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Après les critiques d’Emmanuel Macron: Les parlementaires africains décident de limiter à trois le nombre d’enfants par femme
Publié le mardi 25 juillet 2017  |  L’intelligent d’Abidjan
Emmanuel
© AFP par FRANCOIS MORI
Emmanuel Macron investi président de la République française
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«Les parlementaires de la Cedeao, de la Mauritanie et du Tchad ont convenu que, d’ici 2030, les parlements devaient inciter les gouvernements à mettre en place des politiques tendant à faire en sorte que chaque femme (…) ait au plus trois enfants pour maîtriser le boom démographique ». Cette déclaration a été faite par le président du parlement burkinabé Salifou Diallo, lors d’une rencontre régionale sur la démographie le samedi 22 juillet 2017, à Ouagadougou au Burkina. Il a poursuivi en ces termes : «Nous estimons que quand on a des taux de croissance économique des pays qui est de l’ordre de 5 à 6% avec un taux de fécondité située à 6 ou 7%, nous sommes dans une situation de démographie non maîtrisée et nous ne pouvons pas espérer de développement avec une telle situation ». Pour lui donc, «il est urgent de contenir la poussée démographique dans l’espace Cedeao pour promouvoir un réel développement viable et durable ». Cette décision prise par les parlementaires de la Cedeao sonne, selon des observateurs comme une réponse à la déclaration faite par le président français lors du sommet du G20 à Hambourg le 8 juillet 2017. Répondant à une question de Afrikipresse, Emmanuel Macron avait dit : « Le plan Marshal dont vous venez de parler, est aussi un plan qui sera porté par les gouvernements africains et les organisations régionales. C’est par le biais d’une gouvernance rigoureuse, la lutte contre la corruption, d’une lutte pour la bonne gouvernance, de la transition démographique réussie. Dans des pays qui font encore 7 enfantements par femme, vous pouvez dépenser des milliards d’euros, vous ne stabilisez rien. Le plan de cette transformation que nous devons conduire ensemble doit tenir compte des spécificités africaines par et avec les chefs d’États africains. C’est un plan qui doit prendre en compte nos propres engagements sur l’ensemble des chantiers que je viens d’évoquer, mieux associer public et privé; et il doit se faire parfois plus régional et même national. Voilà la méthode qui a été retenue et c’est ce que nous faisons partout où nous sommes engagés. J’aurai l’occasion la semaine prochaine d’y revenir beaucoup plus en détail ». Ceci démontre donc que les parlementaires de la Cedeao ont bien appris la leçon d’Emmanuel Macron

Abdoulaye Touré
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