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Politique Publié le jeudi 2 juin 2016 | Alerte Info

Procès Simone Gbagbo : Le procureur général accuse les avocats de "souffler des réponses" à l’accusée

© Alerte Info Par ISSOUF SANOGO
Procès de l`ancienne première dame de Côte d`Ivoire Simone Gbagbo
Mardi 31 mai 2016. Abidjan. Procès de l`ancienne première dame de Côte d`Ivoire Simone Gbagbo à la Cour de justice pour crimes contre l`humanité.
Le procureur général Ali Yéo a accusé les avocats de l’ex-Première dame ivoirienne Simone Gbagbo jugée pour "crimes contre l’humanité" de "souffler des réponses à leur cliente", lors d’une audience au palais de justice du Plateau à Abidjan.

"Monsieur le Président je voudrais attirer votre attention sur le fait que les avocats de la défense viennent souffler des réponses à leur cliente", a dit M. Yéo pour qui l’interrogatoire "se passe entre elle et" le juge, l’invitant à interpeller la défense sur cette question.

En réaction, le juge Kouadio Bouaki a interpellé les avocats de la défense sur le fait qu’"il est formellement interdit de souffler les réponses".

"Nous ne soufflons pas de réponses depuis hier elle a parlé librement et elle continue de le faire", a réagi l’avocat de la défense Maître Brobé, expliquant qu’il est arrivé à Mme Gbagbo de hausser le ton lors de l’interrogatoire "c’est pour cette raison que" certains d’entre nous "se sont rapprochés pour lui demander de baisser le ton".

Me Bobré a indiqué au juge que sa cliente "a toutes les réponses à (ses) questions", assurant que les avocats de la défense ne sont pas mieux indiqués pour raconter des "réalités" que l’accusée a "elle-même vécues".

Présent lors de l’audience, Boubacar Koné, cadre du Front populaire ivoirien (FPI) conduit par Aboudramane Sangaré a été prié de quitter vu son statut de témoin dans le procès. "Mes contradicteurs étaient dans la salle d’hier" s’est justifié M. Koné présentant ses "excuses" au juge avant de quitter la salle

Déjà condamnée à 20 ans de prison en mars 2015 pour "atteinte à la sûreté de l’Etat", Simone Gbagbo est poursuivie pour "crimes de guerre" et "crimes contre l’humanité" commis lors de la crise postélectorale qui a officiellement fait 3.000 morts.

DEK
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