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Côte d’Ivoire : Wattao l’insubmersible
Publié le lundi 20 fevrier 2017  |  Jeune Afrique
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© Abidjan.net par Atapointe
Visite d`Etat dans le Gbêkê: Conseil des ministres de Bouaké
Mardi 26 novembre 2013. SEM Alassane Ouattara a présidé un conseil des ministres à la Préfecture de Bouaké dans le cadre de la visite d`Etat qu`il effectue dans la région du Gbêkê. Photo : wattao.
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On l’avait dit fini, condamné au silence et à la disgrâce alors qu’il avait été l’un des maîtres du Nord. Mais le controversé Issiaka Ouattara n’est pas homme à se laisser oublier. Nommé fin janvier à la tête de la Garde républicaine, il est redevenu l’un des piliers de l’armée.

Il est sans doute le chef militaire le plus connu des ex-Forces nouvelles. À la tête de la zone Vavoua-Séguéla, il a été pendant près d’une décennie l’un des maîtres du Nord. Un comzone que sa carrure imposante (1,90 m), ses fières dents du bonheur et ses multiples frasques ont rapidement fait connaître hors de l’ancienne rébellion. Longtemps, Issiaka Ouattara – dit Wattao – a même fait le bonheur des médias.

Il était partout : en interview dans la presse locale, dans un long reportage diffusé à la télévision française, à la une du magazine people ivoirien Life avec son husky… Mais, depuis trois ans, l’homme se faisait discret, respectant ainsi les consignes des plus hautes autorités de l’État, que ses sorties médiatiques avaient fini par exaspérer. Si bien qu’en ce début de février il a fallu batailler ferme pour le rencontrer, et promettre de respecter son « devoir de réserve ».

« Ni un illettré ni au vaurien »

Tenue de sport, cigarette aux lèvres et café à la main, Wattao, 47 ans, reçoit dans sa résidence de Marcory, une commune aisée d’Abidjan. L’endroit est cossu, mais un tantinet décati. Un invraisemblable fatras encombre son salon. Sur les murs, les photos de ses huit enfants, de lui posant avec son « frère » Guillaume Soro, de lui avec le président Ouattara, qu’il promet d’« accompagner jusqu’au bout ».

Les jeunes ne l’ont pas tous connu mais ont tous entendu parler de lui. »
Dehors, dans la cour, ses dix chiens ne cessent d’aboyer, tout comme ses téléphones portables ne cessent de sonner. On passe lui montrer des casques, les nouvelles tenues de sport pour les soldats, on vient « lui faire un bisou » et discuter scolarité des enfants… Famille, collaborateurs, amis… Le va-et-vient est incessant. C’est qu’en ce début de 2017 Wattao est revenu sur le devant de la scène. Le 27 janvier, alors que beaucoup le pensaient mis à l’écart, il a été propulsé à la tête de la Garde républicaine. Mais ces dernières années ne furent pas linéaires.

Une image de mauvais élève

En 2011, comme les autres chefs rebelles, il avait été nommé au sein de l’armée régulière. Il fut d’abord commandant en second de la Garde républicaine, puis, en 2013, commandant adjoint du Centre de coordination des opérations décisionnelles (CCDO), une force mixte de près de 800 hommes, bien équipée, chargée de sécuriser Abidjan. Mais, un an plus tard, il était débarqué et envoyé à l’Académie royale militaire de Meknès, au Maroc. À l’époque, les médias avaient abondamment glosé sur sa « descente aux enfers ».
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