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Économie Publié le samedi 19 mars 2016 | AIP

Forêt classée de Monogaga : ‘’Il n’y a plus rien’’ (Ministre)

© AIP Par DR
Louis-André Dacoury-Tabley, ministre des Eaux et Forêts
San Pedro – Le ministre des Eaux et Forêts, Louis-André Dacoury-Tabley, a fait vendredi le constat qu' »il n’y a plus rien » dans la forêt classée de Monogaga, située dans le département de San Pedro, suite à une visite de terrain de cette aires protégée, qui a été « infiltrée et exploitée par les populations ».

« Le drame, c’est la forêt classée de Monogaga que tout le monde croit exister; or il n’y a absolument plus rien », a déploré M. André Dacoury-Tabley, qui a également survolé, à bord d’un hélicoptère, les forêts classées de la Niégré et de Monogaga, en compagnie du DG de la Société de développement de la forêt de Côte d’Ivoire (SODEFOR), Sangaré Mamadou.

Se disant toutefois « optimiste » pour l’avenir, « car il y a toujours moyen de regarnir » cette forêt, le ministre Eaux et Forêts a expliqué qu’en réorganisant l’autorité de l’Etat autour de cet espace, avec le ministère de la défense, la reforestation faite avec la participation des populations riveraines peut demeurer longtemps sans qu’on soit obligé de déguerpir celles-ci si elle jouent effectivement leur partition.

Selon le ministre, la déforestation prononcée de Monogaga s’explique aussi par le fait qu’il y a eu pendant un bon moment « une absence de l’Etat », et donc « un manque d’autorité » sur ce domaine de l’Etat.

Au cours de sa visite de terrain, le ministre Dacoury-Tabley a échangé avec les populations qui occupent la forêt. Leur porte-parole, Sognon Boua, a demandé pardon au ministre pour le tort causé à la forêt classée de Monogaga, et a plaidé pour que l’Etat les implique dans l‘œuvre de reboisement auprès de la SODEFOR, faisant la promesse cette fois de tenir leurs engagements et de ne plus continuer la déforestation.

La forêt classée de Monogaga, selon les Eaux et forêts, s’étendait sur 38 328 ha, mais sur le terrain, a-t-on constaté, presque que la totalité de cette superficie est exploitée par des populations qui y vivent et l’occupent avec des plantations de café-cacao, d’hévéa et d’autres cultures.

(AIP)

jmk/tm
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