Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité OK
NEWS
Comment

Accueil
News
Société
Article
Société

Côte d’Ivoire/ Le peuple Bété interpellé sur la limitation des dépenses lors des funérailles
Publié le mercredi 9 aout 2017  |  AIP
Comment


Issia - La problématique des funérailles en pays Bété (un groupe ethnique du Centre-Ouest de la Côte d'Ivoire) était au centre d’un séminaire de réflexion menée dans le cadre de la reforme des habitudes qui appauvrissent au cours de laquelle les populations ont été invitées à la limitation des dépenses face à la mort de leurs proches.

Sur l’initiative du président du conseil régional du Haut Sassandra et député de Saïoua/Nahio, Prof Alphonse Djédjé Mady, les fils et filles, jeunes et vieux, citadins et ruraux se sont retrouvés en séminaire de réflexion à Saïoua.

"La problématique des funérailles en pays Bété", traitée par le professeur Zigui Kolea, un fils de la localité, a fait un recadrage social en soulignant qu'aujourd’hui, la fréquence des funérailles et l’accroissement de l’indigence écrasent les paysans, et rongent les cadres et les travailleurs.

Pour lui, toute les composantes de la société peut être assimilée à des complices silencieux. Prof Zigui Kolea a dénoncé le fait que les Bété sont prompts à cesser toutes les activités économiques pour de longues cérémonies funéraires qui, le plus souvent, conduisent directement leurs acteurs à l’appauvrissement. « La communauté est menacée de ruine totale », a-t-il prévenu.

Pour l’initiateur de la réflexion, Prof Djédjé Mady, il n’y a pas si longtemps que le rituel de certains décès se passait, en raison de leurs circonstances, de façon simples. « De nos jours, avec l’amélioration de la conservation des corps, c’est après des semaines, des mois voire des années qu’intervient l’organisation des cérémonies funéraires. Les dépenses sont alors énormes, et nombreux sont ceux qui vendent plantations et portions de forêt pour juste organiser des funérailles », a-t-il expliqué.

Le séminaire de Saïoua a l’audace de décrier une pratique pour un recadrage et surtout changement de mentalité. Cette localité se veut donc le point de départ pour l’abandon des pratiques extrêmes. C’était le sens de la réflexion qui prône un nouveau départ en matière de funérailles dans le monde Bété singulièrement dans le canton Yocolo de Saïoua et Nahio, indique-t-on.

(AIP)

bop/kkf/akn/cmas
Commentaires


Comment