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Culture, sports, politique….. Treichville, la Cité des grands rendez-vous
Publié le dimanche 1 octobre 2017  |  Treichville Notre Cité
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L’histoire de Treichville rime avec de grands rassemblements culturels, sportifs, politiques, qui méritent d’être soulignés. D’où ce passage en revue non exhaustif des grands moments passés et actuels, qui font de la Cité cosmopolite celle des grands rendez-vous.
Le plus grand pôle culturel et historique de Côte d’Ivoire
Les grandes soirées culturelles et dansantes se passaient à Treichville. Chacune de ses rues de la Commune avait sont lot d’animations. L’appellation ‘’Treichville’’ y trouve même ses fondements. En effet, tout est parti du quartier Appolo avec une salle du nom de Toulerou. Réputée, elle était le lieu incontournable des rendez-vous des jeunes des différents quartiers d’Abidjan. Les pimpants travailleurs de Plateau n’hésitaient pas à y venir régulièrement en grand nombre. Une radio amateur drainait aussi des foules dans ce quartier. D’autres salles étaient à la base de la ruée vers la Commune. En l’occurrence la célèbre Etoile du sud, qui était un bar dancing beaucoup fréquenté. Le siège ‘’Les Anciens Combattants’’ sis encore à la descente du pont Félix Houphouët Boigny en face de la Cité policière était prisé. Les étudiants y organisaient leurs bals de fin d’année. L’Union des Fonctionnaires de Côte d’Ivoire (UFOCI) présidée par Jean Delafosse était située à l’avenue 8 près de La Poste à l’ancien emplacement de la Médiathèque près d’une piscine et une salle de formation. C’était une salle de spectacle très pratiquée. On ne le dirait pas moins pour le Centre Culturel occupé aujourd’hui par une église évangélique au niveau de la lagune de l’autre côté de l’Inspection de l’Enseignement Primaire. Elle accueillait des spectacles de théâtre et des soirées dansantes. Il y avait une grande salle de spectacle avec ses mille (1000) places, sa bibliothèque John Kennedy où a été créée la Griotique. Ce concept scénique pour traduire l'oralité poétique négro-africaine dans toute sa modernité et son authenticité avait pour précurseurs Niangoran Porquet, Ahmed Diallo, et Ossépé Dioulo avant son départ à Dakar. Le centre culturel offrait, en outre, des séances de formation avec Jean François Eyou comme Directeur Fondateur de la troupe de théâtre Echo Eburnie. Tous les comédiens de la place y venaient, donc jouer devant des foules. Une autre salle a fait la réputation de Treichville grâce à l’Association des Ingénieurs et Techniciens de Côte d’Ivoire (AITACI). Actuellement en destruction, mais toujours situé entre le boulevard Valérie Giscard d’Estaing (VGE) et la rue des écoles en face de la Brigade de Gendarmerie nationale à Arras II, ce foyer des Ingénieurs servait de lieu de théâtre et d’autres manifestations culturelles. Un autre endroit très animée les nuits était la salle de danse et de concert appelée le Désert. Elle se trouvait à l’opposé de l’AITACI, de l’autre côté du boulevard VGE. L’artiste principal y était Nahounou Digbeu, reconnu et connu sous le pseudonyme d’Amédée Pierre ou l’inégalable Dopé national. Il y enivrait les foules de son timbre vocal. Bailly Spinto, Wedji Ped, Richard Abadi, Meiway et des groupes musicaux animaient aussi les soirées et attiraient, ainsi, du monde dans la Commune. Treichville rimait, en outre, avec des boîtes de nuit renommées : Calypso, Kirirom à la Cité RAN, Boule noire à la rue 12. D’autres lieux d’attraction de l’époque étaient aussi Petit Paris, le Foyer des jeunes appartenant à des religieux catholiques situé entre l’avenue 16 et la rue 12, la Bourse du travail encore fonctionnelle à l’avenue 1. Sans omettre le délaissé et illustre Palais de Congrès du PDCI RDA situé entre les avenues 1 et 2. Aujourd’hui, la Commune compte encore de grandes et nouvelles salles de culture. Il y a le Parc à bois, à l’époque un passage piéton beaucoup emprunté par les vendeurs d’ananas. Son utilité pendant les VIIIèmes jeux de la Francophonie en a fait un important espace de rendez-vous. On a le Palais de la Culture, qui était un quartier, puis un marché. Il n’est, certes, pas à la portée de toutes les bourses dans le cas de certains spectacles, mais il ne cesse d’accueillir aujourd’hui la plupart des grands spectacles : concerts, festivals, concours culturels des vacances (Wozo vacances), salons de livres, conférences et forums.
