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Côte d’Ivoire: deux leaders des anciens rebelles libérés de prison
Publié le jeudi 13 juillet 2017  |  AFP
Mutinerie
© AFP par ISSOUF SANOGO
Mutinerie de militaires à Bouaké et dans d’autres villes du pays
Samedi 07 janvier 2017. La situation s’est brusquement tendue samedi à Abidjan où des tirs ont été entendus dans un camp militaire et des barrages mis en place par des militaires, alors que des soldats mutins paralysent depuis vendredi la deuxième ville du pays, Bouaké, pour des revendications salariales.
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Bouaké (Côte d'Ivoire) - Deux leaders des anciens rebelles démobilisés de Bouaké, la deuxième ville de Côte d'Ivoire, ont été remis en liberté provisoire jeudi après deux jours de détention, ont annoncé à l'AFP des sources judiciaires.
Le président du groupe des démobilisés, Amadou Ouattara, et son
porte-parole principal, Mégbè Diomandé, avaient été inculpés de "trouble à
l'ordre public et manifestation non autorisée" et emprisonnés mardi.
Des ex-rebelles démobilisés avaient brièvement bloqué une entrée de Bouaké
dimanche, avant d'être dispersés par la police. Ils réclamaient une prime de
18 millions de francs CFA (27.000 euros) par tête.
Amadou Ouattara et Diomandé Mégbè "ont été mis en liberté provisoire et ont
regagné leur domicile", a indiqué une autre source judiciaire à l'AFP.
Le vice-président du groupe des démobilisés, Aboudou Diakité, s'est réjouit
de cette libération.
"J'ai appris qu'ils ont été libérés et je suis vraiment content. Nous
remercions le président de la République" Alassane Ouattara, a-t-il déclaré.
"Nous allons discuter avec nos camarades pour que ce genre de situation ne
se produise plus", a ajouté M. Diakité, sans toutefois renoncer à la
revendication de la prime individuelle de 18 millions de francs CFA.
Le porte-parole du gouvernement ivoirien Bruno Koné avait "déploré le mode
de contestation des démobilisés", dans un tweet publié mercredi à l'issue du
Conseil des ministres.
En janvier puis en mai, la Côte d'Ivoire a connu des mutineries d'anciens
rebelles devenus soldats dans l'armée, qui ont fini par obtenir de l'Etat 12
millions de FCFA par tête (18.000 euros).
Environ 6.000 anciens rebelles "démobilisés" ont eux aussi réclamé des
primes, sans succès. Quatre d'entre eux avaient été tués en mai lors de
l'intervention des forces de l'ordre pour disperser leur mouvement.
La Côte d'Ivoire a connu une décennie de crise violente entre 2002 et 2011,
le pays étant coupé en deux entre les rebelles des Forces nouvelles occupant
le nord et l'armée régulière qui avait la maîtrise du sud. Après la fin de la
crise, certains rebelles avaient été intégrés dans l'armée, tandis que
d'autres se sont retrouvés démobilisés.
str-de/lp
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