OCP dans les domaines de la technologie et de la préservation de l’environnement. Ainsi plusieurs innovations ont été intégrées, notamment celle de la « récupération du fluor au niveau de l’unité phosphorique », qui permet de réduire à zéro les rejets liquides lors de la concentration d’acide phosphorique.

Le « tour de refroidissement au niveau de l’unité d’acide phosphorique », une technologie adoptée pour la première fois à OCP qui vient en remplacement du refroidissement conventionnel à l’eau de mer, a été également mis au point. Cela permet d’assurer le refroidissement à l’eau douce, en boucle fermée, et d’éviter l’utilisation d’eau de mer en circuit ouvert.

Egalement, la méthode de « récupération de l’énergie (système Heat recovery system (HRS), qui permet de prendre l’énergie sur l’acide chaud, habituellement refroidi à l’eau de mer qui est rejetée. L’énergie récupérée permet une production électrique supplémentaire de neuf MW et une réduction de la consommation d’eau de mer de 3000 m3/h équivalent à une consommation d’énergie de pompage de un MW.

Le Slurry pipeline au cœur de la stratégie de développement du groupe OCP

La technologie du Slurry Pipeline révolutionne le transport des phosphates et transforme en profondeur la chaîne de valeur industrielle du groupe, en faisant évoluer le transport du phosphate, à un mode totalement intégré, de la pulpe de phosphate entre le site minier de Khouribga et le site industriel de Jorf Lasfar.

D’une longueur de 187 km, le pipeline principal est doté d’un maillage supplémentaire de 48 km de pipelines secondaires. Si le premier fait un diamètre de 900 mm, les conduites secondaires vont de 300 mm à 500 mm.

Ces dernières assurent la relation entre les différentes laveries et la station de tête, dotée d’un total de quatre réservoirs alimentant le minéroduc principal. Son arrivée à Jorf Lasfar est reliée à une station dotée de huit nouveaux réservoirs, assurant aussi bien la réception que la distribution de la pulpe vers les usines de chimie et les quais portuaires.

Ce sont 38 millions de tonnes de phosphate qui seront ainsi acheminées vers les unités de valorisation du site de Jorf Lasfar. Cette intégration entre l’amont et l’aval de la chaîne de valeur permet d’accompagner le doublement des capacités de la mine et assurera une grande amélioration de la flexibilité tout en réduisant le coût du phosphate rendu à Jorf Lasfar de 45 %.



(AIP)



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