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Des élus en campagne de sensibilisation pour l’apaisement après un affrontement sanglant entre militaires et élèves
Publié le samedi 28 janvier 2017  |  AIP
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Bangolo – Les députés de Bangolo, Doho Simon et Tailly Thierry, ainsi que le maire Sah Evariste multiplient depuis mercredi les rencontres avec les différentes couches socio-professionnelles de la ville en vue de consolider le calme "précaire" revenu lundi dans la soirée après un affrontement sanglant entre des militaires et des groupes d’élèves qui manifestaient violemment contre la grève des fonctionnaires.

Le mercredi, une réunion de l’honorable Doho et du maire Sah avec les élèves au foyer des jeunes a permis aux élus de leur prodiguer des conseils et de les amener à prendre conscience des actes de vandalisme dont ils se sont rendus coupables dans la journée de lundi en saccageant les édifices publics de la ville.

« Vous êtes l’avenir de Bangolo. Si vous apprenez la violence au lieu de vous instruire, c’est notre département qui sera en retard. Vous pouvez exprimer votre mécontentement par rapport à une situation donnée, mais faites-le sans casser des édifices dont vous aurez besoin après » a conseillé M. Doho.

Des émissaires du député de Bangolo commune et sous-préfecture, Tailly Thierry ont rencontré mercredi les familles dont les enfants ont été blessés au cours des manifestations afin de leur apporter un soutien financier et apaiser leurs cœurs.

D’autres rencontres des élus ont eu le jeudi et le vendredi avec la brigade gendarmerie, les autorités préfectorales, les enseignants et la jeunesse du département. Les députés et le maire ont également visité les locaux saccagés pour constater l’ampleur des dégâts laissés par les manifestations du lundi.

Lundi, des groupes d’élèves des établissements secondaires de Bangolo ont érigé des barricades sur les principales voies de la ville pour réclamer la reprise des cours par leurs professeurs en grève depuis le 9 janvier. Ce mouvement s’est par la suite mué en scène de saccages des bureaux et résidences du corps préfectoral et d’autres édifices publics. L’intervention des militaires venus dispersé la foule en furie a occasionné cinq blessés par balles dans les rangs des élèves.

La plateforme des syndicats de fonctionnaires qui avait lancé un mouvement de grève depuis le 9 janvier l’a suspendu pour un mois au cours d’une assemblée générale tenue vendredi. Les cours, par conséquent devraient reprendre le lundi 30 janvier.

jn/sdaf/kam
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