x Télécharger l'application mobile Abidjan.net Abidjan.net partout avec vous
Télécharger l'application
INSTALLER
PUBLICITÉ

Société Publié le vendredi 21 octobre 2016 | Notre Voie

Méagui / Des paysans séquestrent des agents du parc de Taï

Des planteurs du village de Kouassikro (Anagba), localité située dans la forêt classée de Rapides Grah, dans le département de Méagui, ont attaqué dans la matinée du lundi 17 octobre dernier des agents du parc national de Taï. Selon des informations recueillies auprès du lieutenant-colonel Diarassouba Aboulaye, directeur de zone Sud-Ouest de l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR), des actions de récupération des parcelles dans la partie Est du parc de Taï ont été lancées dans le but de stopper la dégradation du couvert forestier dudit parc par les populations riveraines. Il ajoute que cette action a suscité des mécontentements du côté des habitants de Kouassikro qui sont installées illégalement en pleine forêt classée de Rapides Grah «avec des défrichements importants, la présence d’orpailleurs clandestins sans oublier l’empoisonnement des cours d’eau et le braconnage».
«J’ai demandé qu’on coupe les plantations parce que la sensibilisation a été déjà faite et personne ne peut s’amuser avec le parc national de Tai». A l’entendre dans le mois de mai 2015, un collectif de paysans attaque en justice l’Etat pour destruction de biens. Débouté par la justice, les planteurs envahissent à nouveau leurs anciens espaces détruits pour redonner vie aux jeunes repousses de cacao. Face à la résurgence des défrichements et au renouvellement des anciennes plantations, les responsables du parc décident de mener des missions pour la restauration naturelle de la biodiversité et de lutter contre la pollution des cours d’eau. C’est dans cette optique qu’une mission, composée de 5 agents et 6 coupeurs, est envoyé sur le terrain, mais à leur grande surprise ils sont pris à parti par les planteurs du village de Kouassikro qui réclament l’arrêt des travaux.
Selon le Lt Colonel, des jeunes, sous l’effet de l’alcool ont séquestré toute la journée ses agents venus déguerpir les habitants encore dans la forêt classée jusqu’aux environs de 18 heures où ils ont été libérés de cette chaude journée après plusieurs heures de tractations entre autorités préfectorales de Méagui, responsables du parc national de Tai et populations. Pour l’instant, le calme est revenu sur le terrain, mais le feu couve toujours.

ROBALE Symphorien
PUBLICITÉ
PUBLICITÉ

Playlist Société

Toutes les vidéos Société à ne pas rater, spécialement sélectionnées pour vous

PUBLICITÉ