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Côte d’Ivoire: les chasseurs traditionnels Dozos veulent combattre les jihadistes
Publié le mercredi 30 mars 2016  |  AFP
Sécurité:
© Ministères par Messmin
Sécurité: le ministre de l`Intérieur, Hamed Bakayoko rencontre les dozos
Jeudi 1er novembre 2012. Abidjan. Salle de conférences du ministère des Affaires étrangères, au Plateau. Le ministre d`Etat, ministre de l`Intérieur, Hamed Bakayoko rencontre les premiers responsables de la confrérie des chasseurs traditionnels (dozos) de Côte d`Ivoire
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Les chasseurs traditionnels Dozos, supplétifs de l'armée ivoirienne, ont décidé jeudi de "lutter activement" contre les jihadistes, après l'attentat sans précédent qui a fait 19 morts à
Grand-Bassam, une station balnéaire près d'Abidjan.
"Nous sommes prêts à épauler les forces régulières dans la lutte contre les jihadistes", a affirmé à l'AFP Seydou Traoré, le coordonnateur national de la confrérie des Dozos, ces chasseurs traditionnels qui assurent parfois des tâches de sécurité.
Des Dozos avaient été aperçus à Bassam, portant fièrement leurs longs fusils de chasse, après l'attaque qui a meurtri la cité balnéaire le 13 mars.
Les Dozos ont également décidé, "en tant qu'auxiliaires des forces de l'ordre, de ne pas rester les bras croisés, voir ces animaux féroces +les jihadistes+ détruire (notre) nation", après un conclave de deux jours tenu cette semaine à Gagnoa (230 km au nord-ouest d'Abidjan).
"Nous voulons user de nos pouvoirs mystiques, destinés au départ à maîtriser les animaux féroces, pour dompter ces terroristes jihadistes", a expliqué M. Traoré.
Ce conclave a décidé d'"une mobilisation des troupes +Dozos+, prêtes à riposter face à n'importe quelle attaque terroriste".
Les Dozos sont devenus de facto des supplétifs des Forces républicaines (FRCI), l'armée ivoirienne, depuis la fin de la crise post-électorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque 3.000 morts.
Les Dozos avaient combattu aux côtés des ex-rebelles du nord du pays, qui avaient porté le président Alassane Ouattara au pouvoir en avril 2011, après le refus de l'ex-chef de l'Etat Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à l'élection de novembre 2010.
Les Dozos seraient aujourd'hui environ 200.000, selon le ministère de l'Intérieur. Bien davantage que les forces de sécurité ivoiriennes.
Ces chasseurs traditionnels ont fait l'objet, fin 2013, d'un rapport accablant de l'Onuci, la mission de l'ONU en Côte d'Ivoire. Selon ce rapport, les Dozos ont tué au moins 228 personnes et en ont blessé 164 entre mars 2009 et mai 2013.
Quinze personnes ont été arrêtées dans le cadre de l'enquête de l'attaque à Grand Bassam, tandis que Kounta Dallah, le principal suspect est activement recherché.
L'attaque a été revendiquée par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), en réponse à l'opération antijihadiste au Sahel menée par la France et ses alliés.
ck/eak/fra
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