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Polémique autour de l’alternance en 2020/Touré Mamadou : « C’est un débat qui ne nous honore pas au RHDP»
Publié le samedi 12 mars 2016  |  L’expression
Université
© Abidjan.net par JOB
Université FHB: Touré Mamadou instruit les étudiants sur la démocratie en Afrique
Jeudi 10 mars 2016. Abidjan. Amphithéâtre B de l’Université Félix Houphouët Boigny. Le Conseiller Technique du Président de la République chargé de la Jeunesse, des Sports et Loisirs, M. Touré Mamadou a animé une conférence publique autour du thème : « jeunesse et démocratie en Afrique : quels enjeux ? ». La rencontre a été organisée par le RESPO-CI (Réseau des étudiants en science politique de Côte d’Ivoire).
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Après la crise post-électorale dans laquelle elle a payé le plus lourd tribut, la jeunesse ivoirienne a décidé de se former et de se mettre au travail pour éviter d’être continuellement des instruments à la solde des politiques. Ainsi, conscients que leur émancipation passe par leur formation sur tous les plans, les étudiants en Science politiques regroupés au sein du Réseau des étudiants en Science politique de Côte d’Ivoire (Respo-CI) ont organisé ce jeudi 10 mars, à l’Université Felix Houphouët Boigny, un symposium politique autour du thème : « Jeunesse et démocratie en Afrique : Quels enjeux ? ». Pour cette activité, étudiants, universitaires, leaders de la société civile, responsables de structures de jeunesses de partis politiques ont pris d’assaut l’Amphi A du district pour écouter Touré Mamadou qui était le conférencier de ce symposium. Dans une approche chronologique et scientifique, le conférencier a fait la genèse des mouvements pour la démocratisation des états africains pendant la période coloniale en passant par la saison des indépendances, le vent de l’Est qui a soufflé sur les états africains dans les années 1990, les mouvements citoyens de mobilisation et les révolutions arabes. « Avant l’indépendance, bon nombre de jeunes se sont mobilisés de façon constante pour la lutte pour les indépendances ; ce qui passait par la lutte pour la démocratisation au sein des colonies. Après cette période, nous avons eu une seconde vague dans les années 1990 avec le vent de l’Est, le discours de La Baule, sur fond de contestation des jeunes dans nos différents états africains. Après la vague du multipartisme, nous avons analysé les printemps arabes et les mouvements citoyens de mobilisation populaire qui se sont mis en place dans certains pays. En Côte d’Ivoire le fort taux de participation à la présidentielle de 2010 est l’illustration parfaite de ce que les jeunes sont mobilisés pour la démocratie. Mais que ce soit ici ou ailleurs, les mouvements de révolution ont leurs limites. Il y d’abord un flou autour du financement de ces mouvements. S’ils ne sont pas bien canalisés, ils débouchent très souvent sur des situations qui se situent aux antipodes de la démocratie comme c’est le cas de la Lybie où les mouvements révolutionnaires sont devenus des tribus qui se partagent la gestion du pays et en Egypte où la Révolution a occasionné la montée des extrémistes au pouvoir où il a fallu créer une contre révolution pour les chasser », a indiqué d’entrée Touré Mamadou. Poursuivant, le conférencier a invité les jeunes à se détourner de la politique politicienne. « En Côte d’Ivoire, il y a deux écoles politiques qui s’affrontent. Il y a d’abord la première qui est composée des personnes pour qui la politique et un moyen de réalisation de ses ambitions personnelles. La deuxième école est celle qu’incarne le président Alassane Ouattara et dans laquelle nous nous reconnaissons. Pour cette école, la politique consiste à se mettre à la disposition des populations et œuvrer pour la réalisation de leurs préoccupations et aspirations », a ajouté Touré Mamadou. Profitant de cette tribune à lui offerte par les étudiants en Science Pô, le conférencier s’est prononcé sur l’actualité politique, notamment sur le débat de l’alternance au pouvoir en 2020 et le projet de révision constitutionnel. Sur la question de l’alternance, Touré Mamadou n’a pas utilisé la langue de bois pour asséner ses vérités. « Pour moi, le débat mené actuellement par la coalition politique à laquelle j’appartiens sur l’alternance au pouvoir en 2020 est un débat qui ne nous honore pas et ce n’est pas cette question d’alternance qui préoccupe aujourd’hui les Ivoiriens. Nous avons eu un candidat que nous avons porté au pouvoir pour la réalisation d’un certain nombre de choses pour lesquels nous avons pris des engagements. Ce qui intéresse les Ivoiriens, c’est notre capacité à mettre en œuvre ce pourquoi les Ivoiriens nous ont élus. Le chef de l’Etat ne peut pas être le seul dans ce combat. Il faut que les partis politiques qui l’ont accompagné soient à ses côtés pour satisfaire les attentes des populations et non se projeter déjà en 2020. Ce débat se situe aux antipodes des préoccupations des populations. Si nos partis politiques ne peuvent pas s’adapter pour la prise en compte de ces préoccupations, ils sont simplement appelés à disparaître », a martelé Touré Mamadou. Sur la question de la révision Constitutionnelle, le conférencier a appelé la jeunesse ivoirienne à prendre toute la place qui lui revient dans ce processus afin d’être à l’avant-garde des changements institutionnels pour la prise en compte de leurs aspirations. « Aujourd’hui, il y a une opportunité qui s’offre aux jeunes de Côte d’Ivoire qui doivent se mobiliser pour participer à la définition de leur avenir, à la définition de l’avenir du pays : C’est-à-dire la prochaine révision constitutionnelle qui va déboucher sur la naissance de la 3ème République. Il ne s’agira pas seulement de se lever pour aller voter le jour-J. Il s’agit en amont de participer au débat, d’être une force de proposition pour faire avancer les droits démocratiques et donner une légitimité aux institutions qui sortiront de cette révision constitutionnelle », a recommandé le conseiller du chef de l’Etat. Au terme de cette conférence, Dr Dodo Gbohou Jean Marie, spécialiste de géopolitique et directeur fondateur du Centre africain d’études stratégiques et de relations internationales et Timité Beman Karamoko coordonnateur national du Respo-CI, ont tous deux, salué la qualité et la pertinence de l’intervention de Touré Mamadou qui représente à leurs yeux un modèle et une référence pour la jeunesse ivoirienne.
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