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Grogne des militaires: des coups de feu entendus dans la ville de Man
Publié le samedi 7 janvier 2017  |  Abidjan.net
Mouvement
© Abidjan.net par R. K.
Mouvement d`humeur de soldats au corridor sud de la ville de Bouaké
Vendredi 06 janvier 2017. Bouaké. Des soldats manifestent pour faire entendre leurs revendications aux autorités ivoiriennes. Ph: Corridor Sud de Bouaké.
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Située à 600 km d’Abidjan, Man est la principale ville de l’ouest de la Côte d’Ivoire et le chef-lieu de la région du Tonkpi. Depuis ce samedi 7 janvier, les populations sont cloîtrés à la maison, l’administration et les commerces au centre-ville sont fermés.

Selon plusieurs témoins, La ville Man est touchée par les mouvements d’humeur des militaires qui a débuté dans la nuit du 5 au 6 janvier à Bouaké, au centre du pays. Des coups de feu ont tiré les populations de leur sommeil, les militaires mécontents à l’instar de leurs frères d’armes de Bouaké, Korhogo, Daloa, Odienné et Daoukro réclament des primes de 5 millions FCFA (7.600 euros) plus une maison chacun. Le ministre en charge de la Défense Alain-richard Donwahi est attendu à Bouaké ce samedi pour tenter de calmer la situation.

Vendredi Après-midi, les autorités de "la ville aux 18 montagnes" avaient demandé aux populations de rester à la maison afin d’éviter toute surprise désagréable. Pour l’heure aucun incident majeur n’a été signalé. Nos tentatives d’entrer en contact avec les autorités politiques et administratives de la villes sont restées infructueuses.

A travers un communiqué signé du ministre de la défense, le gouvernement a demandé à tous les soldats de garder leur calme et de rentrer dans les casernes, en vue de permettre la recherche de solutions durables pour l’ensemble des composantes des Forces Armées de Côte d’Ivoire.

Man, le fief du général Robert Gueï, tué aux premières heures de l’insurrection du 19 septembre 2002 à Abidjan, a basculé à son tour dans la rébellion le jeudi 28 novembre 2002. La prise de Man avait été revendiqué par le Mouvement populaire ivoirien du Grand Ouest (MPIGO) qui se réclamait directement de l’ancien président Gueï.

DA
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