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L’élite musulmane de Côte d’Ivoire formée sur les prêts bancaires
Publié le mercredi 19 avril 2017  |  AIP
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Abidjan- L’Union nationale des enseignants musulmans de Côte d’Ivoire (UNEMCI) a organisé lundi à l’Institut supérieur Nanan Thérèse de Cocody Angré 7ème tranche, la 2ème édition de sa formation de l’élite musulmane en Côte d’Ivoire sur "Les prêts bancaires".

Cette session qui se tient après celle portant sur ‘’L’assurance’’, a été animée par M. Diaby Alhassane, juriste des affaires, spécialistes de la finance islamique, M. Dramé Lassina de Raouda Finance, M. Diarrassouba Yunus, directeur général de Yunus Voyage, sous le contrôle de l’imam Yao Muhammad, imam principal de la mosquée Al Imane de Koumassi Remblais.

‘‘À la moindre occasion, les structures bancaires approchent les musulmans pour un prêt. (…) Nous avons donc le devoir, en tant que formateur de l’élite de demain, d’éclairer la lanterne de nos concitoyens mais surtout celle de nos frères musulmans sur les conditions islamiques pour solliciter un prêt bancaire. Ils doivent savoir ce qui est permis ou ne l’est pas en matière de prêt bancaire en Islam’’, a justifié Tiékoura Coulibaly, le président de l’UNEMCI.

Les établissements financiers classiques reposent sur un principe de taux d’intérêt qui est non conforme à la Loi Islamique, a situé M. Diaby Alhassane. Il a souligné que le Coran condamne formellement toute forme de prêt à intérêt et le qualifie systématiquement d’usuraire là où le système capitaliste notamment celui de l’UEMOA ne le considère comme tel qu’à un taux de 15% pour les banques et 22% pour les micro-finances.

Pour M. Dramé Lassina, la Finance islamique, basée sur un principe de partage des risques d’investissement, apparaît comme une alternative crédible à la finance conventionnelle.

Quant à l’imam de la Communauté des étudiants et élèves musulmans de Côte d’Ivoire (CEEMUCI), Diarrassoubab Yunus, il a levé un coin de voile sur le démarrage de ses activités sans prêt bancaire depuis qu’il était étudiant, jusqu’à la création de son agence de voyage.

De son côté, l’imam Muhammad Yao, s’est appesanti sur les enseignements du Saint Coran en matière de finance. « L’argent ne doit pas nous obnubiler au point de nous détourner de la voie tracée par notre Créateur, Allah. Le jour du jugement dernier, nous serons interrogés sur comment nous avons acquis notre fortune et sur quoi nous l’avons dépensé », a-t-il insisté.

L’UNEMCI rassemble des musulmans exerçant dans le secteur Education/Formation et qui veulent apporter leur contribution au développement de la communauté musulmane, promouvoir une élite musulmane de qualité imprégnée des notions islamiques, apprend-on d'une note d'information transmise à l'AIP.


akn/cmas
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