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Forum des villes secondaires des états de l’UEMOA à Bouaké/ Prof. Lazare POAMÉ (Président de l’Université AO): « C’est dans les villes devenues des villages planétaires que l’on apprend à communiquer avec l’humanité et à internationaliser les stratégies de création d’emplois pour les jeunes »
Publié le dimanche 17 avril 2016  |  Université de Bouaké
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© Autre presse par Université de Bouaké
Forum des villes secondaires des états de l’UEMOA à Bouaké
Le Forum des Villes secondaires des États membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) s’est tenu, le 15 avril 2016, à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.
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Le Forum des Villes secondaires des États membres de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) s’est tenu, le 15 avril 2016, à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké.
À l’ouverture de ce Forum qui avait pour thème « Politiques et stratégies de l’emploi dans les villes secondaires », le Président de l’Université Alassane Ouattara, le Professeur Lazare POAMÉ, a pris la parole.
Nous vous proposons en intégralité son intervention.

Monsieur le Ministre de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur,
Monsieur le Maire de Bouaké,
Messieurs les Maires de l’UEMOA,
Messieurs les experts de l’UEMOA,
Madame la Directrice du CROU,
Monsieur le Vice-Président,
Monsieur le Secrétaire général,
Madame et Messieurs les Experts de l’UEMOA,
Madame et Messieurs les Doyens des UFR,
Messieurs les Directeurs de Centres,
Mesdames et Messieurs les Chefs de services,
Mesdames et Messieurs les Chefs de départements,
Mesdames et Messieurs les Enseignants-Chercheurs,
Chers collaborateurs du personnel administratif et technique,
Chers étudiants,
Chers amis de la presse,

Mesdames et Messieurs, Honorables invités,
C’est un honneur pour moi de prendre la parole, ce matin, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du Forum des villes secondaires des États de l’UEMOA.

D’entrée de jeu, je me fais le devoir de remercier le parrain de cette cérémonie, le Ministre de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, Monsieur Ally Coulibaly, pour son implication dans la manifestation qui nous réunit et l’appui remarquable apporté dans le cadre du Master d’Intégration africaine ouvert cette année à l’Université Alassane Ouattara.

Mesdames et Messieurs, la problématique qui nous réunit dans cet amphithéâtre, à savoir celle du développement durable des villes secondaires, appelle quelques idées-forces que nous aimerions partager avec vous.

La première idée est relative à la complexité du concept de ville qui, tel que perçu par les philosophes de la technoscience est l’archè du technocosme. Ce que l’on est en droit d’attendre d’une ville dépasse ainsi le maillage des dimensions territoriales, de la mesure démographique, du degré d’appropriation technologique et de la dynamique socioéconomique pour intégrer lumineusement le culturel et le cultuel.

La deuxième idée-force a trait au développement des villes dites secondaires, qui répond à un souci de maîtrise, de régulation et de décentralisation de la systémique administrative, économique et politique des pays. En tant que telles, elles s’inscrivent, à une échelle moyenne, dans la même dynamique que les villes « primaires ».

Cependant, cette réduction dans l’échelle des valeurs, dans la distribution des ressources et le rôle d’interface entre le monde rural et la réalité urbaine endossés par les villes secondaires en raison de leur situation géographique, qui leur ont valu l’assimilation brumeuse à des villes-campagnes, de gros villages, des survillages, ont permis de mesurer les enjeux de leur développement.

Ce développement, Mesdames et Messieurs, honorables invités, se mesurera à l’exemplarité de la perspicacité de la politique et de la dynamique culturelle, garantes de l’attractivité des villes secondaires. Cette attractivité est l’élément moteur qui structure le sol fertile que le travail producteur transformera en manufactures modernes, en entreprises pourvoyeuses d’emplois. Que l’on comprenne bien que la vérité de l’emploi, dans le technocosme, n’est pas le métier ou l’activité rémunérée, mais le mode d’emploi des projets à l’ère du développement durable.

Ce développement, enfin, se mesurera à la capacité des villes secondaires à mobiliser les résultats de la recherche scientifique, à mettre en œuvre les projets de développement issus des Universités ou des grandes écoles.

C’est pourquoi, les acteurs de l’Université Alassane Ouattara se réjouissent d’accueillir ce grand Forum initié par Monsieur le Maire Nicolas DJIBO que nous tenons à remercier très chaleureusement.
Nous saluons et remercions à la fois toutes les autorités présentes ici, tous les experts nationaux et régionaux et tous ceux qui ont effectué le déplacement pour ce forum qui se pose comme une opportunité d’échanges de projets et par ricochet, de création d’emplois pour nos jeunes diplômés. Permettez-moi, Mesdames et Messieurs, honorables invités, de terminer mon propos en invitant à repenser cette idée de Rousseau qui affirmait : « C’est dans les campagnes qu’on apprend à aimer et à servir l’humanité ». Ce à quoi il convient d’ajouter : c’est dans les villes devenues des villages planétaires que l’on apprend à communiquer avec l’humanité et à internationaliser les stratégies de création d’emplois pour les jeunes.

Je vous remercie

Prof. Lazare POAME
Président de l’Université Alassane Ouattara
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