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Côte d’Ivoire: les structures syndicales rivales signent une charte pour ‘’cesser toutes formes de violence’’ dans les universités
Publié le lundi 22 aout 2016  |  APA
Fulgence
© Autre presse par DR
Fulgence Assi, secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI)
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Abidjan (Côte d'Ivoire) - Les structures syndicales rivales d’étudiants ivoiriens ont signé, lundi, à Abidjan en présence des autorités traditionnelles et universitaires, une charte pour ‘’cesser toutes formes de violence’’ sur les campus du pays avec à la clé des sanctions prévues contre tout contrevenant à cette charte, a constaté APA sur place dans la capitale économique ivoirienne.

Signée à l’ouverture d’un colloque de réflexion marquant le début du processus de résolution des problèmes qui minent les universités publiques et les grandes écoles de la Côte d’Ivoire, cette charte est la ‘’manifestation de la volonté des étudiants à rompre définitivement avec la violence’’, a expliqué le Secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), Fulgence Assi.

Selon lui, ce colloque qui s’achève mardi, doit aboutir à l’élaboration d’un ‘’livre blanc’’ qui prendra en compte notamment les problèmes liés à l’application du système LMD (Licence- Master- Doctorat). ‘’C’est un système qui est méconnu des enseignants, de l’administration et des étudiants’’, a-t-il fait observer.

Les Secrétaires généraux de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), de l'Association générale des élèves et étudiants de Côte d'Ivoire (AGEECI), du Syndicat national des étudiants en science de santé (SYNESS) et de la Fédération des étudiants (FEDER), ont paraphé ce document qui engage ses signataires à ‘’faire cesser toutes formes de violence sur le campus en particulier celles entre leurs membres’’ ainsi qu’à établir une ‘’paix définitive sur l’aire universitaire’’.

‘’Nous, structures syndicales décidons que nos membres ne violentent plus d’étudiants, ne se violentent plus entre eux-mêmes, et que dorénavant les libertés d’expression d’opinion, d’association et de différence soient respectées’’, stipule cette charte intitulée ‘’Charte Tchiffi Zié Jean Gervais pour la pacification du milieu universitaire et scolaire en Côte d’Ivoire’’, du nom du Secrétaire général permanent du Forum des Rois, Sultans et Leaders traditionnels du continent africain.

‘’Je voudrais féliciter toutes ces organisations estudiantines qui ont décidé de donner dos à la violence, pour que l’université qui est la mémoire de notre pays ne soit pas touchée’’, s’est réjoui Tchiffi Zié, facilitateur du rapprochement entre les structures estudiantines rivales.

‘’Les enfants ont posé un acte historique devant Dieu’’, a-t-il poursuivi en lançant un appel au gouvernement d’avoir ‘’un regard attentif sur cet engagement’’. Pour lui, ces étudiants ne sont plus les violents d’hier.

‘’Vous êtes sur le bon chemin. Ne vous pressez plus. Soyez patients’’, a lancé Tchiffi Zié à l’endroit des étudiants, se disant ‘’persuadé que le chef de l’Etat fera quelque chose de plus forte pour renforcer cette cohésion’’.

‘’J’ose croire que désormais nous aurons la paix et la quiétude à l’université. Que chacun vienne sur l’université sans peur’’, a espéré auparavant, le Premier Vice-Président de l’université Félix Houphouët-Boigny de Cocody, Pr Affian Kouadio.

Les structures syndicales exigent la fin de l’impunité sur l’aire universitaire et demandent que toute structure voulant organiser une activité sur l’espace universitaire, informe à défaut d’associer les autres structures sœurs.

Désormais la gestion des quais et autres activités bénévoles doivent se faire de façon collégiale et sur instruction du responsable présent. Les structures syndicales interdisent les rackets sur le campus.

‘’Aucun étudiant ne doit se faire complice ou acteur de racket’’ prévient la charte qui annonce par ailleurs, la tenue d’une veillée de prière chaque deux mois. Elle débutera le samedi 27 août prochain sur la cité du campus.

Le document prévoit également l’élaboration d’une plateforme de revendication commune afin de trouver rapidement des solutions aux préoccupations des étudiants et poser les problèmes académiques et sociaux essentiels.

Par ailleurs, les Bureaux exécutifs nationaux des structures syndicales ont décidé des mesures contre tous les contrevenants à cette charte. Pour toute violence entre étudiant, que le coupable soit suspendu ou radié de son syndicat. En plus, il doit être dénoncé aux autorités universitaires, policières et judiciaires.

Tout contrevenant aux résolutions sur la gestion des quais est passible d’une sanction conformément aux textes de sa structure. Pour tout manquement aux mesures sur les rackets, l’étudiant est passible d’une sanction et d’une dénonciation à la police. Un Comité de pilotage, un Comité de suivi ainsi qu’un Conseil de suivi ont été mis en place.

LS/APA
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