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Simone Gbagbo en audience au palais de la Justice, Plateau : "Le meurtre des femmes d’Abobo est une pièce de théâtre"
Publié le mardi 7 juin 2016  |  L’intelligent d’Abidjan
Procès
© AFP
Procès de l`ancienne première dame de Côte d`Ivoire Simone Gbagbo
Mercredi 01 juin 2016. Abidjan. 2eme jour du procès de l`ancienne première dame de Côte d`Ivoire Simone Gbagbo à la Cour de justice pour crimes contre l`humanité.
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Le quatrième jour de l’audience de l’ex-Première Dame de Côte d’ivoire, accusé pour crime contre l’humanité et crime de guerre, s’est déroulée le lundi 6 juin 2016 au Palais de justice d’Abidjan Plateau.
C’est sur les tueries des femmes d’Abobo que le juge a poursuivi l’audition du lundi. Pour Simone Gbagbo concernant ce cas, ses adversaires avaient besoin d’un tel incident pour actionner la communauté internationale, l’ONU. Et « ils ont réussi ». L’accusée a dit qu’elle aimerait être jugée sur des faits qui sont fondés car, « il y a des éléments qui montrent que ce meurtre n’a jamais été commis. Il n’a jamais existé. C’était une pièce de théâtre. (…) Il n’y avait plus d’administration à Abobo. Alors d’où sont venus les fonctionnaires pour signer des actes de morts. M. Koné exerçant à Cocody est venu signer des actes, où aucun corps n’a été ». Elle a tenu à relever les’’ incohérences’’ des déclarations des témoins de la tuerie des femmes d’Abobo. Des déclarations qui , selon elle, ne sont pas fondées. « Dans la déclaration, il est fait mention qu’il y a eu 7 morts. Dont une femme enterrée au cimetière d’Abobo et une autre dans la forêt du Banco. Un autre témoin dit qu’il y a eu 7 corps qui ont été transportés à l’hôpital général d’Abobo. (…) Et beaucoup parlent de chars qui auraient tué ; quand d’autres disent que ce sont des balles qui sont à l’origine des morts. J’aurais souhaité qu’on nous amène un expert pour nous dire comment un char peut faire des morts sans explosions. Si ce sont des balles. Quelles sont les balles qui ont été utilisées et avec quelles armes ? » Ce sont autant de questions que l’ex-député d’Abobo a eu à poser à l’audience. Pour elle, personne ne peut recevoir des obus et ne pas être explosé. Et « un témoin qui était à un kilomètre des lieux (mairie d’Abobo) a vu ce qui se passait au carrefour du Banco. Un autre qui était dans un bureau à la mairie et qui entendait des tirs des Forces de défenses et de sécurité (FDS). Il enttendait ‘’boum boum boum’’, donc pour lui, c’était les FDS. Ce sont autant de faits que j’ai examinés et que je souhaiterais avoir le certificat de décès et qui les a signés. Et voir la qualité de ces actes de décès. Je refuse qu’on me fasse un procès sur des pièces qui sont fausses. Je veux une photo des chars qui étaient sur les lieux ». Pour le juge Boitchy, la Première Dame qu’elle était, pouvait diligenter une enquête. « A quel titre ? Je n’ai pas pouvoir de diligenter une enquête », a répondu l’accusée qui a demandé au président du tribunal d’appeler Laurent Gbagbo pour lui poser cette question.

L’interrogatoire de l’accusation
A la reprise, c’est le procureur, Ali Yéo de l’accusation qui a pris le relais. Il s’est appesanti sur la relation entre l’accusée et les activités de Blé Goudé. Simone Gbagbo a dit que Blé Goudé se battait pour mettre la République débout. « Il faisait un bon boulot. Il n’a jamais posé des actes répréhensibles. Pas d’actes dans le sens de la mort. Les patriotes sont des jeunes qui se sont battus pour que le pays ne soit pas divisé. Quand la Côte d’Ivoire a été attaquée, nous avons estimé que les Ivoiriens devaient se lever et faire barrage à l’imposture. Je m’adressais aux Ivoiriens et ceux qui se sont reconnus dans le combat, qui ont agi ». Parlant de l’article 125 (pétrole 100frs et une boîte d’allumette 25frs), Madame Gbagbo a dit ne pas avoir souvenance de cet article. Pour elle toutes les fois qu’elle a reçu Blé Goudé, c’était soit autour d’une table à manger ou dans le cadre d’une invitation à un des meetings de la galaxie. L’interrogatoire de l’accusation reprendra aujourd’hui à 9heures.

HG
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