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Côte d’Ivoire: ce que la justice reproche à Simone Gbagbo
Publié le mardi 31 mai 2016  |  Jeune Afrique
Procès
© AFP par ISSOUF SANOGO
Procès de l`ancienne première dame de Côte d`Ivoire Simone Gbagbo
Mardi 31 mai 2016. Abidjan. Procès de l`ancienne première dame de Côte d`Ivoire Simone Gbagbo à la Cour de justice pour crimes contre l`humanité.
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L’ancienne Première dame comparaît depuis ce mardi devant la cour d’Appel d’Abidjan. Elle doit, entre autre, répondre d’accusations de crimes contre l’humanité. Que lui reproche la justice ivoirienne ? Éléments de réponse.

Deux chefs d’accusation
Selon l’arrêt d’accusation en date du 27 janvier, consulté par Jeune Afrique, Simone Gbagbo comparaît pour faits de « crime contre les prisonniers de guerre et crime contre l’humanité ». L’ex-Première dame avait au préalable été inculpée « de génocide, crime contre les populations civiles, crime contre les prisonniers de guerre, meurtre, assassinat, viol, coups et blessures volontaires, complicité, co-action et tentative de ces infractions, voies de fait et crime contre l’humanité ».

Le juge d’instruction chargé de la procédure avait ensuite retenu trois chefs d’accusations avant que la Cour d’appel n’écarte finalement celui de « crime contre les populations civiles ».

Des événements précis
L’ancienne Première dame est soupçonnée « d’avoir pris une part prépondérante dans (une) série d’infractions à l’encontre des civils ou des prisonniers » lors de la crise postélectorale de 2010-2011, peut-on lire. Plusieurs événements, évoqués dans le dossier de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé devant la Cour pénale internationale (CPI), sont mis en avant : la manifestations devant la Radio télévision ivoirienne le 16 décembre 2010, le bombardement du marché d’Abobo.

Selon l’accusation, la responsabilité de Simone Gbagbo est engagée dans la majorité des exactions commises par les Forces de sécurité et de défense ou les milices armés favorables au régime de Laurent Gbagbo. Elle mentionne des « attaques menées contre des populations par les unités de la police telles que la CRS, la BAE, et des hommes en armes venus du camp commando d’Abodo et du camp d’Agban », des personnes transformées en bûchers humains, des doigts broyés « par les armes », des « tirs à bout portant au moyen d’armes de guerre ».
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