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Un universitaire prône une vision restreinte de l’émergence en Afrique
Publié le dimanche 6 aout 2017  |  AIP
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Bouaké - Le professeur titulaire de philosophie, Yahot Christophe, prône une vision plus restreinte de l’émergence en Afrique, invitant les gouvernants à ne pas se fier aux normes et critères imposés de l’extérieur.

Prononçant une conférence sur le thème « Pour une vision plus retreinte de l’émergence en Afrique», à l’ouverture du colloque de département de philosophie, jeudi à Bouaké, Prof Yahot a invité les Chefs d’Etat à investir dans un programme national d’assainissement social, consistant à améliorer d’abord les conditions d’existence des peuples à travers des actions telles que l’entretien des voiries, l’électrification des quartiers, la collecte des ordures.

«Si on assainit leurs conditions d’existence, elles ne demanderont rien de plus», a-t-affirmé, appelant à une gestion plus rationnelle des ressources et à une satisfaction des besoins primaires des populations, avant de voir plus loin.

Par ailleurs, il estime que des Etats africains fonctionnent comme ‘’de petites entreprises’’. Pour bien faire les choses, selon lui, il faut corriger d’abord ce mode de fonctionnement ‘’d’Etats informels’’, justifié par la non-conformité entre l’esprit et la lettre de ce qu’on appelle la République, le caractère embryonnaire des institutions et le fardeau des ministères.

Le professeur de philosophie recommande une forte réduction du nombre de ministres et la nomination de directeurs nationaux pour générer les départements de la vie socioéconomique avec des objectifs bien définis et une obligation de résultats, comme des chefs d’entreprise. En effet, explique-t-il, un directeur national coûterait moins cher et serait plus efficace qu’un ministre qui est un politicien gérant un budget plus colossal et travaillant avec moins de pression.

Dans la perspective de la réduction des dépenses des Etats africains, il conseille également l’exemple du Costa-Rica qui investit beaucoup dans l’environnement et qui a décidé de ne plus avoir d’armée. L’on pourrait confier la sécurité et à défense à la police et la gendarmerie et ces milliards de francs engagés dans l’armée pourraient servir ailleurs.

nbf/cmas
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