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Les Samedis de Biton: La leçon d’Emmanuel Macron à l’Afrique
Publié le samedi 20 mai 2017  |  L’intelligent d’Abidjan
Emmanuel
© AFP par FRANCOIS MORI
Emmanuel Macron investi président de la République française
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Personne ne s’attendait à le voir, il y a sept mois, diriger la grande France. Pas à cause de son âge comme on le croit souvent. Notre continent a eu des chefs d’Etat beaucoup plus jeunes et sans expérience. Mais dans un pays comme la France où les gens sont abonnés à la politique politicienne, devenir Président de la République sans avoir fait ses classes dans un parti afin de savoir dire rouge quand tout le monde voit bleu a de quoi surprendre. Certes, il a fait la fameuse Ecole Nationale d’Administration mais cela n’était qu’une initiation à la pratique au travail dans un cabinet ministériel. Avec son élection on apprend encore mieux sur la vie de l’enfant d’Amiens. L’enfant a été initié à la lecture par sa grand-mère. Avant vingt-ans il connaissait tous les livres qui ont marqué les siècles en France. Dans ses goûts Honoré de Balzac n’a pas été cité. Tous ceux qui aiment la littérature, la vraie, ont sans doute rencontré cet auteur et l’ont abondamment lu. Avec Balzac c’est l’ambition. Avec Balzac on veut absolument marquer son époque. Sont appelés Balzacien tous les jeunes qui ont beaucoup d’ambition. Presque tous les personnages de Balzac sont ambitieux. En plus, leur particularité c’est de faire la cour à des femmes plus âgées et même beaucoup plus âgées qu’eux, comme toutes les maitresses et les amantes de l’auteur. Pour Balzac, la femme de vingt-ans vous demande tout. La femme de trente ans vous donne tout. Une femme plus âgée vous apporte son amour vrai et surtout son expérience. On croit que vous avez trente ans mais l’expérience de la vie que vous donne cette femme vous fait monter au double de votre âge. On ne peut pas être un passionné de la littérature, surtout de la littérature et encore moins de Balzac et avoir l’esprit obtus. Donc c’est bel et bien à travers la littérature qu’il comprendra que la politique des partis ne peut que nuire à son pays. Quand l’un dit oui il faut absolument que l’autre dise non. Cela ne pourra jamais faire avancer un pays. En ne comptant pas sur un parti traditionnel mais en créant son parti qui peut rallier tous les Français, pour le développement du pays, il vient d’amorcer un style de gouvernance qui fera tache d’huile. Et c’est la plus grande leçon qu’il donne à l’Afrique. Tout le monde sait le désastre que le régime des partis à crée à notre continent . En plus des critiques systématiques, sans aucune réflexion, nous avons ajouté le tribalisme et le régionalisme. Avec le style de rapprochement du nouveau Président Macron, avec tous les partis de son pays, je pense qu’on ne tardera pas à voir bientôt des gouvernements africains qui feront appel à des cadres des partis opposés pour faire partie du gouvernement et prendre en charge des postes administratifs. Macron nous pousse à « revenir » à notre parti unique. Quand je dis revenir, c’est réfléchir, donc voir les inconvénients et les avantages de ce système que personne n’aimerait, tout de même, voir revenir. Le parti unique a fait son temps. Mais si nous voulons un développement harmonieux, avec la participation, de tous les fils du pays, il faudra absolument ajouter une dose de parti unique dans nos systèmes de gouvernement. C’est-à-dire, qu’une grande majorité des citoyens du pays, malgré leur appartenance à des partis d’opposition se sentent concernés par la politique de développement de ceux qui dirigent et participent à ce travail, sans oublier leur critique et leur proposition. Que les partis politiques ne voient pas que du : « Lèves-toi pour que je m’y mette. » Les défis de ce monde sont si nombreux pour choisir comme ligne de mire la division. Vivre avec modestie, sagesse et intelligence ne peuvent venir que de la lecture, de la littérature et des religions tout ce que le monde moderne, dévoyé par des programmes de télévision, la nouvelle catéchèse. Si déjà dans un pays 70 ou 75% de la population s’unissent pour adhérer à un programme de développement le pays ferait un bond de géant. Mais la littérature aussi apprend à savoir que malgré tous vos efforts, des irréductibles se déplieront avec dureté, méchanceté et aigreur. Vous n’y pourrez rien. Agissez sans recul afin que la majorité silencieuse et agissante reconnaisse vos tâches et confondent les détracteurs. Honoré de Balzac a bien montré le chemin de la réussite et même de l’échec que tout est possible dans ce bas monde. Et qu’il serait impérieux que le continent africain, particulièrement l’Afrique noire, commence à mettre en pratique les passations de pouvoir comme celles établies dans les classes d’âge. En attendons, savourons la première leçon qu’Emmanuel Macron nous donne : moins de politique pour plus de développement. Ainsi va l’Afrique. A la semaine prochaine.

Par Isaie Biton Koulibaly
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