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Politique Publié le vendredi 13 janvier 2017 | AFP

Rencontre des ministres des Affaires étrangères en ouverture du sommet Afrique-France à Bamako

© AFP Par AS
Ouverture du 27è sommet Afrique - France
Bamako, le 13 janvier 2017 au CICB. En prélude à la rencontre des Chefs d`Etats africains et français du 14 janvier, les ministres des affaires étrangères ont procédé à l`ouverture du Sommet de Bamako.
Bamako - La conférence des ministres des Affaires étrangères s’est tenue vendredi au sommet Afrique-France à Bamako, capitale d’un Mali toujours sous état d’urgence, en prélude au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement samedi.

Plus de 30 chefs d’Etat et de gouvernement, d’Afrique francophone mais aussi notamment anglophone, sont attendus vendredi soir et samedi à Bamako - frappée par un attentat jihadiste à l’hôtel Radisson Blu le 20 novembre 2015 (20 morts, outre deux assaillants tués) - pour ce sommet placé sous le thème du partenariat, de la paix et de l’émergence.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a souligné la portée symbolique du choix du Mali pour accueillir ce sommet, quatre ans après le lancement, à l’initiative de Paris, d’une intervention militaire internationale pour chasser les groupes jihadistes qui s’étaient emparés du nord du pays.

"D’abord, il a lieu à Bamako et c’est un acte de confiance (envers le Mali, ndlr) après l’intervention - à la demande des autorités maliennes - de la France pour arrêter l’avancée jihadiste qui risquait de prendre possession de tout le Mali, de déstabiliser toute cette région de l’Afrique", a déclaré M. Ayrault à la presse.

"Aujourd’hui, nous sommes dans une nouvelle étape", a ajouté le ministre.

"C’est à la fois l’occasion d’évoquer toutes les menaces, et elles existent, les menaces qui sont communes, la menace terroriste, la menace sécuritaire, mais aussi de parler avenir, de parler espoir, (...) de parler de tous les projets de développement qui sont en cours dans tous les pays d’Afrique", a-t-il dit.

A l’issue de cette réunion, le ministre burkinabè des Affaires étrangères, Alpha Barry, a souligné que les "problèmes de sécurité (avaient) été au centre des débats".

"Si nous voulons attirer les investisseurs, si nous voulons aller vers l’émergence, il est nécessaire de travailler à la paix et à la sécurité dans nos pays", a-t-il relevé.

Outre les questions de sécurité et de démocratie, ce sommet devrait être marqué par les adieux au continent du président français François Hollande, qui n’a pas prévu d’y retourner avant la fin de son mandat en mai.

M. Hollande a qualifié l’Afrique de "priorité pour la France" dans ses voeux au corps diplomatique à Paris jeudi, "parce que c’est un continent d’avenir, parce que c’est aussi un continent blessé".

"C’est un continent qui peut être menacé pour sa sécurité. Il porte donc tous les espoirs du développement, mais il doit être aussi accompagné pour qu’il puisse assurer lui-même sa propre sécurité", a-t-il affirmé.

sr-sd-sst/cs/lp
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