Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
Abidjan.net NEWS
Comment

Accueil
News
Société
Article
Société

Aboisso: les gardes pénitentiaires se disent marginalisés
Publié le mardi 1 mars 2016  |  Notre Voie
Comment




Les gardes pénitentiaires exerçant à la prison d’Aboisso ne sont pas contents de leur tutelle. Ils dénoncent leur marginalisation et leurs difficiles conditions de travail. Ils se sont confiés à nous, sous le couvert de l’anonymat, après la mort par fusillade d’un de leurs frères d’armes à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca). « Le pénitentiaire est marginalisé sur tous les plans dans ce pays. Et pourtant, c’est lui qui est au début et à la fin de toutes les actions sécuritaires et judiciaires. Malheureusement, nous, police pénitentiaire, disposons de maigres moyens pour exercer notre métier, » déplorent-ils en chœur. A les en croire, ils travaillent dans un dénuement total, sans armes, ni moyens, à la prison d’Aboisso située en plein centre ville. Tout en condamnant l’attitude de leurs collègues qui auraient aidé feu Yacou le Chinois à s’armer en prison, les gardes pénitentiaires d’Aboisso demandent à la tutelle de les équiper conséquemment et d’améliorer leurs revenus mensuels. « Comment peut-on veiller sur des bandits de grands chemins, des criminels, sans moyens de protection ? » s’interrogent nos interlocuteurs qui demandent également à l’Etat de régler leurs arriérés de baux impayés. « Chaque fin de mois, certains de nos collègues sont humiliés par les propriétaires de maison, pour loyer impayé. Ce sont toujours des injures ou des menaces qui sont proférées. Que l’Etat songe à éponger les baux impayés ! »

La maison d’arrêt et de correction d’Aboisso compte, à ce jour, 197 détenus, dont quinze (15) femmes et cinq (5) mineurs. Les gardes pénitentiaires sont appuyés dans la surveillance par des éléments de la gendarmerie et de la police.

Sam K.D
Commentaires


Comment