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Économie Publié le mardi 28 juin 2016 | Abidjan.net

Evaluation des politiques et des institutions nationales des pays africains: la Côte d’Ivoire enregistre une croissance forte selon la Banque mondiale

© Abidjan.net Par D Tagro
CPIA Forum 2016: le Premier Ministre ouvre les travaux de l`évaluation des politiques publiques et institutionnelles
Le Premier Ministre Daniel Kablan Duncan a ouvert le forum sur l`évaluation des politiques publiques et institutionnelles (CPIA Forum) ce ​m​ardi 28 Juin 2016 à l`auditorium de la Maison de l`entreprise, en présence de l`Economiste en chef de la Banque Mondiale en charge de la Région Africaine, Albert Zeufack et du Directeur des opérations de la Banque mondiale Pierre Laporte.
La Côte d’Ivoire enregistre une croissance forte depuis la fin de la crise postélectorale de 2010-2011. En effet de 2.9 en 2011, le pays est passé à 3.3 points en 2015 au tableau d’évaluation des politiques et des institutions nationales 2015 (CPIA) de la Banque mondiale. La CPIA, notons-le, est un mécanisme qui évalue la performance et les défis des pays pauvres afin de déterminer l’allocation de prêts à un taux zéro et de dons aux pays éligibles au soutien de l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale. Malgré le bond qualitatif de la Côte d’Ivoire salué par la l’institution bancaire, elle n’est pas encore éligible au guichet IDA. Le pays a encore d’énormes efforts à faire, notamment, en matière de politiques de lutte contre l’exclusion sociale et la promotion de l’équité, ainsi que la gestion et les institutions du secteur public. C’est ce qui ressort du séminaire de dissémination des résultats de l’évaluation 2015 des politiques et des institutions nationales des pays africains qui se tient du 28 au 29 juin 2016, à la Maison de l’entreprise à Abidjan.

« C’est un saut assez spectaculaire parce que, une des caractéristique du CPIA, c’est que c’est lent à changer. Il faut qu’on s’accorde qu’il ne faut pas s’attendre chaque année à voir un score qui change d’un point, parce que l’échelle c’est d’1 à 6. Mais le plus important, vous conviendrez avec moi, que les changements des politiques et des institutions ne se font pas du jour au lendemain, ça prend du temps », a précisé Albert Zeufack, Économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique au point de presse qui a suivi la cérémonie d’ouverture. Pour lui, les pays africains, en général, doivent aller au-delà du classement et voir dans l’évaluation des politiques et des institutions nationales une opportunité de reformes des politiques nationales et des administrations ainsi qu’une opportunité d’organiser la résilience de ces Etats en vue d’atteindre un développement inclusif.

Le forum d’Abidjan, a indiqué Pierre Laporte, Directeur des opérations de la Banque mondiale, à trois objectifs. Il vise à présenter les derniers résultats du CPIA Africa report, à offrir aux participants de mieux comprendre cet instrument et le processus de son élaboration et enfin de leur permettre d’explorer l’utilisation du CPIA comme moyen de redevabilité, de débats sur les politiques publiques et institutionnelles de leurs pays respectifs.

«La Côte d’Ivoire adhère et souscrit entièrement au système d’évaluation de l’action publique », a assuré le Premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan. Il est revenu sur les efforts consentis, sous la houlette du président de la République Alassane Ouattara pour l’amélioration de l’économie nationale et une meilleure inclusion sociale et l’équité dans l’accès au service public. A titre d’illustration, il a informé que le taux de pauvreté en Côte d’Ivoire est passé de 51% en 2011 à 46,3% en 2015, soit 1 million de personnes sorties de la pauvreté.

Les échanges de ce jour, selon le Chef du gouvernement, devraient permettre de mieux comprendre les enjeux, et les implications de l’évaluation CPIA et partant d’intensifier les efforts des Etats en vue d’améliorer l’efficacité de l’action gouvernementale dans les pays à travers le renforcement de la bonne gouvernance notamment dans les domaines la gestion macroéconomique, les politiques structurelles, l’inclusion sociale et l’équité, les institutions et la gestion du secteur public.

De hauts responsables des administrations publiques, des universitaires, des représentants de la société civile et du secteur privé de cinq pays que sont le Bénin, le Bukina Faso, la Guinée, le Togo et la Côte d’Ivoire prennent part à ce séminaire de dissémination des résultats de l’évaluation 2015 des politiques et des institutions nationales.

Danielle Tagro
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