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Edito : Accuses, levez-vous !
Publié le mercredi 7 juin 2017  |  Transport Hebdo
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Assurer sa moto ou sa voiture est simple. Le processus d’indemnisation préalablement défini paraît aussi simple. Après le constat, suite à l’accident, et que le dossier est déposé sur la table de l’assureur, commence alors ce qu’on pourrait appeler le parcours du combattant. L’assureur en fait voir des vertes et des pas mûres au sinistré.

Le transporteur assure son véhicule, pour qu’en cas d’accident, l’assurance lui vienne en aide dans la prise en charge des victimes. Et pour ça, il paie une prime en fonction de l’activité et de la capacité de son engin.
Combien d’accidentés de la route n’ont-ils pas été abandonnés à leur triste sort dans les hôpitaux ; alors que le véhicule qui les transportait était assuré ? Combien de personnes n’ont-elles pas été marquées à vie sans percevoir une seule indemnité pour se prendre en charge ; alors que l’engin qui les a percutés était censé être assuré ?
Pourquoi attendre que l’assureur dont l’assuré a tort soit déterminé par le constat, avant que la maison d’assurance incriminée ne puisse honorer ses engagements ?
Le Législateur et l’Etat doivent agir à ce niveau. Nous pensons qu’en cas d’accident, chaque assurance doit s’occuper de ses assurés d’abord. Et ensuite, les deux assureurs pourront se retrouver, soit au tribunal, pour déterminer selon les résultats du constat qui doit rembourser les frais engagés à l’autre.

En effet, la formule actuelle est suicidaire pour les usagers de la route. Puisque les assureurs de la branche automobile ne respectent pas leurs engagements. Ce qui crée d’énormes préjudices aux assurés qui sont, la plupart du temps, on l’a dit, livrés à eux-mêmes, en cas de sinistre, dans l’indifférence totale des différentes maisons d’assurances qui s’étaient pourtant engagées à soutenir leurs clients. Dès lors, l’on assiste à une sorte d’arnaque dont ces derniers font les frais. Alors que, dans le même temps, ils honorent leur part du contrat qui les lie à ces structures. Il est temps que les choses changent et que la prise en charge effective des assurés soit remise au cœur des préoccupations des assureurs. Ce qui passe, on l’aura compris, par un véritable changement de paradigme au niveau des maisons d’assurances qui ne doivent plus jouer le rôle de ‘’spectateurs’’ ou de témoins, mais de ‘’partenaires’’ et de soutiens des assurés chaque fois que de besoin. Dans ce cas, tout accident qui concerne un transporteur devrait être d’abord l’affaire de l’assureur auprès de qui ce transporteur s’est assuré. Ce dernier devrait donc bénéficier de toute l’assistance dont il a besoin en proportion des dommages subis. C’est une exigence a minima de la crédibilité des maisons d’assurances que les Ivoiriens considèrent, dans leur grande majorité, comme des structures intéressés et âpres au gain, mais qui sont aux abonnés absents lorsqu’on a besoin d’elles. D’où le désintérêt dont celles-ci sont victimes de la part de ceux-là.

Le temps est venu, semble-t-il, pour que les maisons d’assurances jouent effectivement et pleinement leur rôle dans l’assistance et le soutien à leurs clients. Autrement, l’Etat devrait les contraindre à honorer leurs engagements. Le législateur pourrait alors s’entremettre pour voter des textes de lois qui fassent obligation aux assureurs d’être aux côtés de leurs clients en cas de sinistre ou d’accident. Les maisons d’assurances ont déjà trop lésé leurs clients, ‘’malléables, ‘’abusables’’ et ‘’grugeables’’ à merci’’. Il est temps d’y mettre le holà !

Gustave Bolla BI
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