Capitale de la mode : Bien habillé et bien chaussé
Treichville, c’était aussi le rendez-vous de la mode. Hier, avant-hier et aujourd’hui, la Cité attire encore du monde dans ce domaine. Prêt à porter, couture et chaussure. S’habiller à l’américaine des années 30, être à la page était commun à la jeunesse et faisait de Treichville le lieu des grands choix d’élégance. Deux choses importaient : être bien habillé et bien chaussé. L’habillement était le fait du magasin ‘’Boul Mich’’ sis à la rue 12 avec pour priorité le prêt à porter. Pour les chaussures, c’était à ‘’Mignon’’, toujours à la rue 12. Des noms restent populaires : M’Bra Pierre, Ossépé Daniel, Papa Arthur…, qui raffolaient des Kpatrilles, grosses chaussures de marque Joséphine Bakaer. Particularité, ces bottes avaient de grands bouts et des boucles à l’américaine. Si la rue 12 était la voie commerciale de notoriété, le quartier général des sapeurs était le Toulerou. Les styles d’habillement étaient, à une époque, les bas tuyaux ou petits bas. A une autre époque, c’étaient les gros bas ou pantalons Ernesto Djédjé. Pour les chaussures, il y a eu, entre autres, les deux tons et les Weston en passant par les hauts talons dénommés Prince Nico M’Barga (du nom d’un chanteur Nigérian) ou de son orchestre Rocafil, bouts carrés... Tous les styles actuels ne sont qu’un retour du déjà vécu. Des couturiers, il y en avait comme aujourd’hui. En effet, les couturiers ou stylistes : Pathé’O, Ciss Saint Moïse, Saint Joe, Biteye, et autres Traoré Sounkalo ou T. Sung, Cheick Académie Couture, Abloh Atsain, voire, que nous avons mis en exergue dans le Numéro 37 du 1er au novembre 2016 (p.p. 4-5) de votre mensuel ont eu des prédécesseurs. Est patent l’exemple de Kanté Dramane, qui habillait des artistes, dont Lougah François, Bailly Spinto. En somme, les années passent, mais Treichville demeure le cœur de l’habillement et de la chaussure, tant sapeuses et sapeurs déferlent encore dans notre Cité.
Terre des grands évènements sportifs.
Commençons par l’inédit : la boxe. L’attraction dans les années 70 était sûrement le boxing club de Côte d’Ivoire sis à l’emplacement actuel des aires de sports des mains. En cet endroit se déroulaient les grands combats internationaux de boxe, qui faisaient aussi de Treichville un lieu de rendez-vous confirmé. Qui ne se rappelle pas les jeux de jambes de Toan Jules, les pugilats de Laurent Bazié, les crochets de Salam Ouédraogo et les punchs de Mary Konaté face au robuste dénommé Kilimandjaro au parc des sports ? Mais, il y a surtout eu le combat du mythique boxeur Séa Robinson le 26 avril 1976. Il s’agit, notamment, de son dernier combat et le plus prestigieux contre le Bahaméen Elisha O’bed. Malgré la défaite aux points de leur héros, nombre d’ivoiriens retiendront de Séa Robinson deux choses après ce combat. Le premier est le fait d’avoir manqué de mettre KO son adversaire, qui titubait après trois rounds. On peut encore évoquer combien les spectateurs scandaient : ’’Séa la gauche, Séa la gauche’’, mais en vain. Le second est relatif aux propos du boxeur suite à un violent coup de poing inattendu de son adversaire, qui l’a plongé dans un état second. En effet, revenu à lui, Séa disait : ‘’où est amercain là’’. Après l’inédit, ensuite au populaire, le sport roi : le football, qui faisait de la Commune le théâtre de grandes messes. En dehors du palais des Sports pour les grandes rencontres de championnat et de coupes, La Cité n’zassa garde encore le souvenir du terrain