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Editorial : des « LOU » contre la faim …de loup
Publié le samedi 7 octobre 2017  |  SOOQ
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© Abidjan.net par Marc Innocent
Promotion du genre: Les femmes d`Odienné engagées pour leur autonomisation
Samedi 10 Mai 2014. Stade Mamadou Coulibaly d`Odienné. Mme Toure Nassenéba et les autorités de la ville ont convié leurs invités à un grand rassemblement pour célébrer et engager la femme dans la lutte pour son autonomisation. La Grande chancelière Henriette Diabaté a mis fin au séminaire. Photo: IRIE Lou Irié Colette, PCA de la FENACOVICI
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NANTI LOU, IRIE LOU, ZAMBLE LOU, BOTTI LOU, …Une affaire de LOU !
Les « LOU » (signifiant « fille de… » dans l’ouest de notre pays) semblent avoir pris le contrôle du vivrier en Côte d’Ivoire…
De la pionnière NANTI LOU (aujourd’hui disparue) à IRIE LOU, en passant par BOTTI LOU, elles œuvrent sans relâche pour le développement de ce qui est devenu leur gagne-pain! Ballet des « LOU » !
Le secteur du vivrier n’a plus de secret pour elles… au point de faire des émules et …des jaloux !

Avec plus de 11.000.000 de tonnes, les produits vivriers viennent en tête de toutes les productions agricoles du pays, pour un chiffre d’affaires de plus de 800 milliards de FCFA, soit au moins 8% du PIB. Ce n’est pas rien!

Par ailleurs, malgré les flous et autres filous, les cultures vivrières occupent plus de 2 400 000 hectares cultivés par an et plus de 2 300 000 actifs agricoles, majoritairement féminins.

La filière du vivrier en Côte d’Ivoire, née au lendemain de l’Indépendance de notre pays, a pour rôle de privilégier l’accroissement de la production vivrière à même de garantir l’autosuffisance alimentaire, relativement à l’essor démographique.
A l’époque, l’intervention de l’Etat dans ce secteur s’est concrétisée par la création de sociétés d’Etat telles : La SATMACI, la SODEPALM, la SODERIZ, la SODEFEL...etc.
Avec la chaîne AGRIPAC créée en mai 1972 et l’OCPA en 1977, des stratégies de commercialisation ont été mises en place.
Aujourd’hui, l’Etat s’est désengagé de la distribution alimentaire, laissant place aux opérateurs économiques privés pour assurer la relève.
Désormais, l’Etat oriente, appuie et contrôle les activités de ce secteur à travers la création de l’office de la commercialisation des produits vivriers (O.C.P.V.).
Et ce sont désormais les « LOU » qui régentent la filière du vivrier en Côte d’Ivoire…. sans en avoir l’exclusivité (heureusement)!
Elles sont cependant incontournables dans le secteur…Saga des « LOU » !
Battantes, elles le sont….Pugnaces, elles le sont devenues….malgré les difficultés du secteur… Sur le chemin de ces dures, de vrais cailloux!
Les contraintes résident dans les mécanismes réglementaires et le fonctionnement du transport routier de marchandises, dans les problèmes de surcoût et la non rationalisation des circuits, dans l’insuffisance des moyens de transport au niveau le plus bas de la hiérarchie du système de transport et des marchés en milieu rural, dans le caractère atomisé et dispersé de la production vivrière qui, ajouté à la faible accessibilité des zones de production, rend peu efficace l’organisation de la collecte et de l’évacuation des produits vers les marchés urbains et, enfin, dans la faiblesse de la trésorerie des commerçants privés.
Cette insuffisance de moyens financiers limite le développement de la production et la commercialisation d’une part, et augmente la difficulté d’accès aux crédits bancaires, d’autre part.
N’empêche ! Ces femmes, les « LOU » et toutes les autres, réussissent de véritables tours de magie…. Sans glouglou !
Création de coopératives par-ci, mise en place d’activités génératrices de revenus par-là, dons d’écoles et d’hôpitaux par-ci, création de puits par-là ! Marche des « LOU » !
Ces femmes du vivrier sont devenues de véritables actrices de développement, des combattantes de la lutte contre la pauvreté, des actrices de changement…Ce changement qualitatif dont la Côte d’ Ivoire a besoin… pour aller à l’émergence…. Envol des « LOU » !
La toute première parution de Sooq magazine, leur fait, de façon légitime donc, une large part…pour nous servir des plats de leurs histoires, pas toujours agréables au goût !
Vous trouverez à travers ces pages, l’exposé de leurs joies, de leurs peines et de leurs frustrations, mais surtout, le fondement de leur foi et de leurs espérances…sans marlou !
A côté de la vie de nos vaillantes femmes du vivrier, vous pourrez vous délecter de la chronique du professeur Séry Bailly, le maître, qui a choisi de nous gratifier pour cette édition, de son savoir à propos des cocottes… (Attention, ce n’est pas le féminin des côcô)…Sûr que vous en ferez vos choux gras !
Le Dr. Eric ALLANGBA, notre médecin sportif maison, a, quant à lui, choisi de nous servir comme plat de chou, l’origine de la présence de la femme dans le sport ! Quelle histoire… de chou!!
Enfin, avec Madame Mariam DAO GABALA, ce sera le clou !
Cette autre battante, au service des femmes et de la communauté, pour communiquer sa rage de vaincre et servir d’inspiration et de repère aux nouvelles générations qui préfèrent être gabelous !
Au total, Sooq n°1 : que des pages dédiées à l’émancipation, l’autonomisation et au développement, au service de la femme…. Enveloppée dans un pilou !
Avec en prime, les « LOU » et toutes les autres … qui s’emparent du secteur du vivrier ... pour mettre fin à notre faim de loup !
Bonne lecture et à très bientôt.
Par Charles ZOKO SEBE
Rédacteur en Chef
zokosebe@yahoo.fr
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