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Le Maroc justifie sa demande d’adhésion à la CEDEAO
Publié le mercredi 19 avril 2017  |  AIP
Signature
© Abidjan.net par PR
Signature d`un mémorandum d`entente relatif à la phase de valorisation et d`exploitation de la baie de Cocody
Lundi 06 mars 2017. Abidjan. Dans le cadre de sa visite en Côte d`Ivoire, le Roi du Maroc, Mohammed VI et le président Alassane Ouattara ont présidé ce lundi, la signature d`un mémorandum d`entente relatif à la phase de valorisation et d`exploitation de la baie de Cocody.
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Abidjan – Dans un fascicule transmis mercredi à l’AIP, l’Ambassade du Maroc à Abidjan énonce les motivations justifiant la demande d’adhésion du Royaume à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Ce document qui fait suite à la demande adressée par le Roi Mohammed VI à la Présidente en exercice de la CEDEAO, la Libérienne Ellen Johnson Sirleaf, le 23 février 2017, regroupe les différents arguments et fondements expliquant les enjeux et perspectives de cette demande.

Sur le plan géographique, le fascicule intitulé « Adhésion du Maroc à la CEDEAO – Concrétisation d’une réalité et ambition d’une émergence collective », fait observer que le royaume chérifien se trouve indéniablement à l’Ouest de l’Afrique.

« Le nom même du Maroc -Al Maghrib- signifie +le pays du couchant+, étant donné que le nom historique du pays est Al Maghrib Al Aqsa, qui signifie littéralement le +pays de l’extrême Ouest+ », entame le document.

S’interrogeant si le Maroc demande à adhérer à une sous-région ou à une Communauté économique régionale (CER), le texte répond qu’il n’existe aucune corrélation ou lien systémique entre les sous-régions africaines et les CER du continent. « Le Maroc ne demande pas l’adhésion à une région géographique définie par l’UA (l’Afrique de l »Ouest), mais aspire à rejoindre la CEDEAO en tant que CER. »

Sur les liens fondant la demande du Maroc à adhérer à la CEDEAO, le fascicule explique que celle-ci s’appuie sur des liens profonds et séculaires avec ses Etats membres. Il s’agit notamment des liens humains, « fruits d’une histoire commune et d’un destin entremêlés depuis le 15ème siècle »; des liens culturels, « renforcés par le flux d’étudiants entre le Maroc et les pays de la CEDEAO » et les liens cultuels, « issus du partage d’un Islam modéré et du rite malikite ».

Il y a également des liens politiques forts d’amitié et de solidarité avec tous les pays membres de la CEDEAO, des liens économiques substantiels « qui voient le Maroc s’affirmer comme premier investisseur en Afrique de l’Ouest », des liens de solidarité active avec les pays de la région, des liens de soutiens effectifs dans les périodes d’instabilité que certains pays de la région ont traversées, ainsi que des liens institutionnels concrets avec la CEDEAO, matérialisés par le statut d’Observateur dont dispose le Royaume depuis 2005.

Selon le texte, le Maroc conçoit son adhésion à la CEDEAO comme un processus progressif et enn phase avec le contexte régional et ses réalités. Ce processus devrait se décliner selon des séquences graduelles aux niveaux politique, juridique et technique.

Le document conclut sur la valeur ajouté que le Maroc est en mesure d’apporter à la CEDEAO. A savoir, le renforcement des capacités militaires, sécuritaires et de médiation de la CEDEAO; le progrès socio-économique et le développement humain; le renforcement de l’accès de la CEDEAO à travers le réseau relationnel du Maroc.

« En sollicitant l’adhésion à la CEDEAO, le Royaume du Maroc confirme son intention de renforcer davantage sa coopération et ses échanges avec ses frères ouest-africains et aussi contribuer d’une manière plus directe aux différentes activités de la Communauté et ce, en lui apportant sa plus-value dans différents domaines et dans une logique de partage et de solidarité entre nos pays frères », résume l’Ambassadeur du Roi du Maroc en Côte d’Ivoire, Abdelmalek Kettani.

cmas
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