Laurent Clouzet au quartier Arras constitué à l’époque de maisons et non des immeubles. C’était le siège de grands footballeurs, dont Guédé Emmanuel, Yoro Alphonse, Gnahoré Bernard, Baï Secret. Sur ce terrain s’est révélé un jeune animateur devenu célèbre. De Messe Simplice Zinsou, il s’appelle. L’attraction avec le football avait un autre cadre : le parc des sports, centre de formation par excellence. Il y avait, aussi, les grands rendez-vous des sports de mains. Le choix de la Commune pour abriter certaines Fédérations et non des moindres en fait, à n’en point douter, une terre élue pour les rencontres. Notamment avec la présence des Fédérations de football, Pétanque, Maracaña et Disciplines associées, Basket-ball (Fiba Afrique). Deux grands rendez-vous sont aussi à souligner. L’un est l’accueil national des deux médaillés des Jeux Olympiques au Palais des Sports. L’autre est la grande cérémonie mondiale sportive et culturelle francophone, qui s’est déroulée à Abidjan du 21 au 30 juillet 2017. En abritant trois sites sur cinq, Treichville a été la Commune la plus peuplée de la Côte d’Ivoire pendant les VIIIèmes jeux de la Francophonie. Avec ces deux récentes cérémonies, la notoriété de la Commune a, donc, été mondiale.
Les rassemblements politiques
Cette notoriété est partie des rassemblements politiques et historiques. Ce sont eux, qui ont fait de Treichville la terre des grands rendez-vous. Le lieu angulaire est l’Etoile du sud où l’inimitable Fondateur et Président de la République, feu Félix Houphouët-Boigny et ses amis (Joseph Anoma, Fulgence Brou, Gabriel Dadié, Djibril Diaby, Georges Kassi, Kouamé N’Guessan, Amadou Lamine Touré) fondèrent en 1944, le Syndicat Agricole Africain (SAA). Celui-ci donna naissance au Parti démocratique de la Côte d'Ivoire (PDCI) le 30 avril 1946. Pour l’histoire, l’assemblée constitutive du PDCI-RDA a eu lieu le 9 avril 1946 à Abidjan-Treichville, à l’Etoile du Sud, précisément à la salle de réunion et de loisirs de l’élite abidjanaise, construite par le planteur Georges Kassi. Toutefois un rassemblement politique douloureux est à noter. Au début du mois de février 1949, des heurts violents ont opposé à Treichville des militants du PDCI à ceux du Parti progressiste d’Étienne Djaument. La police intervient et arrête plusieurs leaders du PDCI. Mais Treichville est demeuré la Cité des grands rendez-vous politiques. A preuve depuis 19989 les partis politiques (FPI, UDPCI, MFA….) tiennent, dès que nécessaire, leurs meetings au Palais des sports. Pour le PDCI, l’illustre, mais délaissé Palais de Congrès situé entre les avenues 1 et 2 rassemblait encore les militants. En outre, il y a un an, le 9 avril 2016, après le succès historique de la cérémonie de lancement de la commémoration des 70 ans du PDCI, qui a eu lieu à l’étoile du Sud, la délégation PDCI de Treichville s’est retrouvée le dimanche 24 avril 2016 autour du Maire François Albert Amichia. Qui disait aux militants, « Treichville est en ordre de bataille pour construire le nouveau PDCI, socle du RHDP ». Le dernier rendez-vous politique est le 3ème congrès du RDR tenu à Treichville au Palais des sports les 9 et 10 septembre 2017 avec une foule immense.
Ces détails non exhaustifs montrent, assurément, que Treichville était et reste le plus grand pôle culturel et historique de Côte d’Ivoire, un lieu de rencontres, de grands rendez-vous.
Avec la collaboration de M.M. OSSEPE Eugène et SIKA Ossain Hyacinthe
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