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Art et Culture

Le marché musical africain peut gagner davantage en améliorant sa gestion du droit d’auteur
Publié le mercredi 8 juin 2016  |  Xinhua
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CANNES (France), 7 juin (Xinhua) -- Le marché musical africain est actuellement en plein essor comme cela s'est vérifié à la 50ème édition du Marché international du disque et de l'édition Musicale (MIDEM) qui s'est tenue du 3 au 6 juin à Cannes, lors de laquelle plusieurs conférences y étaient consacrées ce dimanche, mettant en avant ses atouts mais aussi ses améliorations possibles notamment en matière de gestion du droit d'auteur.

Nombre de professionels se montrent optimistes pour la perspective de la musique africaine, qui se dote de la créativité et la particularité, attirant les auditeurs du monde entier.

Selon Michael Ugwu, General Manager de Sony Music Entertainment West Africa, les atouts de la musique africaine résident dans "sa créativité et la capacité naturelle des artistes africains à capter le public lors de concerts" comme il l'a indiqué à Xinhua, précisant que les artistes africains sont aussi capables de s'approprier des styles de musique existants en leur donnant une couleur "locale", contribuant ainsi à sa spécificité par rapport aux autres marchés musicaux du monde.

Il a également déclaré à Xinhua que la gestion des droits d'auteur en Afrique restait un frein pour le développement du marché.

Un constat que partage Romain Becker, directeur de Believe Digital Studios basé en France : "les droits éditoriaux sont mal représentés en Afrique car les artistes doivent comprendre qu'ils peuvent être rémunérés par le biais de services de diffusion streaming de leur musique".

Romain Becker est convaincu qu'il existe un réel marché pour la musique en streaming en Afrique : "Believe a engagé d'importants moyens avec une équipe dédiée sur place afin de proposer un service de distribution audio et vidéo aux labels africains", a-t-il précisé à Xinhua, et le distributeur digital français collabore avec des opérateurs téléphoniques en Afrique et notamment le géant français Orange.

"Cette étroite relation entre opérateurs de télécoms et le développement de la musique en ligne est incontournable en Afrique comme en témoigne la volonté d'Orange de proposer des offres de musique" , a indiqué à Xinhua, Laurence Le Ny, directrice Musique chez Orange.

Le marché musical africain se développe à l'international mais aussi dans sa structure interne. David Alexander, CEO, Sheer Music Publishing basé en Afrique du Sud, a souligné l'émergence d'une nouvelle économie basée sur la rémunération des artistes en Afrique, et particulièrement au Kenya, au Nigeria et au Zimbabwe : " Avant, les musiciens de ces pays étaient payés de la main à la main, pour une occasion. Depuis quelques années, ces pays ont adopté les systèmes de rémunération tels que nous les connaissons en Afrique du Sud, avec des contrats, ce qui valorise de façon significative le métier de musicien.".

Lors de cette 50ème édition du MIDEM, certains pays africains ont pu bénéficier d'une mise en lumière particulière tels que le Ghana, venu pour la première fois présenter ses artistes et son festival Ghana Music Festival qui réunit l'ensemble des styles de musique du Ghana mais aussi des artistes asiatiques notamment chinois, américains et européens.
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